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2005 - Pour une nouvelle dissidence

Montségur

mardi 11 janvier 2005
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Je ne prétendrais pas, ici, m’exprimer au nom d’une vérité absolue, posture qui est le levain de tous les totalitarismes.

J’ambitionnerais seulement le bon sens, et l’espoir de recueillir chez mes contemporains une écoute attentive, celle-ci fut-elle critique.

Dès les premiers jours de cette année nouvelle, alors que le village global vibrait à l’unisson, ou presque - ainsi du mutisme de la République islamique d’Iran et autres bastions hors d’atteinte du temps présent- pour la tragédie humaine se déroulant en direct devant nos yeux effarés, il est apparu que cette année ne serait pas sans solliciter de notre part une attention et un engagement accru vis-à-vis de l’humanité souffrante.

Sans doute la proximité du malheur, manifestée par le fait que l’on comptât nombre de touristes occidentaux parmi les victimes du tsunami, a-t-elle grandement contribué à sortir les opinions publiques de leur léthargie. Pour une fois, le spectacle s’invitait à notre table de festin et de consommation abusive célébrant les fêtes de fin d’année.

Certes je ne ternirais pas cet élan de générosité des premières heures, avant qu’un autre festin, médiatique celui-ci, ne s’en empare, apportant avec lui son désenchantement trivial.
Pour autant me parait-il légitime de nous interroger sur la quasi indifférence des mêmes opinions, gouvernements, et autres instances internationales devant d’autres souffrances, non moins aigues, mais moins spectaculaires, persistant dans ce même village global sans susciter le même engouement pour la solidarité et la compassion.

Ainsi, comme les médias semblent le découvrir, du traitement particulier infligé à des dizaines de milliers d’enfants, en temps ordinaire, dans ces mêmes contrées aujourd’hui dévastées, enlevés ou vendus afin de satisfaire l’assouvissement d’une sexualité exotique, qu’on désigne communément sous la soft appellation de tourisme sexuel.

Bien entendu, je ne rejoindrais pas les attendus monomaniaques des fous de Dieu islamistes, pour qui cette catastrophe naturelle, ayant des causes de nature scientifique, serait la énième preuve du pouvoir d’Allah et le signe du châtiment divin. Il faut décidément avoir affaire à des esprits malades pour trouver là matière à réjouissance.

Le seul souhait que je puisse exprimer ici serait que ces voix-là aient un jour prochain à rendre compte de leur turpitude devant la justice des hommes - pour les moins responsables d’entre eux, un stage de thérapie freudienne suffirait, non pas afin de rééditer les déplorables répressions de type soviétique ou castriste, mais de révéler aux yeux du plus grand nombre ce que nous soupçonnons chez ces thuriféraires de l’Islam militant ou de l’Islam irréprochable, à savoir que rien de religieux - au sens latin du terme, religare - n’émane de ces oulémas, mollahs, ou ayatollahs de la parole dite révélée, et que Dieu, si tant est que celui-ci existe, libre à chacun d’en juger, sans doute, dans les œuvres bestiales de ces matérialistes dévots, pour qui spiritualité rime avec hérésie, reconnaîtrait là la part du diable - j’entends par là l’œuvre indigne de l’humain tel que nous le façonnons lentement, au nom d’une éthique de l’universel.

Point de malentendu ici, mon intention n’est pas de stigmatiser ici le musulman sincère, à savoir celle ou celui qui a su séparer le bon grain de l’ivraie.
Pour être tout à fait clair celle ou celui qui, dans sa démarche spirituelle, a passé au crible de son humanité confiante, ce qui, des sources de l’Islam, mérite d’être conservé.
Car, osons le dire, l’Islamisme serait-il la maladie infantile de l’Islam, ou bien, risquons la métaphore, nul n’est prophète en son pays, une tare génétiquement inscrite dans le génome du Coran et des Haddiths ?

Que faut-il valider ?

1) La démarche scientifique d’un Ibn Warrack , posant les questions que d’autres ont posé vis-à-vis du christianisme et du judaïsme ( sans encourir fatwas, mise à mort et autres joyeusetés ) , à savoir les questions relatives à l’historicité des sources, ou des personnages, l’hypothèse d’une mythification possible, voire mystification. Démarche radicale certes, dérangeante, mais O combien nécessaire lorsqu’il s’agit de libérer de sa gangue de boue ou d’argile la nature angélique qui sommeille en nous, c’est-à-dire l’homme possible…

2) ou la parole de mollahs obscurantistes, telle celle d’un Qaradawî, dont la sécheresse de cœur et d’esprit transparaît à la lecture de sa grande œuvre à destination des contrevenants potentiels : le licite et l’illicite.

