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La presse Palestinienne revendique la souveraineté sur Jérusalem

Bertrand Ramas-Muhlbach

vendredi 23 février 2007
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« Al Ooufok » se présente comme le site du « mouvement démocratique arabe dédié à l’intifada », dans la mesure où les nobles valeurs défendues par le support, en l’occurrence la lutte contre l’ennemi sioniste, s’expriment à travers des messages qui respectent la règle démocratique. En réalité, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un instrument de propagande anti israélienne.

Ainsi, vendredi 9 février 2007, le site a publié un article au titre évocateur sur les travaux entrepris à Jérusalem : « Occupation : fouilles archéologiques au mépris de la souveraineté des lieux ». Ce document qui martèle sans plus finir que Jérusalem fait l’objet d’une « occupation » (I) ne manque pas de déplorer l’impuissance du légitime propriétaire des lieux (II).

I L’INCESSANT RECOURS A LA NOTION D’ « AUTORITE D’OCCUPATION »

L’article, relativement court, traite des travaux entrepris à Jérusalem à l’origine des émeutes du mois de février 2007 mais, en dépit de sa taille, l’expression « autorité d’occupation » est reprise dans le texte de façon ininterrompue.

Tout d’abord, le titre lui-même comprend le terme « occupation » et pour ne pas oublier qu’il s’agit du thème central exposé par le propos, l’auteur reprend l’expression de manière systématique. Ainsi, la décision de construire une passerelle menant à la porte des Maghrébins a été prise par « l’autorité d’occupation », les restrictions tenant aux modalités de circulation sur le Mont du Temple ont été imposées par « l’autorité d’occupation » et ce, en dépit de la vague de protestation résultant du renforcement de la présence policière de « l’autorité d’occupation ».

Le document rappelle les propos de Adnan Husseini, directeur du Waqf, selon lequel cette rampe appartient aux lieux saints, et fait état de ses plaintes contre les fouilles permanentes effectuées par « l’autorité d’occupation » même si Tzipi Livni, ministre des affaires étrangères de « l’autorité d’occupation », a tenté de rassurer sur l’absence de dangerosité de ces travaux pour la mosquée Al Aqsa.

Pour leur part, les israéliens n’ont tiré aucune leçon de l’histoire car déjà, en 1996, le creusement d’un tunnel archéologique avait entraîné des affrontements violents entre les palestiniens et « les forces de l’occupation », soldés par 76 morts. De même, la visite d’Ariel Sharon sur l’esplanade avait conduit au déclenchement de la seconde intifada.

La deuxième partie de l’article intitulée « Heurts entre policiers de « l’autorité d’occupation » et les manifestants palestiniens à Jérusalem-Est », liste les dégâts tels qu’ils ont été rapportés par la « police de l’autorité d’occupation » à la suite des grenades lancées par « Les forces de l’ordre de l’autorité d’occupation » pour disperser les fidèles musulmans qui lançaient des pierres en signe de protestation.

Bien évidemment, malgré l’absence de dangerosité des fouilles, avancée par « l’autorité d’occupation », la Malaisie, Présidente en exercice de l’Organisation de la Conférence islamique, a, une nouvelle fois, appelé « l’autorité d’occupation » à mettre fin à ces travaux.

« Le porte parole de l’autorité d’occupation » communiquera le bilan des incidents (15 policiers et 9 manifestants légèrement blessés) même si, selon les estimations de « la police de l’autorité d’occupation », 9000 fidèles sont venus prier dans l’édifice religieux alors que les policiers tentaient, selon Micky Rosenfeld, porte-parole de « la police de l’autorité d’occupation », de disperser avec prudence les manifestants.

Notons enfin que pour éviter de laisser entendre que l’occupation ne concernerait que Jérusalem, le texte rappelle que les unités de police « de l’autorité d’occupation » ont été déployées dans le nord du pays pour faire face à d’éventuels débordements à l’occasion de la manifestation prévue à Nazareth. De plus, à Hébron, « en Cisjordanie occupée », des témoins ont rapporté que « l’armée d’occupation » avait bouclé le centre de la ville...

La technique rédactionnelle employée est intéressante à plusieurs égards :

Tout d’abord, la répétition incessante du terme « autorité d’occupation » permet de convaincre les palestiniens qu’ils sont bien victimes d’une occupation pour ceux qui n’en aurait pas la certitude.

En outre, le caractère autoritaire de la répétition, assimilable à un matraquage intellectuel, évite d’avoir à préciser ce qui est occupé et par qui.

Enfin, le caractère tout à fait singulier de la communication a pour effet de priver les palestiniens de discernement puisque la finalité est peut être de les amener « à se faire exploser » pour la cause palestinienne, sans fournir trop de précisions.

En tout état de cause, les palestiniens ne sont pas isolés même si le véritable propriétaire est impuissant face à l’occupant.

