Le Président israélien s’adresse à l’Union européenne pour lui demander de surseoir à une directive qui « pourrait porter tort au Processus de Paix  » et qui devrait devenir officielle ce vendredi. Elle interdirait tout financement de projets israéliens au-delà des Lignes de 1967 et prévoirait une clause pour ses membres spécifiant que ni l’Est de Jérusalem, ni le Plateau du Golan, ni la Judée Samarie font partie d’Israë l. Shimon Peres qualifie une telle directive d’irresponsable, inutile et inopportune alors que le Secrétaire d’État américain effectue une sixième visite dans la région et s’efforce de relancer le Processus de Paix.
Benyamin Netanyahou, après consultation avec ses ministres avait qualifié cette directive européenne de diktat et récusait à quiconque le droit de déterminer ce que seront les frontières d’Israë l, cela ne pouvant être déterminé que par les deux parties lors de négociations
Aujourd’hui c’est le Président de l’État qui intervient et, saluant les efforts déployés par le Secrétaire d’État américain pour relancer le Processus de Paix, il le 18 juillet adresse ce message à l’Union européenne :
« Les relations entre Israë l et l’Union européenne sont amicales et j’ai beaucoup de respect pour l’Union européenne - je me tourne vers nos amis en Europe et je leur dis : « Attendez avec cette décision – faites de la paix une priorité. Ne mettez pas en place des sanctions irresponsables qui porteront tort au processus de paix. La décision prise par l’Union européenne est inutile et inopportune. Les enjeux sont complexes et sensibles, repoussez votre décision  ». Le président Peres a souligné : « Faites de la paix la priorité et donnez-lui une chance, votre décision pourrait conduire à une nouvelle crise dans notre région  ».