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Le gouvernement Netanyahou accepte des négociations qu’il appelle de ses vœux depuis des mois. Les « grands frères » de Jcall et JStreet vont-ils rengainer leur stylo ?

Hélène Keller-Lind

dimanche 2 mai 2010
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« Je me tourne vers vous, voisins palestiniens qui avez à votre tête l’Autorité palestinienne et je vous dis :’ commençons à négocier immédiatement et sans préconditions.’ » Benyamin Netanyahou, 14 juin 2009, Université Bar Ilan . Deux mois après son élection. Le 1er mai 2010 on apprend que cette Autorité accepte enfin, du bout des lèvres, des « négociations indirectes. »

Volonté de paix en paroles et en gestes

Benyamin Netanyahou l’a dit sur tous les tons depuis ce premier discours fondateur de juin 2009 : Israël veut la paix, Israël veut négocier avec les Palestiniens. Pourtant d’aucuns, étrangement sourds dès lors qu’il s’agit de l’actuel gouvernement israélien, hochant la tête avec incrédulité, se lamentent, disant ne plus comprendre Israël. Encensant l’Autorité palestinienne. Oubliant, au passage, l’incitation de l’Autorité palestinienne, championne du double langage au terrorisme

Le gouvernement israélien actuel, lui, ne s’est pas contenté de paroles, mais a multiplié de manière significative les gestes pour faciliter la vie des Palestiniens en Judée Samarie. En dépit des menaces terroristes qui demeurent, en grande partie à cause des carences de l’Autorité en matière de sécurité. Gestes multiples qui ont largement contribué à la situation économique prospère des Palestiniens – ou plutôt prospérité surtout de ceux qui sont au pouvoir et de leurs amis, ce qui est la règle dans la gestion féodale en vigueur, dénoncée par Claude Goasguen depuis des lustres -. Le chef du gouvernement israélien affirmait d’ailleurs dès juin 2009 vouloir œuvrer pour une « paix économique » avec les Palestiniens. « Composante importante pour parvenir à une paix politique » disait-il dans ce même discours. N’est-ce pas là ce que préconise justement le Président Shimon Peres ?

Les « grand frères »

Pendant ce temps, en Europe, des « grands frères » emboitaient le pas d’une organisation américaine prompte à condamner le gouvernement israélien ne le caricaturant à la Yossi Sarid. Ce même tenant du Meretz fustigeait déjà Israël bien avant s’indignant de la « colonisation » pour le plus grand plaisir des organisations anti-israéliennes-. Cette organisation, « grand frère » américain, JStreet, a publié récemment dans de grands médias américains, en réponse à une lettre ouverte d’Elie Wiesel sur Jérusalem, une annonce sarcastique écrite par ce même Yossi Sarid qui préconise la division de Jérusalem avant même toute négociation,

Quant à Jstreet, pour savoir qui est derrière cette organisation, il faut écouter l’analyse édifiante de Michel Gurfinkiel dans Dimanche Info du 2 mai sur RCJ. Ou le lire. Une lecture qui s’impose. On y apprend, en effet, que JStreet est non seulement 100 % Obama mais, surtout, a d’étranges salariés ou adhérents... Ainsi, nous dit le journalsite, des membres de l’Arab American Institute. Dans sa rubrique « Palestine » l’institut parle de « provocations » israéliennes à propos d’un amendement concernant l’expulsion de personnes qui résident illégalement en Judée Samarie - une information qui a fait long feu car cet amendement améliore en fait la situation des quelques pesronnes susceptibles d’être expulsées- ou ironise sur la rencontre Obama Netanyhaou de mars dernier. Quant aux membres de JStreet qui appartiennent au National Iranian American Council, c’est pire encore car il s’agit « d’une association considérée comme l’ambassade officieuse de la République islamique d’Iran aux Etats-Unis. » nous apprend Michel Gurfinkiel..."

Yossi Sarid, toujours lui, se réjouit d’ailleurs le 2 mai 2010 de l’émergence européenne d’un mouvement de « grands frères » dans les colonnes de Haaretz. Il met en avant deux signataires prestigieux, en effet, dont on ne comprend toujours pas qu’ils aient pu signer un tel texte....

Ces « grands frères » qui sont-ils et que veulent-ils ? Ils se revendiquent comme juifs et intellectuels – et tant pis pour les non-juifs ou ceux qui ne peuvent prétendre à cette qualité prestigieuse...- affirmant vouloir contraindre à la paix, pour le sauver un Israël, qu’ils jugent récalcitrant. Ils accusent le gouvernement israélien de « faute morale, » pas moins, dans une récente pétition. Pétition qui se veut être « un appel à la raison », les « autres, » c’est-à-dire le gouvernement israélien et ses électeurs, et tous ceux qui entendent respecter la démocratie israélienne, étant donc déraisonnables.

Alain Finkielkraut

L’un de ces signataires, Alain Finkielkraut, vient de s’en expliquer dans le Grand Entretien de RCJ du 2 mai. On peut le réécouter sur le site de la radio. Explications intéressantes qui dénotent sa réelle volonté de protéger un Israël « plus que jamais en danger » mais qui sont quelque peu alambiquées. Il se trompe d’ailleurs en estimant que les signataires de la pétition « Raison Garder » sont « pour les implantations » ou que c’est de cela qu’il s’agit uniquement. Et s’il déclare ouvertement qu’il ne parle pas d’implantations à propos de constructions dans les quartiers juifs de Jérusalem, les termes de la pétition qu’il a signée « le cœur lourd et en tremblant, » incitent à la confusion sur ce point. Ils dénoncent, en effet, « l’occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est. » Mais, bien sûr, pour la plupart des signataires Jérusalem Est est arabe et les quartiers juifs n’y sont pas acceptables.

