Le combat du Vatican pour rompre avec l’antisémitisme
En un temps où une vision fanatique de la religion inspire la plupart des guerres et le terrorisme (au Moyen-Orient, en France, jusqu’au Burkina Faso), il faut se réjouir de la visite que vient de faire le pape François, dimanche 17 janvier, à la grande synagogue de Rome. Un geste qui rassure, un peu, sur l’état du monde.
La visite amicale qu’a faite le pape François dimanche 17 janvier, pour la première fois, à la synagogue de Rome –où il a été reçu par le grand rabbin italien Riccardo Di Segni– tombe à pic. Elle brise, au moins pour un temps, la désastreuse image des religions redevenues des idéologies meurtrières. Elle réconforte une communauté juive isolée, désemparée par la remontée d’un antisémitisme agressif, et qui s’interroge, en France, sur l’opportunité de renoncer au port de la kippa.
Article mis en ligne le 21 janvier 2016