Pire que le pire scénario : les heures terribles d’avant la guerre de Kippour
Un chroniqueur de la guerre retrace les dernières heures durant lesquelles les dirigeants israéliens ont réalisé, trop tard, qu’ils avaient ignoré les signes d’un conflit imminent
Cette nuit-là , à une heure déjà avancée, les rues de Londres sont vides. C’est la veille de Yom Kippour, mais ce n’est pas le caractère sacré de la journée la plus sainte du calendrier juif qui occupe l’esprit de ce petit groupe d’Israéliens qui déambule dans la capitale anglaise. L’un d’entre eux, Zvi Zamir, vient de rencontrer une source très bien informée dans le monde arabe et il réfléchit, silencieux, à la formulation de la note qu’il va transmettre par téléphone.
Article mis en ligne le 4 octobre 2022