Cinq questions à Francis Kalifat à la veille de son élection à la tête du CRIF
Le 19 mai 2016 Malek Boutih, député socialiste de l’Essonne, connu pour son combat antiraciste, entre autres à la tête de SOS Racisme, et pour tenir un langage sans langue de bois était reçu par les Amis du CRIF pour une soirée débat exceptionnelle. La dernière que présidait Roger Cukierman dont la présidence s’est terminée le 29 mai suivant. Également présent Francis Kalifat, alors vice-Président du CRIF, membre du Bureau directeur de longue date et seul candidat à la succession de Roger Cukierman. L’occasion d’interroger celui qui vient d’être élu à la tête du CRIF, dix jours plus tard.
Hélène Keller-Lind : Réagissant à une question posée sur le fait qu’un grand nombre de jeunes Juifs privilégient l’école juive à l’école publique où ils sont confrontés à de l’antisémitisme, Malek Boutih provoquait quelques remous dans l’assistance en affirmant qu’en réalité cela est dà » à la publicité que fait l’école juive.
Remous qui lui firent répliiquer que « la faute est toujours chez les autres  ».
Francis Kalifat : Malek Boutih avait en partie raison. Il y a, en effet, trois facteurs qui expliquent ce phénomène : il existe bien un (…)
Article mis en ligne le 29 mai 2016