Le service après-vente du jihad : rhétorique du pathos et de la dépolitisation
Dimanche 11 janvier 2015, après l’assassinat de journalistes, de policiers et de Juifs, a eu lieu le grand bal des hypocrites qui a permis aux politiques de s’emparer des événements afin d’autocélébrer leur inaction lors d’une « marche républicaine  » dont le consensus possédait des accents comminatoires. Les faux-culs qui retournent leur veste selon le vent du consensus s’étaient déjà précipités devant les caméras,[1] mais dimanche a eu lieu le grand rassemblement des ordures.
Ils sont venus, ils sont tous là : le Qatar, les émirs, les Saoudiens, les écologistes et l’extrême gauche qui soutiennent le Hamas et qui avaient défilé en juillet dernier avec les islamistes qui criaient « Mort au Juifs  ». Que des grands démocrates adeptes de la liberté d’expression ! En revanche, par un retournement surréaliste, les Cassandre qui dénoncent l’islam meurtrier ont été non seulement exclus mais désignés comme coupables : au nom de la liberté d’expression on a donc évincé ceux qui offensent l’islam et la doxa idéologiquement acceptée, reproduisant ainsi le délit de blasphème contre lequel s’élevait Charlie Hebdo… Il y avait (…)
Article mis en ligne le 12 janvier 2015