Depuis des mois, ici et ailleurs, nous dressons le procès de l’Islamisme, en tant que doctrine et manifestation d’une vision totalitaire et totalisante de l’être humain . Nous le faisons avec justesse, non pas que nous détenions une vérité supérieure, mais parce que nous sommes dépositaires du legs de générations qui ont eu à souffrir, en leur temps, des mêmes égarements, au nom d’une autre religion, se sont rebellés au nom du principe de réalité et au nom de la Raison, et sont parvenus, au bout de plusieurs siècles de combat opiniâtre, à inscrire en lettres d’or de la vie les droits inaliénables de l’individu, dont le premier d’entre eux : la liberté de conscience.

Et sans doute, si quelques siècles nous séparent de cette nuit inquisitoriale, n’est ce pas pour supporter de nouveau, de la part d’autres assassins du libre arbitre, les mêmes errances sans lendemain autre que les bûchers.

Et pas plus ne supporterais-je d’autres égarements, ceux-ci émanant d’opinions publiques fabriquées, d’institutions corrompues, idéologiquement, par des concepts qui ont fait la preuve de toute la toxicité dont ils sont porteurs.

2005 sera l’anniversaire de la Loi de 1905, partant, de la laïcité française. La mariée est encore très belle, même si certains l’ont outragé, et ambitionnent une tournante vengeresse.
Puissions-nous fêter ces noces de cent ans dans la fierté et le courage, habités de l’esprit nouveau qui est le nôtre, l’esprit de la dissidence.

Cette dissidence là transcende les clivages politiques auxquels les différents partis de gouvernement nous ont habitué. Républicains avant tout, nous savons qu’une même énergie nous anime, un même refus, une semblable répulsion pour le nouveau totalitarisme et ses séides.

Nous savons que celui-ci n’a rien à envier, en matière de négation de l’autre, à l’idéologie d’extrême droite, que même une porosité certaine existe entre ces courants. Nous savons que l’axe rouge brun vert est tout, sauf un fantasme, et correspond à une réalité en rapport à des thématiques récurrentes, de type pathologique, au premier rang desquelles la diabolisation des Etats-Unis, et dans une proportion non moindre, celle de l’Etat d’Israël.

Conséquemment, la vague de judéophobie qui en découle dont nous n’avons pas fini de mesurer l’ampleur ni son inscription durable, je le crains, dans l’inconscient des peuples.

Nous savons tout cela, nous l’avons assez dit.

Il est cependant une pesanteur dont nous devons nous affranchir d’urgence afin d’être en mesure de formuler une proposition politique qui fasse sens.

Quoique le débat ait été jusqu’alors confisqué et faussé par l’apparition puis le développement de l’audience du Front National - instrumentalisé tantôt par des élites politiques, tantôt par des raisonnements conceptuels erronés, contre-productifs par excellence, et dont le déni de réalité était et demeure la marque de fabrique - nous serons contraints, si nous poursuivons le travail de rénovation des idées qui est notre chantier, et même si pour cela certains renoncements seraient nécessaires, de dresser l’inventaire en négatif des dérives sociétales qui nous ont conduit là ou nous sommes.

En premier lieu le multiculturalisme, tel que véhiculé et vécu depuis des décennies, au moins deux, et qui n’a conduit, faute de repères communs, faute d’une direction admise et assumée par l’ensemble de la communauté nationale - la seule qui vaille à mes yeux, la seule que l’on ne puisse dissocier des principes républicains - qu’à l’ethnicisation croissante, la juxtaposition des pires possibles et le développement du communautarisme.

En second lieu conviendrait-il de briser, d’une part, la béatification des nationalismes lorsque ceux-ci seraient d’ailleurs - bosniaque, kosovar, palestinien - béatification qui s’opère le plus souvent en contredisant la réalité des faits, et en passant sous un silence complice la volonté éradicatrice et l’idéologie mortifère qui les soutient ; d’autre part l’abandon de notre identité, plurielle certes, irriguée par des siècles d’influences diverses, mais dont je prétends revendiquer l’héritage judéo-chrétien.

L’affirmation de notre patrimoine commun passe par la nécessaire réhabilitation de notre culture propre, au travers de ses œuvres, de son humanisme bien compris, de sa science.
Sur ce chapitre de notre identité française et européenne, 2005 sera le temps du rendez-vous historique entre la conscience que nous avons de nous-mêmes, de notre richesse et de notre potentiel à réagir, lors du référendum sur la Constitution européenne fixé par Jacques Chirac. Avec en filigrane, n’en doutons pas une seule seconde, la question de l’entrée de la Turquie dans la future communauté.