II L’IMPUISSANCE DU PROPRIETAIRE LEGITIME

Le second message de l’article concerne l’impuissance du propriétaire légitime des lieux face à l’autoritarisme insensé de l’occupant. Pour ce faire, l’auteur a parsemé son texte d’anecdotes tout à fait subtiles.

Tout d’abord, les palestiniens subissent la décision autoritaire de « l’autorité d’occupation » qui a décidé de remplacer une passerelle pour des motifs tout fait mineurs puisque celle-ci « aurait » été fragilisée par une tempête survenue il y a trois ans, d’une part, et un « léger » tremblement de terre d’autre part.

Par ailleurs, la violence de la méthode résulte de l’absence de consultation du Waqf, office des biens religieux chargé de la garde des lieux saints, dont les représentants ont pourtant affirmé que les travaux risquaient de fragiliser la mosquée Al Aqsa (la Sainte).

Ce procédé traduit encore l’attitude irrespectueuse de « l’autorité d’occupation » à l’égard des lieux saints et son caractère mécréant.

Ainsi, le véritable propriétaire des lieux est discrètement présenté comme étant la nation arabe puisque les travaux ont déclenché un concert de protestation dans les « capitales arabes » et évidemment, l’indignation du roi Abdallah de Jordanie, « qui a autorité sur les lieux saints », face à cette atteinte aux sites musulmans.

Naturellement, le directeur du Waqf a condamné cette injuste violation du site puisque les travaux inutiles mettent en danger les fondations du site alors que lui n’a même pas la « permission d’apporter un sac de ciment » pour effectuer des travaux nécessaires. Il s’est également indigné d’avoir à subir le diktat de l’autorité d’occupation alors que « Jérusalem appartient à tout le monde et devrait être ouvert à tout le monde ».

L’autorité d’occupation est néanmoins bien consciente de la nécessité de s’en rapporter au véritable maître des lieux puisque Gidéon Avni, directeur des fouilles, a confirmé que le Waqf pourrait venir voir les travaux.

Il n’en demeure pas moins un profond déséquilibre des forces entre les policiers de « l’autorité d’occupation » et les fidèles musulmans venus prier à la mosquée Al Aqsa. Des grenades assourdissantes ont d’ailleurs été utilisées pour disperser les fidèles musulmans qui lançaient des pierres en signe de protestation.

L’illégitimité de l’occupant se déduit également de l’appel, par les responsables musulmans (telle la Malaisie, présidente de l’Organisation de la Conférence Islamique), à manifester contre les fouilles qui menacent le troisième lieu saint de l’Islam alors que pour sa part, l’autorité d’occupation ne cherche qu’à mettre à l’abri « d’éventuelles trouvailles archéologiques », sans véritable intérêt.

Finalement, l’absurde décision s’est soldée par des blessés, des personnes arrêtées, des dizaines de fidèles bloqués dans l’édifice religieux (en raison des affrontements sur le site appelé par les musulmans Al Haram Al Charif) ou encore des intoxications par inhalations de gaz lacrymogène.
L’article peut alors se terminer, comme tous les textes publiés sur AL OUFOK, par une invitation à signer la pétition « Non au terrorisme de l’État d’Israël contre les peuples Palestinien et Libanais »....

Le second message de l’article est également intéressant puisqu’il rassure les palestiniens qui ne sont pas seuls à devoir subir cette injustice et cette atteinte aux lieux saints de l’Islam, mais sont suivis par l’ensemble du monde arabe.

A cet égard, le texte mélange habilement la notion de peuple palestinien autonome et sont intégration dans le monde arabes comme s’il en était un sous ensemble.

Et c’est là le véritable problème que soulève la question palestinienne.

Sur un plan international, il est revendiqué l’application d’un principe admis selon lequel « les peuples ont le droit de disposer d’eux même » alors qu’en réalité, les populations palestiniennes sont considérées par les dirigeants du monde arabe comme une partie intégrante de la grande nation arabe sans spécificité aucune. D’ailleurs, l’autorité sur Jérusalem ne revient pas aux palestiniens mais bien au Roi de Jordanie qui l’exerce sur les lieux saints.

Comme le bon sens fini toujours par l’emporter, espérons qu’un jour vienne où les palestiniens cesseront d’être pris pour des imbéciles et d’être instrumentalisés sous couvert d’une application des droits de l’homme


Occupation : « Fouilles archéologiques au mépris de la souveraineté des lieux »
Al-Oufok - vendredi 9 février 2007.

