Sectaires et idéologues : l’exemple de Benoît Hamon, par Raphaë l Draï
Pendant que les Juifs de France attachés à leurs solennités priaient en ce mois particulièrement liturgique de Tichri pour appeler sur le peuple d’Israë l et sur le monde les bienfaits de la Providence, l’ancien et si brièvement ministre de l’Education nationale, Benoît Hamon, appelait, lui, l’Assemblée nationale française à voter une résolution pour la création d’un Etat palestinien vivant aux côtés de l’Etat juif.
Autant de sollicitude confondrait les âmes les plus endurcies si son hypocrisie et ses relents de politique interne n’apparaissaient avec une criante évidence. Il est vrai que Benoît Hamon, flanqué de deux acolytes du Parti socialiste, se prévalait d’un très récent vote de la Chambre des Communes britannique allant en ce sens. Il s’agit juste de savoir ce que vaut un tel vote. Imaginons par exemple qu’il y a de cela quelques semaines, lors du référendum organisé en Ecosse pour savoir si les Ecossais allaient accéder à l’indépendance, la Knesset se soit réunie pour voter à la quasi-unanimité une résolution en faveur de cette indépendance militante. David Cameron se serait transformé en tonnerre de Zeus incarné ! (…)
Article mis en ligne le 21 octobre 2014
dernière modification le 19 juillet 2015