Le paradoxe de « l’impérialisme  » israélien
Longtemps les antisionistes ont utilisé l’argument de l’impérialisme de l’état juif pour justifier leur détestation. Il y avait là une survivance de l’époque coloniale, une violence politique sous-jacente au moment où les états européens se réunissaient pacifiquement dans un ensemble nommé Union Européenne, avec un flou artistique entretenu sur la valeur et la réalité des frontières. Mieux, les antisionistes pointaient du doigt les conquêtes « illégales  » d’Israë l autrefois au Sinaï, au Liban, puis dans les territoires dits occupés. Plus ces lieux se raréfient (même Gaza est dorénavant maître de son destin), plus l’enquête est minutieuse. Jérusalem est observée à la loupe, presque immeuble par immeuble, tout comme la Judée Samarie.
Mais cette doxa de l’impérialisme ne fonctionne plus au moment de la disparition des accords Sykes Picots. En effet, chacun peut noter que les frontières disparaissent au Proche et Moyen Orient au profit de sphères religieuses ou ethniques. L’impérialisme n’est pas sioniste mais chiite, sunnite, turc... Le seul pays qui revendique des frontières immémoriales, c’est Israë l. Le plus mortel de ces nouveaux (…)
Article mis en ligne le 31 août 2016