Toulouse, de l’horreur à son interprétation
Déjà 10 ans. Quelques heures après l’attentat, j’accompagnais, comme Président du Crif, Nicolas Sarkozy à Ozar Hatora dont l’ambiance déchirante reste au fond de ma mémoire. Pour les parents, la douleur les brà »le encore chaque jour. Dévastés, Yaacov et Yafa Monsonego, ont mobilisé toutes leurs forces pour l’établissement scolaire, aujourd’hui Or Hatora, où leur fille Myriam, 7 ans, a été tuée par un assassin qui la tenait par les cheveux.
Samuel Sandler, son épouse et leur belle fille Eve ont perdu Jonathan et ses deux garçons, Arieh, 5 ans, et Gabriel, 3 ans. Eve Sandler a fondé un lieu d’étude à Jérusalem. De sa voix douce, Samuel parle aux jeunes et rejette le désespoir. Chacun à sa façon, les proches ont engagé un travail d’éducation et de transmission de valeurs où la haine n’a pas sa part. L’assassin, lui, une fois ses meurtres commis, avait joué au football et avait passé la soirée en boite. Ses admirateurs sont convaincus que, en raison de ses exploits admirables, il a une place enviable au Paradis avec les avantages qui vont avec.
A chacun sa morale. Entendre dire que ces morales se valent toutes n’est pas (…)
Article mis en ligne le 24 mars 2022