Tout ce qui est rare est cher. (Adam Smith) « Jusqu’où faut-il aller ?  »
Jeudi prochain 8 décembre 2011, les commissaires Ader et Nordmann organisent à l’hôtel Drouot à Paris, une vente de Judaïca (objets de culte juif) mélangée à des tableaux, sculptures, dessins et gravures, ainsi que des livres et documents. Jusqu’ici que du récurrent et du normal. Cependant, sous le lot n°228 de cette vente apparaît un descriptif très particulier
« Important ensemble de documents (lettres, circulaires laissez-passer, etc…), en allemand, polonais et yiddish, provenant des archives du ghetto de Lodz, manuscrits, tapuscrits, imprimés (dont le numéro 9 du Ghetto-Zeitung, en yiddish, daté du 2 mai 1941, 4pp.) ou stencils (dont la liste nominative des décès, avec les prénoms et adresses, entre le 15 et le 20 juillet 1940 ; des listes de distributions de nourriture, etc…) sur papier, formats divers, une trentaine de pièces, plusieurs dizaines de ff. »
Demander de l’argent pour des archives du ghetto de Lodz où l’on signale entre autres la liste nominative des décès avec les prénoms et adresses est indécent et choquant. Il est vrai qu’il est nécessaire et primordial que ces documents ne soient pas détruits ; il est bon (…)
Article mis en ligne le 5 décembre 2011