Antisémitisme : Les limites d’une réflexion tronquée.
Il nous faut revenir sur l’incident Shirel. Non parce qu’il amène de l’eau à notre moulin (il est suffisamment irrigué), comme l’a osé une collègue de Libération, ni pour ajouter des éléments nouveaux à l’enquête en cours, que nous ne possédons d’ailleurs pas. Nous, de préciser, ça ne peut pas faire de mal, que nous ne croyons pas que la France soit un pays antisémite mais qu’il existe beaucoup trop d’antisémitisme dans ce pays.
Mais qu’est-ce que la précision sémantique amène-t-elle dans cette définition ? - Pas grand-chose en la matière ; pour qu’elle ait un sens, il faudrait d’abord établir ce qu’est un "pays antisémite". L’antisémitisme se jaugerait-il par le pourcentage de citoyens qui n’aiment pas les Juifs ? C’est en tous cas sur ce critère que je déclare que les Français, dans leur grande majorité, ne sont pas atteints par ce phénomène pestilentiel et d’ajouter, une fois de plus, que, dans la situation informationnelle dans laquelle ils baignent, y compris la minorité des musulmans français, ils font preuve d’une remarquable retenue, devant laquelle on ne peut que retirer son chapeau.
Reste qu’à Mâcon, lors d’un concert de (…)
Article mis en ligne le 6 février 2004