Chronique de Michaë l Bar-Zvi Yod | Tet Kislev 5775 - 11 décembre 2014
Boker tov amis auditeurs de Radio J, comment ne pas être atterré ou révolté par le spectacle de la tragi-comédie politique israélienne ces derniers jours ? Comment ne pas avoir éprouvé de révulsion à l’égard des représentants de la nation, qui, la veille de la dissolution de la Knesset, dont plus d’un tiers ne reverront probablement pas les bancs, se photographiaient en selfie et se congratulaient mutuellement d’avoir réussi, en dépit de tout bon sens, à entraîner les Israéliens dans une aventure électorale risquant d’avoir des conséquences désastreuses pour le pays.
Désastre à plusieurs niveaux, et dont ne saurait dire à ce jour lequel est le pire. Politique d’abord parce qu’elle perd chaque jour son sens noble et provoque le rejet parmi les jeunes, les élites intellectuelles et les hommes libres.
Institutionnel, car ces élections sont la preuve de la faillite d’un système démocratique dont nous étions fiers lorsque des Ben-Gourion, Golda Meïr, ou Begin nous gouvernaient, mais qui paralyse aujourd’hui le pouvoir législatif et exécutif, empêche sa propre réforme et nomme dans son assemblée des députés inconnus, inexpérimentés, avides de (…)
Article mis en ligne le 11 décembre 2014