Syrie : peut-on contrôler les armes vendues aux rebelles ?
Les rebelles syriens doivent pouvoir répondre "aux armes par les armes" et, en cas de refus de l’UE de lever l’embargo, la France "prendra ses responsabilités". A écouter François Hollande à Bruxelles, vendredi 15 mars, l’affaire est entendue. Paris et Londres livreront des armes aux rebelles, malgré les réticences de Berlin. Et ce, d’ici fin mai. Pour le moment, officiellement, la France fournit une aide "non létale" : véhicules, nourriture, appareils de communication, gilets pare-balles… Mais François Hollande veut que cela change car "le plus grand risque, ce serait de ne rien faire, de laisser faire (...). Ce serait le chaos (...). Le plus grand risque, c’est l’inaction." On sent poindre l’inquiétude de voir les factions rebelles se déchirer et des groupes jihadistes s’ancrer dans le conflit. Alors la France veut prendre les devants, mais des questions demeurent sur les armes à livrer et sur leur contrôle.
Article mis en ligne le 17 mars 2013