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Sixième visite du Secrétaire d’État John Kerry au Proche-Orient : l’Union Européenne met des bâtons dans les roues

Hélène Keller-Lind

mercredi 17 juillet 2013
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Le 16 juillet le Secrétaire d’État américain a passé quelque cinq heures avec Mahmoud Abbas, évoquant, entre autres, une aide américaine de quatre milliards de dollars et une reprise des négociations israélo-palestiniennes, ce dont il rendra compte le 18 à divers responsables palestiniens. Pourtant aucun réel progrès ne semble avoir été fait. Une chose est certaine : la directive de l’UE devant être publiée le 19 juillet, accordant à l’OLP une revendication exorbitante, des frontières sur les Lignes de 67 pour Israël, n’aura guère aidé. Voici quelques réactions, dont celle de Benyamin Netanyahou ou du PVV néerlandais.

Long entretiens de John Kerry avec Mahmoud Abbas, le roi de Jordanie, une délégation de la Ligue Arabe, pas de rencontre avec Benyamin Netanyahou

John Kerry ne ménage pas son temps. On l’avait déjà vu lorsque, au cours de son voyage précédent dans la région, il avait passé des heures à parler paix à Jérusalem avec le Premier ministre israélien qu’il était allé voir depuis Amman, capitale jordanienne qui lui sert de base pour ces discussions. Le 16 juillet, de retour à Amman, depuis Washington, John Kerry a dîné avec Mahmoud Abbas, pour la rupture du jeune de ce mois de Ramadan et a passé cinq heures avec lui. Hasard ou volonté d’équilibre dans le temps accordé aux uns et aux autres ?

Selon l’agence de presse Maan News l’aspect économique de la reprise des négociations a été évoquée avec des aides privée américaines d’un montant de quatre milliards de dollars pour renforcer l’économie palestinienne. Économie moribonde, on le sait, grevée par une corruption endémique et une gestion calamiteuse, ayant pour résultat un taux de chômage élevé, des salaires bas et souvent payés avec retard, une situation que dénonçait l’ancien Premier ministre et économiste Salam Fayyad après sa démission. Mais une telle somme a de quoi faire réfléchir...

Selon le Jordantimes, des questions telles que « le retour des réfugiés » - revendiquées par Mahmoud Abbas mais considérées comme impossibles par ailleurs compte tenu du nombre de descendants des réfugiés d’origine, soit autre millions...- ou le gel des constructions en Judée Samarie ont été évoquées.

Au cours de ce voyage, John Kerry ne verra pas le Premier ministre israélien, mais il maintient des contacts étroits avec lui. Deux membres de son équipe appartenant ai département juridique du ministère, Frank Lowenstein and Jonathan Schwartz, sont d’ailleurs restés sur place, poursuivant les discussions avec les deux parties, ce qui, selon un haut responsable du Secrétariat d’État, indique que des progrès étaient réalisés. Pourtant aucun détail n’était donné le 15 juillet lors d’une session téléphonique de questions réponses depuis Washington avec divers journalistes.On y apprenait également que le Secrétaire d’État rencontrerait le roi de Jordanie, le ministre des Affaires étrangères du royaume ainsi que des responsables de la Ligue Arabe. Celle-ci ayant présenté récemment un nouveau plan de paix ajoutant la possibilité d’ajustements aux Lignes de 67 revendiquées comme frontières de leur futur État par les Palestiniens. Rien n’a filtré de ces rencontres.

L’Union Européenne[ met des bâtons dans les roues en décidant unilatéralement par le biais d’une directive de ce que doivent être les frontières d’Israël

Pourtant c’est sans doute là, avec le tracé d’éventuelles frontières, que le bat blesse. L’annonce d’une directive de l’Union européenne interdisant aux vingt-huit pays membres de financer quelque projet que ce soit, y compris de recherche, pour des projets israéliens au-delà des « Lignes de 1967 » et d’inclure dans tout contrat avec des « entités israéliennes » une clause spécifiant que ni la partie Est de Jérusalem, ni la Judée Samarie, ni le Plateau du Golan, ne sont des territoires israéliens, aura quelque peu rendu la visite de John Kerry inutile dans la mesure où l’UE offre ainsi aux Palestiniens de l’OLP ce qu’ils revendiquent concernant ce tracé des frontières de leur futur État.

Cette décision européenne pour le budget 2014-2020, devant être publiée dans la Gazette de l’Union Européenne dans les jours qui viennent, a d’ailleurs été accueillie avec une grande satisfaction par l’OLP. Ceci coïncidant avec le jour où Mahmoud Abbas devait dîner avec John Kerry...La décision était toutefois connue des chancelleries quelques jours plus tôt.

L’Autorité palestinienne annonçait d’ailleurs qu’en cas d’échec de la reprise des négociations ou des négociations, elle s’adresserait à nouveau aux Nations unies en septembre prochain...Avec, cette fois, l’UE dans sa poche, aux côtés de tous les États voyous du globe et des États arabes.

