Faut-il pleurer, faut-il en rire ?
Faut-il pleurer, faut-il en rire,
Fait-il envie ou bien pitié,
Je n’ai pas le coeur à le dire...
Après les élèves d’un collège de Nanterre,
Qui ramenèrent des cendres, prélevées
Lors de leur visite pédagogique à Auschwitz...
Après les maires de Paris et Berlin
Allant faire un pèlerinage à Auschwitz,
A la veille des élections européennes de 2004...
Après les religieuses qui installèrent
Un couvent de carmélites à Auschwitz,
Avant d’en être éloignées, avec difficultés...
C’était pendant le massacre qu’il fallait
Hurler, se démener, se révolter, et lutter.
Désormais : humilité, respect et recueillement.
Pourra-t-on enfin obtenir que le lieu qui sert de sépulture
Sans stèle, sans herbe, sans arbres, et sans columbarium,
A mes grands-parents, à mes ancêtres, à mon Peuple assassiné,
Devienne, de grâce, et pour l’éternité,
Aussi silencieux qu’un simple cimetière de campagne,
Que l’UNESCO aura classé au "Patrimoine Mondial de l’inhumanité".
Article mis en ligne le 29 septembre 2004