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ONU : Les mauvaises habitudes subsistent

par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

samedi 2 février 2008
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Il y a quelques années déjà, nous avions déploré que l’ONU ignore les enfants palestiniens engagés dans les combats (www.guysen.com/articles.php?sid=2224). C’était l’époque où Kofi Annan était secrétaire général des Nations Unies. Cette année, alors que Ban-Ki-moon lui a succédé, il n’y a qu’un léger progrès dans l’approche du problème.

Car, si l’enrôlement des enfants palestiniens est évoqué, dans son rapport (A/62/609 du 21 décembre 2007) il l’est non seulement parce qu’il est question du « recrutement d’enfants par des groupes armés palestiniens » (§82), mais, aussi, toujours, selon le même parallélisme haïssable, parce qu’il est fait état de ce que « selon certains rapports, le Shabak, service de sécurité israélien, continue à tenter de recruter des enfants palestiniens en tant qu’informateurs... » (§83).

Curieux rapprochement.....

De même, il est toujours aussi choquant de voir évoqués, en premier lieu, les conséquences des « opérations militaires, des incursions et des raids » que les Israéliens « continuent de mener », car cette présentation des faits donne à penser que ce sont les Israéliens qui sont responsables des événements, alors que ce sont les actions terroristes palestiniennes qui nécessitent ces interventions de l’armée israélienne.

Ce n’est, qu’en second lieu, que le rapport évoque d’ « intenses combats entre les factions palestiniennes rivales en raison de la recrudescence de leur hostilité mutuelle ».

Et si l’on dénombre, au total, 106 enfants palestiniens tués dans le « territoire palestinien occupé » (appellation qui ne devrait pourtant plus s’appliquer à la Bande de Gaza, puisqu’il n’y a plus d’implantations militaires ou civiles israéliennes permanentes), curieusement - si l’on peut dire- le rapport tient à faire ressortir que 58% de ces morts sont imputables à Tsahal (qui, notons-le, toutefois, est bien présentée comme les « Forces de défense israéliennes ») et que 24% des 106 enfants palestiniens ont été les « victimes de violences entre factions rivales dans le territoire palestinien occupé ».

Curieuse présentation statistique, car on ignore les raisons de la mort de 18% d’enfants palestiniens.

En tout état de cause, le rapprochement des pourcentages, respectivement attribués aux forces armées israéliennes et aux « factions rivales » qui se révèle, bien évidemment, défavorable à l’image de marque d’Israël, ne prend pas en compte le fait que la réaction des forces armées israéliennes, compte tenu, des lieux où elle se situe, c’est à dire dans les zones civiles habitées, choisies à dessein par les terroristes, ne peut que provoquer des « dégâts collatéraux ».

Tandis que l’on peut se demander si les bandes armées palestiniennes ne cherchent pas affaiblir leurs adversaires, par tous les moyens, sans prendre aucune précaution, notamment à l’égard des enfants.

Et s’il est vrai que, comme le relève le rapport, durant la période concernée, seuls « cinq enfants israéliens, dont quatre vivant à Sderot et un au kibboutz Karmya, près d’Ashkelon ont été blessés par des roquettes Qassam tirées par des militants palestiniens depuis la bande de Gaza » (souligné par nous), on ne fait pas apparaître que les terroristes (il faut appeler « un chat, un chat ») cherchent volontairement à provoquer des pertes en Israël, alors que Tsahal, malgré sa supériorité de frappe, s’efforce de limiter les « dégâts collatéraux ».

On n’insistera jamais assez sur le fait que les terroristes palestiniens agissent, sciemment, à partir de zones habitées ou, en tout cas, cherchent, ensuite, refuge dans ces zones pour pousser, en quelque sorte, les militaires israéliens à la faute.

Ce parallélisme entre les actions israéliennes, se situant dans le cadre de la légitime défense et le comportement des « groupes armés palestiniens » est également choquant lorsqu’est évoqué le fait qu’ « écoles et hôpitaux continuent à être la cible d’attaques, tant par les FDI que par des groupes armés palestiniens qui, ce faisant, blessent, voire tuent des enfants ».

Une fois encore on omet de constater que les terroristes n’hésitent pas à mener leurs actions à proximité d’écoles ou d’hôpitaux et/ou en tout cas cherchent ensuite à y trouver refuge, espérant y trouver ainsi le salut, au mépris de la vie des enfants ou des patients, qui s’y trouvent.

Et il est un peu simpliste de relever le fait qu’ « il y a eu au moins 10 cas d’attaques de soldats des FDI contre des établissements scolaires de l’Autorité palestinienne et de l’UNRWA » (organisme des Nations Unies, censé venir en aide aux réfugiés palestiniens, mais qui, très souvent, abrite des activités criminelles ).

Car ce n’est certainement pas délibérément que ces « attaques » ont été menées, pas plus que si « dans cinq cas les soldats israéliens ont lancé des gaz lacrymogènes, des bombes sonores ou des grenades incapacitantes dans les écoles », c’est très vraisemblablement parce qu’ils cherchaient, légitimement, à mettre hors d’ état de nuire des terroristes, en évitant d’utiliser des armes létales, de nature à provoquer des « dégâts collatéraux » parmi les enfants.

Bien évidemment, dans les deux pages et demie consacrées à « la situation dans le territoire palestinien occupé et en Israël » (sur la vingtaine de pages consacrées aux « Informations sur le respect des engagements pris et les progrès accomplis dans des situations dont le Conseil de sécurité est saisi », c’est à dire 13 « situations »), il est fait mention d’un « rapport d’expert », qui a constaté que « l’incidence la plus grave de la barrière et du régime qui lui est associé » ( ??) était « la multiplication du nombre de personnes déplacées et des violations de leurs droits » (sans aucune précision sur ce point, d’ailleurs) « ainsi que l’aggravation de la pauvreté, conséquences humanitaires désastreuses ».

Une fois encore on ne peut que s’écrier « à qui la faute » ?

Et si « la majorité des personnes affectées sont des enfants » n’est guère douteux, on se garde bien de préciser que c’est, tout naturellement, le reflet de la composition de la population palestinienne.

Le rapport se complaît également à multiplier les statistiques des « structures civiles » démolies, sans bien évidemment chercher à comprendre que les Israéliens s’efforcent de priver les terroristes de lieux de refuge.

Et lorsqu’il est question des « déplacements forcés » qui s’expliqueraient « non seulement par les expulsions et les démolitions de maisons », on ne peut qu’être surpris de lire qu’ils résulteraient, également, de « l’expansion des colonies ».

Or, à notre connaissance cette expansion, sur laquelle nous nous sommes déjà exprimé, sans être pour autant descendu du Sinaï, ne nous paraît pas s’être, pour autant, traduite par une expulsion d’habitants palestiniens, alors qu’elle porte sur des terres considérées, à tort ou à raison, comme vacantes.

Bref, une fois de plus, un rapport du Secrétaire général ne fait pas dans la mesure, mais plutôt dans la démesure.


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