Le parquet ouvre une enquête judiciaire à Strasbourg pour jets de pierres contre la synagogue
« Si des jets de pierres contre une synagogue ne constituent pas un acte antisémite, j’ai du mal à comprendre... », affirme Pierre Lévy, délégué régional du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), en se faisant l’écho de « l’émoi, de l’émotion et de l’inquiétude » au sein de la forte communauté juive strasbourgeoise.
Dans la nuit de samedi, la porte d’entrée de la synagogue de l’Esplanade, le quartier universitaire de Strasbourg qui jouxte le port du Rhin, a été endommagée à coups de pierre. Deux individus ont été aperçus. "La porte a volé en éclats. Lorsque le concierge est descendu, les vandales avaient pris la fuite", indique le président de la communauté israélite, Francis Lévy.
Le lendemain, dans la nuit de dimanche à lundi, vers 5 heures du matin, c’est le minibus de neuf places assurant le transport scolaire d’un jardin d’enfants et d’une halte-garderie juives, qui a été incendié avenue des Vosges, non loin de la Grande Synagogue de Strasbourg. Il y a une quinzaine de jours déjà , une vitre avait été fracturée et quelqu’un avait tenté de voler la camionnette.
Sur le véhicule, il n’y avait ni sigle si (…)
Article mis en ligne le 22 janvier 2004