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Rapports onusiens : quand Leila Zerrougui et Mary McGowan Davis pêchent en eaux troubles

Hélène Keller-Lind | Deuxième partie : Mary McGowan Davis

samedi 27 juin 2015
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Deux rapports de l’ONU viennent de clouer Israël au pilori. Celui de Leila Zerrougui, “Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé”, puis celui de Mary McGowan Davis sur la guerre de Gaza pour le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU. L’une comme l’autre renvoient l’État hébreu et le Hamas dos à dos. L’une est algérienne, l’autre américaine, mais ces deux magistrats, pourtant militantes des droits de l’homme, utilisent ici les mêmes sources troubles, peu fiables, le plus souvent de parti pris contre Israël ou œuvrant pour sa diabolisation et sa délégitimation. Invalidant ainsi leurs travaux.

Convergences : Navy Pillay, Leila Zerrrougui, Mary McGowan Davis, UNHRC

Dans une première partie il était question des sources plus que douteuses, voire irrecevables, de Leila Zerrougui. La dernière personne citée alors étant Navy Pillay qui fut Haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU et dont le Directeur de UN Watch, Hillel Neuer, déplorait récemment encore “la confusion morale”. Parmi les liens entre Leila Zerrougui et Mary McGowan Davis il y a l’ONU et plus particulièrement, justement, cet ancien Haut Commissaire. Dont Anne Bayefsky, juriste canadienne et militante des Droits de l’Homme, dénonçait en 2011 le parti pris anti-israélien, rappelant que fraîchement élue Navy Pillay avait publié un communiqué de presse fin décembre 2008 pour “condamner l’utilisation disproportionnée de la force par Israël ” qui avait en réalité réagi aux tirs à l’aveuglette de roquettes par le Hamas, dans ce qui devint la première guerre de Gaza. Ceci un jour seulement après le début des opérations d’auto-défense conduites par Tsahal. Le 9 janvier elle lançait des accusations de “violations des droits de l’homme” contre l’État hébreu et exigea qu’une enquête soit ouverte. Et ce fut le rapport Goldstone - désavoué par le Juge sud-africain lui-même, quelque temps plus tard...-. On retrouve Mary McGowan Davis à la tête du comité de suivi de ce rapport scélérat.

International Commission of Jurists, Al-Haq, AHRFUND, John Dugard, Leila Zerrougui, Dudu Diene

Comme celle-ci, [deux autres personnages nommés aussi dans ce comité appartenaient à l’International Commission of Jurists -ICJ-. Or, dans un rapport circonstancié, NGO Monitor révélait que sont affiliés à ce réseau de juristes, implanté dans soixante-dix pays – mais pas en Israël – trois organisations palestiniennes dont Al-Haq, à la pointe de la délégitimation d’Israël et dont il a beaucoup été question dans la première partie. ONG palestinienne qui a été confondée par AHRFUND cofondé par Leila Zerrougui. Les deux autres ONG du même acqabit étant LAW et le Palestinian Centre for Human Rights.
John Dugard, autre membre d’ICJ, particulièrement actif dans un combat anti-israélien, notamment en tant que rapporteur quant à “la situation en Palestine et dans les territoires palestiniens occupés”, renvoyait-il déjà Israël et le Hamas dos à dos. Comme le faisait Leila Zerrougui en tant que Représentante spéciale de Ban Ki-moon pour les enfants dans les conflits armés le 18 juin dernier. Ils avaient tous deux cosigné un autre rapport “d’experts indépendants” en 2005 pour le compte de la Commission des Droits de l’Homme – dissoute pour partialité et remplacée par l’actuel Conseil qui ne fait guère mieux...- concluant que “le mur d’Israël viole ses obligations en matière de Droits de l’Homme”. L’un des huit experts cosingataires n’est autre que Dudu Diene qui cosigne avec Mary McGowan Davis le rapport sur la guerre de Gaza...

Rapport de M. Mc Gown Davis : des ONG faisant très souvent des allégations sans fondement ou invérifiables, dont Amnesty International, HRW, Al-Haq, la FIDH

On ne sera donc pas surpris de la tonalité de ce rapport qui, nous dit NGO Monitor, est certes moins extrême que le rapport Goldstone – le fait que le juge soit revenu sur ses conclusions ayant sans doute incité May McGowan à plus de prudence...-, mais reste peu crédible compte tenu du fait qu’il s’appuie trop sur des ONG dont trop souvent les “allegations sont sans fondement et invérifiables” dit Anne Herzberg, consultante juridique pour NGO Monitor.

Ainsi ce rapport cite-t-il 53 fois Amnesty International, 22 fois Human Rights Watch, 19 fois Al-Haq, 4 fois la FIDH, évoqués dans la première partie comme ayant des convergences avec Leila Zerrrougui.... On trouve une pléthore de “témoignages” donnés par nombre d’autres ONG de parti pris contre Israël, le plus souvent invérifiables ou infondés, absurdes même. Il est stupéfiant que des juristes d’une telle renommée aient pu citer la plupart d’entre eux. Marie Mc Gowan a bien pêché en eaux troubles, elle aussi...

Un rapport “ superficiel et non professionnel ”

Toutes ces convergences entre les personnages clef de ces deux rapports et des ONG militant activement pour diaboliser et délégitimer Israël expliquent qu’ils ne soient guère crédibles.

Concernant le rapport sur la Guerre de Gaza de Mary McGowan Davis et Dudu Diene, le général de réserve Giora Eiland, ancien responsable du Conseil National de Sécurité israélien, le qualifie de “ superficiel et non professionnel”. Prenant pour exemple l’accusation faite dans ce rapport d’une “utilisation excessive de la force” par Israël ou que “de nombreux civils ont été tués” à Gaza. La question évidente, dit-il, est “par rapport à quoi”...notant que “les auteurs, comme les ceux du rapport Goldstone ne se sont pas donné la peine de vérifier avec des opérations conduites par d’autres pays dans des régions trés peuplées. La proportion entre les victimes civiles et les combattants dans les opérations de la coalition en Irak étaient d’environ 1 :5 ( cinq fois plus de civils). Pour Bordure Protectrice la proportion a été d’environ 1 :1. Toute source professionnelle et objective aurait donc dû faire l’éloge d’Israël ...”. Par ailleurs, les auteurs décrivent les résultats (victimes, destruction d’immeubles, etc. ) mais ne tiennent aucun compte d’un certain nombre de paramètres qui expliquent ces résultats. Le premier paramètre étant les circonstances et les conditions ( y compris la population, sa taille, sa densité, etc.)”
Ils ne tiennent aucun compte non plus de “la puissance de l’ennemi. Il est clair que plus l’ennemi est fort – plus il a de combattants, d’armes anti-chars, de roquettes, avec également un réseau de tunnels offensifs et de terreur – plus la force devant être utilisée pour obtenir le résultat recherché doit être importante. Et dans ce cas il y aura nécessairement plus de victimes et de destructions. Toute comparaison professionnelle dont le but est d’examiner si une force excessive a été utilisée doit prendre en compte la force de l’ennemi pour obtenir des résultats normalisés”. Rien de tout cela n’ayant été fait. Ce qui ferait penser à des amateurs...

Des rapports autrement sérieux ont été publiés par Israël mais aussi un groupe international de militaires de haut niveau concluant qu’Israël n’a pas commis de crimes de guerre à Gaza.


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