Chronique de Michaë l Bar-Zvi | Tet Vav be Tamouz 5776 - 21 juillet 2016
Boker tov amis auditeurs de Radio J. Le coup d’Etat manqué en Turquie pose de nombreuses questions sur son origine, sur son manque de préparation et sur ses auteurs présumés. Il donne aujourd’hui l’occasion à Erdogan de renforcer son pouvoir, de limiter les libertés et de neutraliser ses adversaires politiques. Il est clair que l’épuration ne va pas s’arrêter à l’armée, mais s’étendra aux journalistes, aux fonctionnaires, aux enseignants et aux intellectuels.
Le putsch en Turquie est une preuve supplémentaire de la situation délicate de ce pays immense, huitième puissance militaire du monde, pont entre l’Orient et l’Occident, dont le rôle est essentiel pour l’équilibre de la région, mais qui joue depuis une quinzaine d’années un jeu dangereux sur l’échiquier proche-oriental. La Turquie est une pièce maîtresse pour l’OTAN, qui entretient plusieurs bases militaires sur son territoire, et notamment à Incirlik où se trouvent des bombardiers américains équipés, selon des sources militaires fiables, de missiles nucléaires.
La force de frappe de l’OTAN repose sur la fiabilité de la relation avec le pouvoir turc, et en (…)
Article mis en ligne le 20 juillet 2016