Ilan, loin de vouloir jeter de l’huile sur le feu - vous me connaissez, mes chéries -
de la discorde entre les Juifs et l’Elysée, a été tout de même un peu surpris par la lettre de "condamnation" envoyée par Jacques Chirac à Mahatir Mohamad.
Connaissant l’application qui est mise à formuler précisément ce genre de documents officiels, je m’attendais à y lire que les propos antisémites du Premier ministre malais étaient répugnants, comme les Italiens, les Américains, les Allemands l’ont exprimé. Ou encore, dangereux, médiévaux, illettrés, mensongers, comme je l’ai aussi lu.
Bien pas du tout. La lettre de M. Chirac à Mahatir Mohamad exprime que "les propos de ce dernier ne peuvent qu’être condamnés par tous ceux qui gardent la mémoire de l’Holocauste".
Ilan ne peut s’empêcher de poser la question qui lui semble s’imposer, et qu’il est très surpris n’avoir trouvée nulle part ailleurs : "Et les autres, M. le Président ?" Ceux qui ne gardent pas en mémoire l’Holocauste ? Vous les affranchissez du devoir de condamner le phlegmon antisémite prononcé lors du discours d’ouverture des congressistes de l’Organisation de la Conférence Islamique ? (…)
Article mis en ligne le 21 octobre 2003