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Les universitaires britanniques laissent tomber leur projet de Boycott d’Israel

Haaretz

samedi 29 septembre 2007
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Un syndicat d’universitaires britanniques a laissé tomber vendredi les projets controversés de boycott des universités israéliennes, après qu’il ait été décidé que le boycott proposé serait illégal et ne pourrait pas être mis en application.

Le Syndicat des Universités et Collèges Universitaires de Grande-Bretagne (UCU) avait envisagé de cesser de financer les visites, les conférences et les publications communes avec des établissements israéliens.

En mai, le syndicat avait voté de promouvoir un boycott des établissements universitaires israéliens, en accusant les intellectuels israéliens de « cooperation avec l’occupation » des territoires palestiniens, qui, selon la motion, avaient refusé l’éducation aux Palestiniens.

La décision a été largement critiquée, y compris par l’ancien Premier Ministre britannique Tony Blair, les responsables d’universités au Royaume-Uni et par de nombreux universitaires nord-américains.

Depuis lors, l’UCU a cherché de nombreux conseils juridiques afin d’essayer de mettre en application la politique du congrès tout en protégeant la position des membres et du syndicat lui-même.

Ces conseils juridiques ont montré clairement que lancer un appel au boycott des établissements israéliens entrainait un risque sérieux de violer la législation Britannique contre la discrimination.

Le boycott proposé est également vu comme étant en dehors des objectifs et des fins de l’UCU.

La tournée des campus pour discuter du boycott a été également suspendue.

Le secrétaire général de l’UCU, Sally Hunt a indiqué : « Bien que l’UCU soit libre de débattre sur le pour ou contre de la politique israélienne, il ne peut pas dépenser les ressources de ses membres en cherchant à tester l’opinion sur quelque chose qui est en soi illégal et ne peut pas être mis en application. »

Le ministre israélien des Affaires Etrangères Tzipi s’est félicité de la décision de l’UCU. Elle a déclaré : « La suspension du boycott imminent est une nouvelle importante pour le milieu universitaire israélien. Cela soutient la position internationale que limiter la liberté de parole dans le milieu universitaire est en soi une erreur. »

Elle a également déclaré que :« Cela montre que des efforts communs peuvent contrecarrer un mouvement politique cynique destiné à saper la légitimité internationale d’Israel. »

Livni a interrogé sa contre-partie britannique, David Miliband, sur la question lors d’une réunion vendredi. Livni a également interrogé Miliband sur un vide juridique qui permet aux officiers de sécurité israéliens d’être jugés devant les tribunaux britanniques.

Ophir Frenkel, directeur exécutif du comité consultatif international pour la liberté universitaire, un panel constitué par l’université de Bar Ilan afin de coordonner la campagne contre le boycott, s’est félicité de la décision de l’UCU.

Elle a déclaré : « L’UCU a finalement compris qu’un boycott universitaire n’est pas une mesure légitime de protestation politique. »

En 2003, une proposition pour rompre les liens entre les universités britanniques et les institutions universitaires israéliennes a été mise en échec, mais deux ans après l’association des professeurs d’université britanniques - le prédécesseur de l’UCU - a voté le boycott des universités de Haïfa et de Bar Ilan. Cette décision a été annulée seulement un mois plus tard sous une pression internationale féroce.

Les efforts menés par les syndicats britanniques tels que l’UCU pour couper les liens avec Israel ont choqué les Israéliens, dont beaucoup accusent les groupes de viser injustement leur pays.

Les discussions sur le boycott ont également embarrassé le gouvernement britannique, qui a envoyé en juin son plus haut responsable de l’enseignement supérieur en Israel afin de montrer sa solidarité avec les universités israéliennes.

Les juifs aux Etats-Unis se sont levés d’un bond pour défendre Israel contre ses détracteurs britanniques.

L’Anti-Diffamation League basée à New York a diffusé des publicités dans les principaux journaux pour qualifier les motions d’anti-sémites, et le professeur de droit de l’université d’Harvard, Alan Dershowitz - un véhément partisan d’Israel - a même menacé de mettre en place un groupe d’avocats pour ruiner tout groupe qui appliquerait un boycott.

L’ambassade d’Israel à Londres a bien accueilli vendredi la déclaration de l’UCU.

« Ce n’est pas la première fois qu’un boycott est annulé » a déclaré le porte-parole de l’ambassage israélienne. « Nous espérons que ce sera la dernière fois. »


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