La prolifération nucléaire risque de toucher tout le Moyen-Orient
Longtemps restés passifs face au programme nucléaire israélien, les pays arabes ont été réveillés par les ambitions de l’Iran, à l’instar de l’Égypte, de nombreux pays ont manifesté leur ferme intention de développer un programme nucléaire. La crainte d’une bombe perse incite les arabes à maîtriser le cycle nucléaire.
L’Arabie Saoudite, un des pays les plus concernés, n’a jamais renoncé à se doter de l’arme atomique, au cas où l’Iran s’en équiperait. Riyad aurait discuté avec ses alliés régionaux de l’option nucléaire comme élément dissuasif au Moyen-Orient. L’Arabie Saoudite sait qu’elle risque gros à laisser l’Iran chiite devenir la première puissance militaire nucléaire islamique au Moyen-Orient. Signataire du TNP, le royaume wahhabite a contribué financièrement au développement du programme nucléaire irakien. Ryad est depuis soupçonné d’avoir passé un accord secret avec le Pakistan portant sur l’échange de technologie nucléaire contre du pétrole. Parallèlement, les Saoudiens tentent d’obtenir un statut particulier à l’AIEA. Riyad négocie, en effet, un protocole d’accord l’exemptant de certains contrôles, jouant sur (…)
Article mis en ligne le 2 mars 2010