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Gaza : calculs imbéciles ou propos stupides ?

par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

vendredi 18 mai 2007
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Dans son numéro, daté du 18 mai, Le Monde consacre son éditorial aux évènements de Gaza, sous le titre « Calculs imbéciles ». Ce n’est pas le sujet qui suscite des réserves, car, ainsi que nous l’avons, ici même (v. 29 janvier 2007) souligné, alors que la guerre civile entre les « frères ennemis » palestiniens débutait, « la communauté internationale ne peut rester indifférente....à l’égard des événements sanglants de la Bande de Gaza... ».

Non, ce qui choque, c’est le titre qui, dans la conclusion de l’éditorial, recouvre les « calculs » imputés à Israël (et aux Etats-Unis, bien évidemment).

Selon les stratèges du grand quotidien du soir, « le règlement de la question palestinienne est jugé plus problématique et plus coûteux que sa simple gestion, globalement maîtrisée d’un point de vue militaire par Israël et absurdement financée par les pays arabes et européens ».

Cette constatation vient après le reproche fait de continuer à boycotter les islamistes palestiniens, en ne tenant pas compte de l’accord de La Mecque, ayant « débouché laborieusement » (sic) sur un gouvernement d’union (re-sic) avec le Fatah et la « relance de l’initiative arabe ».

S’il est vrai qu’Israël n’a aucune sympathie particulière pour le Hamas, il est peut-être excessif de soutenir q’Israël (et les Etats-Unis) « souhaitent ouvertement que le Fatah élimine le Hamas », car, et c’est bien la preuve de la faiblesse de l’Autorité (sic) palestinienne, Mahmoud Abbas souffle, en quelque sorte, le chaud et le froid, en ne maîtrisant pas tous les membres du Fatah, dont il est pourtant le chef.

Ce qu’attestent certaines actions terroristes attribuées à la branche armée de ce mouvement.

Toujours est-il que les journalistes du Monde continuent à parer de tous les bienfaits l’accord de La Mecque et la « relance de l’initiative arabe ».

On ne répètera jamais assez - ce que nous faisons d’ailleurs régulièrement, ici même - que ledit accord n’a été qu’un leurre, comme le prouvent, sur le plan des rapports entre Palestiniens, les tueries qui ont pris de l’ampleur ces derniers jours.

Mais, surtout, s’agissant de la solution du conflit avec Israël, le Hamas, qui, rappelons-le, dirige le (fantomatique) gouvernement d’union (sic) nationale n’a en rien modifié son attitude.

Rappelons que dans cet accord, le représentant du Hamas admettait, en principe, le respect des accords passés par l’OLP, sans pour autant y adhérer, ce qui explique le refus, réitéré, à plusieurs reprises, par la suite, par le premier ministre palestinien de reconnaître l’Etat d’Israël.

Il faut être sourd et aveugle pour ne pas comprendre que la base de toute négociation avec la partie palestinienne suppose une reconnaissance expresse du droit à l’existence de l’Etat d’Israël.

On ne discute pas avec quelqu’un qui accepte, seulement, de remettre votre assassinat à plus tard.

La recrudescence des lancements de Qassam en territoire israélien, très vraisemblablement initiés par le Hamas, témoigne, si besoin était, de la persistance des intentions agressives de ce mouvement.

Ses dirigeants mènent, de fait, un double combat : l’un contre le Fatah, pour occuper seul l’échiquier politique palestinien et l’autre contre Israël.

Ces deux combats sont d’ailleurs étroitement liés, le Hamas pouvant reprocher à Mahmoud Abbas de ne pas se prononcer ouvertement contre Israël.

On attend avec impatience - et inquiétude - les conseils que les politologues du boulevard Auguste Blanqui ne vont pas manquer de prodiguer au nouveau ministre des affaires étrangères français, ou plutôt à celui qui entend bien diriger la politique de la France, donc, également, sa politique étrangère, à savoir le président Sarkozy.


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