Réaction ferme du Premier ministre israélien, le gouvernement examine les tenants et aboutissants d’une directive dont Benyamin Netanyahou va tenter de retarder la publication

Après consultation avec des ministres de premier plan Benyamin Netanyahou conseillait à l’Europe de s’occuper de problèmes urgents ayant pour nom Syrie ou Iran et affirmait, en toute logique, semble-t-il, : «  Nous n'accepterons aucune diktat venu de l'extérieur concernant nos frontières. Cette question sera décidée uniquement au cours de négociations directes entre les parties  »
Aujourd’hui, dans un article de fond du journaliste Herb Keinon, publié par le Jerusalem Post, on apprend qu’Israël a été pris de court par cette décision de l’UE dont on ignore pour l’heure si elle a été le fait de bureaucrates zélés appliquant une déclaration faite à l’issue d’une réunion des ministres de l’UE datant de décembre dernier ou si elle correspond à une volonté délibérée et, si tel est le cas, qui est derrière elle.

On sait que certains députés européens honnissent l’État hébreu et militent activement pour lui nuire au sein du Parlement européen. Ou que des associations et ONG œuvrent dans le même but. Fin octobre, peu de temps avant une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l’ Union Européenne déterminante dans cette affaire, une étude était publiée dans ce sens. Elle était citée par Alain Gresh, ce journaliste qui a l’imprimatur de Palestine Solidarité, qui l’approuvait totalement, citant les mesures préconisées pour mettre un terme à ce qu’il appelle « la politique israélienne de colonisation et d’annexion de facto  »

On apprend aussi dans cet article du Jerusalem Post que le gouvernement israélien évalue les possibles conséquences sur le plan financier et diplomatique pour Israël, peut-être pas aussi graves qu’il y paraît à première vue, mais aussi que le Premier ministre tenterait d’obtenir que cette directive ne soit pas publiée officiellement le 19 juillet. Car, alors, pour l’annuler ou la modifier il faudrait que cela se fasse à l’unanimité des pays membres, ce qui paraît peu vraisemblable. D’éventuelles mesures de rétorsion sont également examinées.

Des responsables israéliens, bien que condamnant cette directive dans la quasi totalité des cas, estiment que la poursuite de constructions en Judée Samarie, contribue à isoler Israël sur la scène internationale, que ce soit à tort ou à raison. Ce que fait, par exemple, le ministre des Finances, Yair Lapid, cité dans le Washington Post du 16 juillet Pourtant, jusqu’ici, l’UE avait condamné ces constructions mais ces condamnations n’avaient pas été suivies d’effet. Une telle décision pouvant avoir des conséquences graves et entravant les possibilités de reprise de négociations de paix entre les parties concernées.

Questions parlementaires au ministre des Affaires étrangères au Pays-Bas

Aux Pays-Bas, deux députés du PVV, parti nationaliste avec des éléments conservateurs et libéraux, Raymond De Roon et Geert Wilders, ont adressé ces questions parlementaires au ministre des Affaires étrangères à propos de cette directive européenne.
1. « Avez-vous vu les articles de journaux concernant la condamnation par Israël de cette nouvelle directive européenne qui interdit financement et coopération au-delà des lignes israéliennes de 1967 ?

2. Est-il vrai que vous avez donné cotre accord à cette directive en décembre ?
Ne pensez-vous pas que cette nouvelle directive des bureaucrates européens interfère avec les affaires intérieures d’Israël d’une manière totalement injuste ?
Pourquoi ces bureaucrates de l’UE interfèrent-ils si ouvertement avec Israël alors qu’ils ne donnent pas de directives dans d’autres disputes territoriales telles que l’occupation par la Turquie du nord de Chypre, l’occupation du Tibet par la Chine et l’occupation du Sahara oriental par le Maroc ?
Pouvez-vous vous assurer que cette nouvelle directive ne soit pas publiée ?
Partagez-vous ce que nous pensons des bureaucrates de l’UE qui haïssent Israël mais qui ont gaspillé auparavant des milliards de dollars pour le développement de l’Égypte et qui représentent donc un gaspillage pour nos contribuables.

Des évidences oubliées rappelées par Danny Ayalon le 8 juillet dernier
D’une manière quasi-prémonitoire l’ancien ambassadeur et vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon, fondateur de l’ONG The Truth About Israel – La vérité sur Israël- consacrait son intervention hebdomadaire à la visite de John Kerry dans la région. Il y rappelait que la solution du conflit israélo-palestinien passe obligatoirement par des négociations entre les deux parties leur permettant d’examiner la question des implantations ou du tracé des frontières. Il soulignait par ailleurs qu’Israël a dores et déjà consenti à des retraits de territoires conséquents, que ce soit à Gaza ou en Judée Samarie, sans rien obtenir en échange si ce n’est du terrorisme. A cet égard il ne faut pas perde de vue que la totalité des villes palestiniennes sont sous le contrôle de l’Autorité palestinienne.

Ce que dit le droit international si souvent invoqué à tort...

Enfin il faut relire l’article du Professeur Ruzié publié il y a un an sur ce que dit le droit international concernant les implantations, la Ligne Verte de 67, les frontières d’un éventuel État palestinien. Droit instrumentalisé par un grand nombre de personnes concernées à un titre ou à un autre et qui soit ne le connaissent nullement soit feignent de ne pas le connaître.. Article d’autant plus impartial que David Ruzié estime, par ailleurs, que par mesure conservatoire Israël s’abstienne de continuer à développer les implantations


Danny Ayalon


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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