« Israë l ne veut pas être la Tchécoslovaquie en 1938 »
L’édito du Service de Presse de l’Ambassade de France en Israë l du 14 décembre 2012 relève ces propos tenus par le chef de la diplomatie israélienne démissionnaire, Avigdor Lieberman, lors de l’allumage de bougies de Hanoukka, et les met en parallèle avec ceux tenus par Tzipi Livni, présidente du parti centriste Hatnua, qui a estimé qu’ils étaient un « mépris de la Shoah  » et a appelé les Israéliens à établir une distinction entre les critiques proférées à l’égard de la politique du gouvernement israélien et l’absence de soutien à l’existence même d’Israë l.
Devons-nous trouver un juste milieu entre les propos excessifs d’Avigdor Liberman, coutumier du fait, et le langage apaisant de Tzipi Livni ?
Comparaison n’est pas raison, dit le proverbe, mais en Allemagne, le politicien Walter Rathenau, issu d’une famille juive, qui se voulait l’exemple d’une assimilation culturelle et nationale réussie, assassiné en 1922 par un groupe d’extrême droite dont l’action a été honoré par Hitler en 1933, affirmait pour sa part que « penser, c’est comparer  ».
Alors comparons en sachant « Raison Garder  », pour faire référence (…)
Article mis en ligne le 16 décembre 2012