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A propos de la situation à Gaza

par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

mardi 29 avril 2008
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Dans un communiqué diffusé, lundi soir, le Secrétaire général des Nations Unies semble avoir, sinon une vision exacte de la chronologie des événements, du moins savoir où se situent les responsabilités, pour les événements sanglants, qui se sont déroulés à Gaza. Certes, il « appelle Israël à faire preuve d’un maximum de précaution et de retenue. Il rappelle également aux Forces de défense israéliennes leur responsabilité de protéger les personnes civiles pendant leurs opérations militaires, en vertu du droit international humanitaire ».

Et, ensuite, seulement, il « condamne également la poursuite, aujourd’hui, des attaques et des tirs de roquettes du Hamas qui visaient des cibles israéliennes. Il appelle le Hamas et les autres groupes militants à cesser de tels actes de terrorisme
 » (souligné par nous).

Mais, nous avons surtout relevé - ce qui nous paraît une « première » dans la phraséologie onusienne qu’il « leur rappelle également que les zones civiles qui se trouvent à l’intérieur même de Gaza ne devraient pas servir de bases pour lancer leurs attaques ».

Car, il est évident - et il n’est nul besoin d’être un officiel israélien pour le constater, comme l’a fait, une fois, de plus, Ehoud Barak - que « le sang des victimes civiles incombe au Hamas ».

Peu importe, en fin de compte, d’avoir confirmation que la mort de la mère palestinienne et de ses quatre enfants est effectivement due au fait que cette famille n’a pas été tuée par Tsahal, mais par les explosifs que transportaient les deux terroristes visés par l’armée israélienne et qui se trouvaient à proximité de leur habitation.

Car, si ces terroristes n’avaient pas cherché refuge dans une zone habitée, ce « dégât collatéral » ne se serait pas produit. Et on ne peut, donc, qu’à la fois regretter la mort de ces civils, mais aussi condamner l’indécence de ceux qui, du côté palestinien, ont parlé de « crime contre l’humanité ». Il faut savoir de quoi on parle et dévoyer, ainsi, cette expression, ce n’est pas seulement faire injure aux victimes de la Shoah, mais aussi aux centaines de milliers de victimes tutsies et aux centaines de milliers de musulmans, victimes des événements du Darfour.

Puisque nous parlons de dévoiement des mots, il n’est pas trop tard pour revenir sur certains aspects du reportage, complaisamment orienté, comme à son habitude, de Michel Bôle-Richard, dans Le Monde , daté du 26 avril dernier.

Sous le titre catastrophiste « Etranglée par le blocus, Gaza sombre dans la misère et la pénurie », le journaliste français ne manque pas de présenter, à sa façon, et à celle de ses interlocuteurs, qu’il a soigneusement choisis, les effets de « dix mois de siège israélien ».

Bien évidemment, pas question d’évoquer les mises en scène de coupures de courant et les détournements des approvisionnements par le Hamas pour couvrir ses besoins, avant ceux de la population civile.

L’envoyé spécial du Monde ne manque pas de donner la parole au directeur des opérations de l’UNRWA (Organisme des Nations Unies en charge des réfugiés palestiniens) qui n’hésite pas à sombrer dans la grandiloquence en considérant que la situation est « une insulte à la dignité des Palestiniens et un manquement aux droits de l’homme et à la législation internationale ».

Ce responsable onusien oublie que, pendant des années, dans les écoles de l’UNRWA les manuels scolaires appelaient à la haine des Israéliens (il n’est pas sûr que cela ait tellement changé d’ailleurs).

Et les terroristes d’aujourd’hui sont les anciens élèves des écoles de l’UNRWA.

Par ailleurs, il n’est pas venu un seul instant à l’esprit de cette « bonne âme » de se demander pour quelles raisons l’Egypte, voisine de la bande de Gaza, ne vient pas en aide à la population « frère », ne serait-ce qu’en utilisant les mêmes souterrains que les terroristes utilisent pour faire parvenir, dans la Bande de Gaza, armes et munitions.....

Ce n’est pas parce qu’entre 1967 et 2005, Israël a effectivement administré un territoire, qui ne lui a jamais appartenu, qu’il lui incombe de continuer à prendre en charge une population qui lui est foncièrement hostile.

Après, tout, la solidarité entre frères d’Islam devrait jouer. Elle joue bien pour faire front à Israël. Pourquoi ne jouerait-elle pas dans le besoin ?

Dans ce reportage, il n’est évidemment, pas question des raisons pour lesquelles Israël cherche à couper les vivres au Hamas, qui, de fait, a pris toute la population en otage.

Dans un autre reportage, publié dans le numéro daté du 29 avril, Michel Bôle-Richard, sous le titre « Maryam, victime d’une offensive israélienne, comme 58 enfants depuis janvier à Gaza » met l’accent sur « le bruit assourdissant des chars, des blindés, des bulldozers et des hélicoptères ».

Et quelle en est la raison ? Il s’agit d’ « une incursion comme il y en tant pour se saisir des tireurs de roquettes ou procéder à des interpellations ». Comme si le danger que présentent ces terroristes était banal.

Il est vrai que le journaliste parisien, au fait des dossiers de la sécurité israélienne, nous présente le père de la malheureuse Maryam comme étant un « activiste du Hamas. Pas un gros poisson, mais quelqu’un qui compte localement » ce qui, notons-le, est contradictoire, d’autant plus que le journaliste du Monde précise que c’est « un homme de terrain ».

Comme si cette expression ne prenait pas tout son sens, quand on sait que, quotidiennement, des roquettes sont tirées sur Israël. Ne sont-elles pas lancées du « terrain » voisin d’Israël ?

Mais, sans doute, notre « belle âme » parisienne (encore une) considère que les roquettes tombent du ciel....

Qu’on nous permette, alors, cette réflexion triviale : vraiment, certains on tendance à vouloir prendre « les enfants du bon d-ieu pour des canards sauvages »......


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