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Dossier iranien : le ministre israélien Guilad Erdan et des Sénateurs américains réprouvent les propos de John Kerry

Hélène Keller-Lind

jeudi 14 novembre 2013
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John Kerry, Secrétaire d’Etat américain, et l’administration qu’il représente ne sont décidément plus sur la même longueur d’ondes qu’Israël ou ceux qui soutiennent l’Etat hébreu face au danger iranien. Alors qu’un accord avec l’Iran, jugé très insatisfaisant par Benyamin Netanyahou, était envisagé à Genève le Premier ministre israélien l’avait dénoncé fermement. John Kerry répliquant qu’en quelque sorte ce dernier ne savait pas de quoi il parlait. Le 13 octobre, à l’issue d’une intervention à huit clos au Sénat, des Sénateurs lui reprochaient une attitude assez anti-israélienne et favorable à la République Islamique d’Iran.

Faut-il attendre qu’Israël ait un couteau sur la gorge, s’interroge le ministre Eldan

Aujourd’hui deux éléments viennent s’ajouter au balai potentiellement lourd de conséquences auquel on assite actuellement entre les Etats-Unis, l’Iran et Israël. Avec, d’une part une déclaration du ministe israélien du Front Intérieur, Guilad Erdan, d’autre part des déclaration de Sénateurs américains au sortir d’une présentation de la situation faite à huit clos par le Secrétaire d’Etat et d’autres membres de l’administration américaine au Sénat.

Guilad Eldan déclarait à Tel Aviv le 14 novembre au cours d’une conférence devant l’Institut pour les Etudes en Sécurité Nationale : « J’ai été stupéfait d’entendre les remarques de John Kerry s’interrogeant sur les raisons pour lesquelles le Premier ministre critique l’accord qui est élaboré à Genève sans attendre qu’il soit signé.Je n’ai rien entendu de tel depuis de nombreuses années ; il s’agit d’un pays qui veut détruire Israël et il s’agit des conditions qui lui permettront de réaliser ce qu’ils souhaitent. Qu’attendent-ils d’un Premier ministre israélien ? Qu’il ne dise rien en voyant une main qui tient un couteau mais ne le fasse qur lorsqu’il est sur sa gorge ?

Ce n’est que grâce au débat sur les termes en cours de discussion à Genève, derrière les portes closes, que nous avons obtenu un délai supplémentaire de quelques jours et peut-être même une amélioration des termes de l’accord.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Zarif et ses acolytes se promènent dans Genève et il leur est impossible d’effacer le sourires qu’ils ont sur le visage ; même eux ne peuvent pas vraiment croire avec quelle facilité ils ont réussi à torpiller le régime des sanctions.
Nous ne devons pas nous tromper - un accord intérimaire sera un accord permanent. Toutes ceux qui sont impliqués dans cet accord doivent comprendre que dès que l’Iran deviendra un Etat au seuil du nucléaire une course aux armements débutera au Moyen-Orient et l’incertitude régionale augmentera".

En effet, lors des dernières négociations de Genève entre le groupe des 5 + 1 le Premier ministre israélien avait dénoncé fermement l’accord qui semblait être sur le point d’être signé, un très mauvais accord, dissait-il, et l’affaire du siècle pour l’Iran, mais une menace pour la paix dans le monde. On pouvait se demander alors s’il serait entendu ou s’il jouait les Cassandre....

John Kerry avait répliqué vertement que Benyamin Netanyahou ignorait les termes de l’acord envisagé. Ce dernier lui répondant qu’il les connaissait fort bien ayant des sources fiables...

Une présentation à huit clos de John Kerry des plus préoccupantes

A Washington, à l’issue d’une présentation à huit clos faite le 13 novembre devant le Comité Bancaire du Sénat par John Kerry en présence du Vice Président Joe Biden et Wendy Sherman, négociatrice en chef du Département d’Etat pour le dossier iranien, selon le site Buzzfeed, des Sénateurs ont exprimé à la fois leur stupéfaction et leur désapprobation. Cette présentation était destinée à « convaincre [ le Comité ] de suspendre un nouveau train de sanctions contre l’Iran ». Le Sénateur Bob Corker déclarait : « Je suis stupéfait de voir que dans un cadre classifié quand on essaie de parler à ceux qui élaboreraient une législation se rapportant aux sanctions il y ait un tel manque de détails spécifiques. J’ai l’impression que j’en aurai peut-être dans les vongt-quatre heures à venir, mais cela n’a été qu’un appel émotionnel ».

Quant au Sénateur Mark Kirk, il qualifiait cette présentation « d’assez peu convaincante », ajoutant qu’elle avait été « assez anti-israélienne...J’étais censé ne pas croire tout ce que les Israéliens venaient de me dire et je pense que les Israéliens ont un assez bon service de renseignements ».Ceux-ci lui ayant dit que « la totalité des changements proposés ne faisaient reculer ce programme que de vingt-quatre jours... » De ce fait, dit-il, « j’ai vu aujourd’hui l’avenir d’une guerre nucléaire au Moyen-Orient , » comparant l’administration américaine à celle de Neville Chamberlain, le Premier ministre britannique qui avait abandonné le Sudetland à l’Allemagne d’Hitler en 1938.« Comment définir un Iranien modéré ? Un Iranien qui n’a plus de balles et n’a plus d’argent ».

Quant à Wendy Sherman, il rappelait que son action menée dans les années 1990 concernant la Corée du Nord s’était soldée par un échec complet

Buzzfeed rapporte aussi qu’un assistant du Sénat a expliqué que « chaque fois que quiconque s’interrogeait sur ce que diraient les Israéliens était interrompu et que Kerry disait »il faut ne pas prendre en compte ce qu’ils vous disent, cessez d’écouter les Israéliens sur ce sujet« . Il conformait qu’aucun détail n’avait été donné, ajoutant »qu’ils n’étaient pas en mesure de vérifier quoi que ce soit, de décrire quoi que ce soit, de répondre à des questions élémentaires".

Un recul de l’administration américaine et l’urgence de faire entendre la voix d’Israël

Ce qui se trame actuellement dans le dossier iranien est donc des plus préoccupants compte tenu de ce qui apparaît de plus en plus clairement comme un recul américain. Depuis l’offensive de charme menée par le nouveau Président iranien – alors que lepouvoir réél est de fait entre les mains du Guide Suprême iranien - et sa conversation téléphonique avec le Président américain on avait constaté, comme nous le disions ici lors de la rencontre entre Benyamin Netanyahu et John Kerry à Rome le 23 octobre dernier que : "les messages envoyés par les États-Unis concernant l’Iran ont été quelque peu brouillés ces derniers temps, faisant preuve soit d’une très grande méfiance envers la République islamique et un nouveau Président s’affichant comme modéré, soit d’un intérêt certain devant ce qui passe pour des ouvertures en matière de nucléaire. Intérêt qui pourrait déboucher sur un allégement des sanctions. D’où l’inquiétude d’Israël qui avertit que seul un démantélement total du nucléaire iranien garantirait la sécurité dans la région et au-delà".

Benyamin Netanyahou multiplie donc les mises en garde depuis qu’une possible faille est apparue dans la détermination de l’administration des Etats-Unis face aux dangers posés par le programme nucléaire militaire de la République Islamique d’Iran. Ce qu’il fait lors de toutes les rencontres officielles possibles ou en s’adressant aux grands médias. Car le temps presse, les négociations devant reprendre le 20 novembre...


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