Discours de la commémoration
En ce jour de commémoration officielle à la mémoire des victimes des persécutions racistes et antisémites- les Tziganes et les Juifs- commises par l’Etat français sous l’autorité du gouvernement de Vichy, et en hommage aux Justes français, je dédie mes paroles aux "Justes des Nations", ces hommes et ces femmes de toutes origines, souvent modestes, connus ou anonymes, qui ont sauvé des Juifs, en particulier des enfants, pendant l’occupation, malgré les risques encourus. Ils témoignent que les êtres humains ont d’autres options que la soumission à un Régime criminel.
Je rends hommage aux Résistants, aux anciens déportés, aux derniers témoins et à tous ceux, anonymes, dont le courage et la détermination ont concouru à vaincre la menace totalitaire. Car, comme l’a dit Madame Simone Veil, "face à la folie exterminatrice, face à l’horreur du système nazi, il y a eu l’amitié et l’humanité qui ont su résister. Ce sont les 2 faces des êtres qui ont été mêlés à cette monstrueuse entreprise".
Certains, en France, se plaignent d’un "trop-plein" de commémorations, suscitant l’envi ou le rejet, en y voyant une marque de complaisance, un geste sans (…)
Article mis en ligne le 20 juillet 2015