Il reconnaît, par ailleurs, que David Grossman, qu’il a consulté, lui a dit être d’accord avec les termes de la pétition – mais lui est israélien, vit et vote en Israël, ce qui change tout, – mais qu’il n’approuve pas qu’elle vienne de l’extérieur du pays, ce qui la rendrait contre-productive.

Quant à la présentation de cette pétition à Bruxelles, le philosophe n’y sera pas pour des raisons personnelles mais il précise que s’il avait été présent il aurait souligné que cette pétition n’a rien à voir avec les appels au boycott d’Israël qu’il dénonce fermement. Cela ressemble fort néanmoins, hélas, à un vœu pieux.

Déni de démocratie et de droit international des « grands frères »

Pétition qualifiée de dangereuse par le Président du CRIF . Pour y répondre, un autre groupe a lancé une autre pétition, judicieusement intitulée « Raison garder » ou http://www.dialexis.org/php/index.php, accuse les initiateurs de la pétition de « déni de démocratie et de droit international, »« d’amnésie » et « d’aller à l’encontre de ses buts affichés » « Choqué, » le Président du Consistoire de France dénonce également cette pétition qu’il juge « démesurée » rappelant, si besoin état qu’Israël est une démocratie.... Et on peut écouter aussi, entre autres, le billet de Clément Weil-Raynal sur le sujet, toujours sur RCJ.

Pas un mot des obligations palestiniennes

Aucun de ces « grand frères » ne semble s’inquiéter des obligations palestiniennes. Pourtant le Quartet dit et redit que les Palestiniens doivent en finir avec « la violence, le terrorisme et l’incitation » . Ce sont, bien évidemment, des conditions indispensables pour qu’il y ait la paix. Le Quartet qui, à Moscou, en mars 2010 rappelait ces obligations palestiniennes essentielles et condamnait les tirs du Hamas sur les populations du Sud d’Israël. Et réclamait à nouveau la libération par le Hamas du Franco-Israélien Guilad Shalit...dont ces « grands frères » devraient aussi se préoccuper avec autant de vigueur. Et pourtant l’Autorité palestinienne avait signé en 2003 la Feuille de Route qui débutait ainsi : « Au cours de la première phase, les Palestiniens mettent un terme immédiat et inconditionnel à la violence » ajoutant : « sur la base du plan de travail Tenet pour en finir avec la violence et le terrorisme, et leur incitation, à travers des services de sécurité palestiniens restructurés et efficaces. » A-t-elle rempli ses obligations ? Non. L’incitation se perpétue et n’a jamais cessé. Et récemment, à la télévision officielle palestinienne, un dignitaire religieux de cette Autorité mettait en garde les parents palestiniens : « n’effrayez pas vos enfants en les menaçants avec des montres, des démons et des Juifs. ». Mais qu’en disent les « grands frères » ?

Et maintenant ?

Ce gouvernement, tant honni par ceux qui se décrivent comme intellectuels juifs raisonnables, va entrer dans des « négociations indirectes » aussitôt acceptées, faute de mieux, par le gouvernement Netanyahou qui réclame des négociations sans condition depuis le départ, et enfin acceptées du bout des lèvres par les Palestiniens de l’Autorité. La Ligue Arabe a accepté. Les États-Unis se félicitent. Leur envoyé spécial George Mitchell retourne dans la région. Le « négociateur » palestinien Saaeb Erekat, qui vit très confortablement de sa profession, avertit Israël : « si une seule maison est construite en Cisjordanie les Palestiniens arrêteront immédiatement les négociations. » et il annonce qu’il ne faut pas se réjouir trop vite et que les négociations indirectes ne vont pas débuter demain...

Quant à Mahmoud Abbas, il dit sans rire qu’il voit « maint obstacle », énumérant une liste de préconditions. Il veut qu’Israël lui cède de « larges territoires » actuellement sous son contrôle, sans dire comment il s’assurera qu’ils ne deviendront pas autant de repaires de terroristes, alors qu’il a déjà bien assez de mal à s’en assurer dans les territoires qu’il contrôle. Il veut la Vallée du Jourdain, rien que ça. Les terroristes en puissance pourraient dès lors entrer librement avec armes et bagages en Judée Samarie. Et il veut se réinstaller dans la Maison d’Orient à Jérusalem Est. Maison qui avait été un QG d’activités terroristes avant d’être fermée pour cette raison. Obstacles, en effet.

Tant mieux donc pour les « grands frères » si raisonnables que les négociations indirectes ne débutent pas avant le 3 mai. Ils vont ainsi pouvoir présenter leur pétition au Parlement européen sans se ridiculiser tout à fait. Pour réclamer sans doute plus de pressions sur Israël et le partage d’une ville qui ne leur appartient pas. On aimerait savoir quelle est leur opinion quant aux exigences que Mahmoud Abbas vient d’énoncer. Les jugent-ils « raisonnables » ? Pensent-ils que ce partenaire sera bien un partenaire de paix à la hauteur de la situation ? Et qu’il faut donc contraindre Israël à quoi ? Lui céder ? C’est peut-être sur ce partenaire qu’ils devraient faire pression...


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