Une nouvelle fois, l’esplanade des Mosquées de Jérusalem fait l’objet d’un regain de tension. A l’origine de ce nouvel accès de fièvre, la décision prise par l’autorité d’occupation de construire une nouvelle passerelle conduisant à la porte des Maghrébins pour remplacer l’actuelle, en bois, qui aurait été fragilisée par une tempête de neige et un léger tremblement de terre en 2004.
Afin de planter des nouveaux piliers, des bulldozers se sont attaqués à une énorme butte de terre au pied de la mosquée Al-Aqsa.
Ces travaux ont été entrepris sans consulter le Waqf, l’office des biens religieux, chargé de la garde des lieux saints. Ses représentants affirment que deux salles souterraines rattachées aux mosquées sont sous le monticule et que ces travaux vont fragiliser les soubassements de la mosquée Al-Aqsa.
La vue des bulldozers et les restrictions décidées par l’autorité d’occupation pour l’accès à l’esplanade ont immédiatement soulevé un concert de protestations dans toutes les capitales arabes. Le roi Abdallah de Jordanie, qui a autorité sur les lieux saints s’est indigné de cette « atteinte aux sites musulmans ».
Des manifestations ont déjà eu lieu à Gaza, en Cisjordanie et dans le monde arabe. L’autorité d’occupation a considérablement renforcé la présence de sa police dans la veille ville de Jérusalem. Pour Adnan Husseini, directeur du Waqf, cette rampe appartient aux lieux saints et la nouvelle construction envisagée est une « violation » du site. Il se plaint des fouilles permanentes effectuées par l’autorité d’occupation, « qui mettent en danger les fondations alors que l’on n’a pas la permission d’apporter un sac de ciment et d’entreprendre des réparations ». « Mes lettres à la mairie de Jérusalem restent sans réponse. »
« Nous sommes constamment soumis aux diktats de la police alors que Jérusalem appartient à tout le monde et devrait être ouverte à tout le monde », s’indigne-il.
Pour Tzipi Livni, la ministre des affaires étrangères de l’autorité d’occupation, « les travaux ne sont pas susceptibles d’endommager les murs romains de l’esplanade qui sont solidement chevillés au rocher ». Quant à Gidéon Avni, le directeur des fouilles, il a déclaré : « Nous ne cachons rien. Le Waqf pourra venir voir les résultats. »
En 1996, l’ouverture d’un tunnel archéologique avait entraîné des affrontements violents entre Palestiniens et forces d’occupation qui s’étaient soldés par 76 morts. La deuxième intifada a éclaté en 2000 après une visite de l’esplanade d’Ariel Sharon.

Heurts entre policiers de l’autorité d’occupation et manifestants palestiniens à Jérusalem-Est

Des incidents entre policiers et fidèles musulmans ont fait plusieurs dizaines de blessés légers sur l’Esplanade des mosquées, à Jérusalem-Est après les prières du vendredi 09 février 2007 à la mosquée Al Aksa, a déclaré la police de l’autorité d’occupation.
Les « forces de l’ordre » de l’autorité d’occupation sont intervenues pour disperser à l’aide de grenades assourdissantes des fidèles musulmans qui lançaient des pierres pour protester contre des travaux près de ce site.
Des responsables musulmans avaient appelé à manifester contre des fouilles effectuées en contrebas de l’Esplanade des Mosquées, où se trouve la mosquée Al Aksa, troisième lieu saint de l’islam. Les pays arabes craignent que ces travaux endommagent les fondations de la mosquée.
L’autorité d’occupation assure que l’édifice ne souffrira pas de fouilles visant à mettre à l’abri, comme l’exige la loi, d’éventuelles trouvailles archéologiques avant d’entamer la construction d’une passerelle piétonne menant au site.
La Malaisie, présidente en exercice de l’Organisation de la Conférence islamique, a une nouvelle fois appelé vendredi l’autorité d’occupation à mettre fin à ces travaux.
Un porte-parole de la police de l’autorité d’occupationa fait état de 15 policiers et de neuf manifestants légèrement blessés. Dix-sept personnes ont été arrêtées, notamment dans les rues à l’extérieur de la Vieille Ville de Jérusalem.
La police de l’autorité d’occupation estime que 9.000 fidèles ont prié vendredi dans la mosquée Al Aksa. Des dizaines de musulmans ont été bloqués dans l’édifice religieux en raison des affrontements sur le site appelé aussi par les musulmans Al Haram al Charif.
« La police a utilisé des grenades assourdissantes et contrôle entièrement le Mont du Temple. Les policiers tentent avec prudence de disperser les manifestants », a déclaré Micky Rosenfeld, porte-parole de la police de l’autorité d’occupation.
Il a démenti les informations de la radio israélienne sur l’utilisation de balles en caoutchouc.
Seuls les femmes et les hommes âgés de plus de 45 ans avaient été autorisés à participer à ces prières en raison des risques d’émeutes.
Des unités de police de l’autorité d’occupationont en outre été déployées dans le nord du pays pour faire face à d’éventuels débordements lors d’une grande manifestation prévue dans le courant de la journée à Nazareth.
A Hébron, en Cisjordanie occupée, des témoins ont rapporté que l’armée d’occupation avait bouclé le centre de la ville après que des jeunes eurent jeté des pierres et incendié des pneus. Trois personnes ont été hospitalisées pour inhalation de gaz lacrymogène.

PÉTITION

Non au terrorisme de l’État d’Israël contre les peuples Palestinien et Libanais
....!!!??


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