Chronique de Michaë l Bar-Zvi | Yod Be Sivan 5775 - 28 mai 2015
Boker tov amis auditeurs de Radio J. Depuis quelques mois, les grands stratèges occidentaux nous expliquent avec nombre d’arguments et une forte conviction que l’Etat islamique, Daech, ne peut pas gagner la guerre et imposer son projet de califat sur la Syrie et l’Irak. Pourtant chaque semaine, on constate une progression des djihadistes sur le terrain, et la poursuite des atrocités dans les territoires conquis.
Lors de la prise de Palmyre, on nous a proposé une thèse d’un cynisme intéressant, selon laquelle Assad aurait volontairement abandonné la défense de la ville pour que les exactions probables contre les sites archéologiques servent de levier à une intervention plus active des Etats occidentaux dans le conflit et assurent son maintien au pouvoir dans le cadre de cette ingérence. Il n’est pas du tout certain que le gouvernement de Damas ait fait ce calcul, mais plutôt celui d’un repli pour défendre la capitale, directement menacée aujourd’hui.
Certes, Assad dispose de moyens militaires encore importants, mais le moral de ses troupes n’est plus très élevé, et dans la crainte d’un coup d’Etat, le président est maintenant protégé par les services de (…)
Article mis en ligne le 28 mai 2015