À Safed, les roquettes ne suffisent pas à ébranler des résidents profondément enracinés
Les Juifs vivent depuis des siècles dans la ville sainte du nord ; résiliés, ses habitants ont repris leur vie quelques heures seulement après les premières frappes du Hezbollah
Deux heures à peine après les tirs de roquettes en provenance du Liban qui ont endeuillé son quartier de Safed, Talma Lapid était déjà dehors pour sa promenade quotidienne au soleil couchant, le long de ses rues pittoresques.
« Les roquettes nous ont brièvement fait peur, mais nous avons bien vite pris conscience que ce n’était pas là les prémices de quelque chose de plus grave  », explique Lapid, âgée de 73 ans et mère de quatre enfants, au sujet des frappes du Hezbollah de mercredi, qui ont tué une soldate, Omer Sarah Benjo, et blessé huit de ses compagnons. « Nous avons plus ou moins repris nos habitudes  », ajoute Lapid, qui vit depuis 30 ans à Merom Cnaan, le quartier le plus au nord – et probablement aussi le plus exposé – de Safed.
Article mis en ligne le 17 février 2024