Sur quelques facettes de Eric Zemmour
Il est difficile de débattre avec Eric Zemmour. Il connait ses dossiers et aussi les trucs de métier pour rendre ses arguments attractifs. Il devient difficile de débattre de Eric Zemmour. Les accusations giclent : pactiser avec un fasciste ou se complaire dans le déni… Dans le petit monde juif, la discussion charrie de plus, souvent, de vieux sédiments d’hostilité à l’égard d’un « establishment  » communautaire (le Crif…) aux ordres du pouvoir ou d’une « rue juive  » exprimant des émotions primaires.
Une telle polarisation peut disloquer la communauté. Cela réjouirait certainement Eric Zemmour, mais pas ceux qui attachent de l’importance à un judaisme de dialogue plutôt qu’à un judaisme d’anathème.
Je n’aime pas les objurgations moralisantes et les effets de manche qui vont avec. L’électeur sait « la  » raison pour laquelle il se détermine, et il occulte souvent celles qui pourraient modifier son vote. Comme chacun, le candidat politique n’est pas un être unidimensionnel, mais si d’autres parmi ses facettes prévalent à l’usage, il sera trop tard pour changer de bulletin.
Eric Zemmour, c’est un thème, une idée (…)
Article mis en ligne le 5 novembre 2021