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Mahmoud Abbas : Janus à deux têtes

par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

dimanche 27 janvier 2008
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A quelques heures de la rencontre entre Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien, Guysen.International.News nous apprenait que l’Autorité (sic) palestinienne avait décrété trois jours de deuil pour la mort de Georges Habache, fondateur du FPLP (Front pour la libération de la Palestine) et que le président de l’AP Mahmoud Abbas dresserait, à cette occasion une tente funéraire à la Mouqataa de Ramallah et recevrait les visiteurs en soirée.

Mahmoud Abbas aurait également donné l’ordre de mettre les drapeaux en berne dans toutes les institutions palestiniennes.

Pour ceux qui l’ignoreraient (mais y en a-t-il beaucoup ?) Georges Habache est responsable de plusieurs détournements d’avions, dans les années 70, et on évoquait son implication dans le détournement sur Entebbe, en 1976, de l’avion d’Air France, assurant la liaison Tel Aviv-Paris. En tout cas, c’est son mouvement, qui avait revendiqué l’assassinat, en 2001, du ministre israélien du tourisme Rehavam Zeevi.

Passons sur le fait que ce personnage ait trouvé refuge, depuis 15 ans, à Amman, ce qui en dit long, également, sur l’attitude du Royaume hachémite face au terrorisme.

Mais, il nous semble que cette initiative spectaculaire prise par Mahmoud Abbas ne permet pas de le considérer comme une « oie blanche » quant à son engagement pour une coexistence pacifique avec Israël.

Car, considérer comme un héros, ce médecin marxiste d’obédience grecque orthodoxe, qui, comme les musulmans du Hamas, désignait comme ennemi l’Etat d’Israël, ne nous paraît pas constituer un gage de bonne volonté.

On ose espérer qu’Ehoud Olmert, au cours de l’entretien qui devait porter sur la possibilité d’un déploiement de forces de l’Autorité (sic) palestinienne à la « frontière » entre la bande de Gaza et l’Egypte, n’aura pas manqué de manifester son étonnement (c’est le moins que l’on puisse dire) de cet honneur fait à un chef terroriste.

Certes, les Israéliens n’ont pas l’embarras du choix de leurs interlocuteurs, mais ce n’est pas une raison pour passer sous silence cette compromission officielle avec un ancien responsable terroriste.

On profitera de cette évocation d’un autre aspect de Mahmoud Abbas pour stigmatiser le comportement de la Libye au Conseil de sécurité.

Comme on le sait, chacun des membres (qu’il soit permanent ou non) de cet organe principal des Nations Unies, chargé, principalement, du maintien de la paix et de la sécurité internationales, en assure, à tour de rôle, la présidence pour un mois.

Mais ce rôle de président ne devrait être que purement formel, à savoir organiser le bon déroulement des discussions, sans pour autant faire prévaloir le point de vue de l’Etat, dont il est originaire.

Ce n’est apparemment pas la conception que s’en fait le représentant libyen, qui assure, donc, la présidence du Conseil en janvier 2008.

Déjà, il y a quelques jours, il avait refusé une demande d’Israël visant à porter à l’ordre du jour la question du lancement, en territoire israélien, de roquettes Qassam.

Finalement, la question a, quand même, été évoquée, mais le représentant libyen a bloqué la « déclaration présidentielle », expression généralement utilisée dans la pratique du Conseil de sécurité, pour désigner, en l’absence de l’adoption d’une résolution, le résumé fait par le Président en exercice du débat qui a eu lieu au sein du Conseil sur une question donnée.

Une telle déclaration n’est pas soumise au vote et résulte d’un consensus entre les membres.

Et précisément, toujours d’après Guysen.International.News, le débat au Conseil de sécurité de l’Onu sur la condamnation des tirs de Qassam, devait reprendre lundi, car, il a été interrompu samedi, alors que 14 sur 15 membres du Conseil avaient approuvé le texte.

C’est le président libyen du Conseil, qui a tenu à ajourner la séance, pour soumettre la déclaration aux pays arabes, procédure inusitée, car les membres non permanents du Conseil de sécurité sont censés représenter les différents groupes géopolitiques de l’ONU.

Et on s’étonnera d’apprendre que seul l’ambassadeur britannique n’aurait pas caché sa déception.

Décidément, l’actualité ne manque pas de nous donner des sujets d’étonnement, pour ne pas dire d’irritation.


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