Chronique de Michaë l Bar Zvi | Yod Sivan 5776 - 16 juin 2016
Boker tov amis auditeurs de Radio J. La violence n’est jamais gratuite, mais lorsqu’elle s’accompagne d’une revendication politique, religieuse, idéologique ou sociale, elle peut engendrer le pire, à savoir le terrorisme, le chaos, la guerre civile. Bien entendu la violence a des origines, que les sociologues ne ratent jamais l’occasion de nous décrire en long et en large, et elle se nourrit évidemment de la colère, de la frustration et de la haine.
Les démocraties portent en elles les germes de leur propre destruction, en posant par principe des limites à leur action contre leurs opposants, que ceux-ci ne respectent jamais, justement par rejet des mêmes principes. On a coutume d’y voir la force de la démocratie qui se flatte de ne pas être comme ça. Le « ils ne nous transformeront pas en monstre ! » ou le « ils ne gagneront pas le combat de la morale  » que les politiques brandissent en s’apitoyant sur le sort de victimes qu’ils n’ont pas su mettre à l’abri sont-ils suffisants aujourd’hui pour nous redonner confiance ?
Il est clair que l’on attend un autre langage et une autre action. La France décuple d’énergie littéraire et de (…)
Article mis en ligne le 16 juin 2016