Les Gazaouis se plaignent de ne pas avoir été consultés
La conversation est animée, entrecoupée par le glouglou des narguilés. Assis dans un salon du Sahara, l’un des nouveaux cafés de Gaza, une quinzaine de jeunes gens palabre avec ferveur. Ici, la demande de reconnaissance d’un État palestinien à l’ONU fait débat. « C’est un premier pas, lance Abou Yazan, 20 ans, c’est symbolique, qu’avons-nous à perdre ? » Volée de bois vert. Trois, parmi les autres, se lèvent d’un bond : « Ce sera un simulacre d’État, sans armée, fait de lambeaux de Palestine historique, totalement contrôlé par Israë l, c’est ça que tu veux ?  » crie Medo, 19 ans. Abou Yazan secoue la tête, déconcerté : « La Palestine historique ! Nous ne la retrouverons jamais ! Il est temps de s’y résoudre et d’essayer d’avancer ! » Reprise des vociférations.
Article mis en ligne le 21 septembre 2011