Les résultats des élections palestiniennes comme, d’ailleurs, l’accession au pouvoir, à l’été dernier, d’un nouveau président iranien conduisent à s’interroger sur les effets d’un scrutin démocratique.
On pourrait également évoquer la situation politique en Iraq et en Afghanistan où, à l’initiative des Etats-Unis, des élections libres se sont déroulées récemment.
Dans ces deux pays, des groupes politiques ont, en effet, pu se faire entendre, au parlement, pour prôner l’avènement de la « charia  », la loi coranique, qui est loin d’être compatible avec la démocratie.
Celle-ci, telle qu’on la conçoit aujourd’hui, implique, au moins, une égalité entre hommes et femmes.
Mais, sans sous-estimer l’importance de cette dernière exigence, c’est surtout la « confiance  » manifestée par les électeurs palestiniens au Hamas et par les électeurs iraniens à Ahmadinejad, s’exprimant tout aussi librement les uns et les autres, qui suscite une inquiétude certaine.
Car, à Téhéran comme dans les « territoires palestiniens  », c’est la destruction de l’Etat d’Israë l, qui s’est trouvée « légitimée  » par le « suffrage populaire  ».
Il ne suffit (…)
Article mis en ligne le 28 janvier 2006