Vous surprendrais-je si j’appelle de mes vœux une victoire du non ?

Ce démenti à l’élite politique de droite comme de gauche ayant fait le choix d’étendre nos frontières politiques, sociales et culturelles vers un pays ne se revendiquant pas du même passé judéo-chrétien, s’il se manifestait, serait le second signe fort, après l’adoption de la Loi du 16 mars, concernant la laïcité, et son approbation très largement majoritaire dans l’opinion, de la reconquête de notre espace culturel et politique.

Je n’appelle pas ici, ainsi que les voix de la bien-pensance, les voix de la trahison, le déclarent à un non de frilosité et de repli, mais bien plutôt à un non volontaire, de combat, laïc et social.

L’un des articles de la Charte des droits fondamentaux contenu dans la Constitution que l’on nous demandera d’approuver ou de rejeter spécifie : toute personne… a la liberté de manifester sa religion individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites - ce qui signifie, en clair, l’abandon de la souveraineté de notre République dans la gestion de ses affaires intérieures, partant de là, l’abandon du pacte qui nous lie les uns et les autres, et nous relie à l’essence constitutive de la Nation. J’appellerais donc, dans cette campagne qui est déjà lancée - voir sur le site européen les initiatives prises par les élus en faveur du oui - de manière symétrique, à l’exportation du concept de laïcité à la française, et les principes républicains de combat contre le racisme, l’antisémitisme, le sexisme, et autres atteintes à la dignité humaine dont les régimes arabos-musulamns sont porteurs.

La France, l’Europe, s’honoreraient en portant ce combat d’idées hors de ses frontières, plutôt que de renier ses fondements et sa richesse, ceci au nom d’une diversité culturelle dans laquelle je me permettrais de ne pas inclure ni la saillie islamique, telle qu’elle se présente aujourd’hui, ni les débordements anti-républicains et anti-civiques qui ont lieu au cœur de nos Cités.

Car, tout de même, n’est il pas de pire racisme que de considérer les peuples arabos-musulmans comme étrangers, dans leur essence, aux idéaux démocratiques, et de pire obstacle à une intégration réussie que la légitimité implicite découlant du déni de réalité vis-à-vis d’une judéophobie ou d’un racisme anti-occidental qui n’est pas issu de l’extrême -droite, et pas de pire allié objectif pour conforter l’audience du F.N que ce déni de réalité là ?
Avant le tragique 21 avril 2002, tragique pour la démocratie, non pour le camp sanctionné pour son échec et sa cécité, des signes précurseurs ont couru l’hexagone - que d’aucuns et ils sont nombreux n’ont pas voulu voir - d’autres signes sont là. Si la judéophobie semble s’être déplacée, ainsi fait-on aujourd’hui dans l’antisémitisme de salon - Al Manar - l’antisémitisme façon club privé - Dieudonné au Zénith avec 5000 copains dont un soi-disant autre comique qui cache bien son jeu - un meeting spectacle digne des grandes heures de la France obscurcie, la minute de la haine de George Orwell multiplié par 120, j’imagine le public acquis, recrutés sur les forums islamistes et autres officines de propagande vert et noire, battre le rappel : << Nencore la méchant juif ! Nencore le vilain sioniste ! >> Guignol recyclé manière Commissariat à la question juive. Grand Guignol, oui ! - ou encore l’antisémitisme de la toile, ainsi que Proche-orient info le répertorie et l’analyse dans un dossier récent, émanant des sites islamistes dont le MRAP, comme c’est étrange ne s’empare pas. Etonnant, non ? Je pourrais poursuivre la litanie monotone de ce scandale quasi institutionnel mais je ne voudrais pas lasser.

N’en déplaise à nos contradicteurs, qui le plus souvent manient l’invective, l’anathème dans leur dérive stalino-islamiste, plutôt que la contre argumentation étayée, nous ne sommes pas, de cette expression novlangue inventée pour museler l’opposition et sortie tout droit des laboratoires de la Tcheka-Charia, du courant raciste républicain ou national républicain, sous entendu extrême droite, nous nous revendiquons juste du républicanisme de l’exigence.
Celui qui place les devoirs et les droits du citoyen à égalité.
Il est temps, désormais, que la voix de la dissidence se fasse entendre.

Nous avons rendez-vous avec l’Histoire.


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Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


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