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Etat-major de Tsahal : la voie est libre pour Ashkenazi

Alexandre Yudkewicz - Arouts 7

lundi 22 janvier 2007
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Les partisans d’un retour à une armée d’Israël dont on puisse être fier, une armée de combattants audacieux et de stratèges courageux n’hésitant pas à braver bille en tête les recommandations de l’échelon politique, ne peuvent que se réjouir. En effet, tout semble indiquer que le prochain chef d’état-major sera le valeureux général Gaby Ashkénazi.

L’hypothèse Kaplinsky fait long feu

Jusqu’à l’annonce, dimanche (21 janvier 2007) en soirée, de la renonciation du général Moché Kaplinsky, chef d’état-major adjoint, le contre-scénario de la nomination de ce dernier restait une hypothèse à la côte élevée. Kaplinsky avait en effet les préférences du Premier ministre Ehoud Olmert. Le second de Dan Haloutz faisait en effet figure de successeur naturel au chef d’état-major démissionnaire.

Pourtant, Kaplinsky, sans doute blessé par les communiqués émanant du ministère de la Défense et relayés par les médias israéliens, faisant état des préférences d’Amir Péretz pour la nomination d’Ashkenazi, a retiré sa candidature. Dans une lettre adressée au ministre de la Défense, le général Kaplinsky annonce renoncer à briguer le poste de chef d’état-major. La missive, adressée en copie à Haloutz et au Premier ministre, ne laisse pas la possibilité à Olmert de jouer un mauvais tour à Péretz en soutenant son candidat contre celui du ministre de la Défense.

Fort heureusement, le renoncement de Kaplinsky évite à Tsahal de s’embourber dans une crise autrement plus grave : si Dan Haloutz a démissionné, prenant sur lui les erreurs de la seconde guerre du Liban, Kaplinsky n’en est pas moins responsable. Parachuté par Haloutz au commandement nord pendant les hostilités, Kaplinsky a alors eu l’occasion de prouver sa capacité, ou son incapacité, à diriger les combats. Or, au lieu de prendre les rênes retirés de facto au commandant du front nord, Oudi Adam, Kaplinsky s’était alors contenté d’occuper un poste d’observation au QG Nord, laissant lamentablement l’officier désavoué mener les combats. Autrement dit, plus que Haloutz, le poids de l’échec de la campagne du Liban à l’été 2006 repose sur Kaplinsky. Sa nomination n’aurait fait qu’aiguiser la crise que traverseTsahal. Dans sa lettre à Péretz, Kaplinsky reconnaît la nécessité d’une nomination la plus consensuelle possible. « Je ne saurais, dans ces conditions, prendre sur moi la charge de chef d’état major », écrit-il.

Gaby Ashkénazi : le charisme d’un combattant

Contrairement aux autres principaux prétendants au poste de chef des armées, Gaby Ashkénazi possède à son actif une longue liste de combats victorieux sur le terrain. Sa popularité n’a pas franchi le cadre limité des unités combattantes, la presse s’en est peu fait l’écho, mais ses faits d’armes sont connus au sein de l’appareil de commandement de Tsahal.

L’hebdomadaire Mekor Rishon, dans son édition de vendredi 19 janvier 07, relate de première main le témoignage d’un des soldats de l’unité Golani dans laquelle Ashkénazi s’est distingué lors des combats de la première guerre du Liban, en 1982. Lors du combat de Tel Fahar, alors que les soldats israéliens se tiraient dessus par erreur et que des lacunes du renseignement avaient induits les combattants de Tsahal à une déroute quasi-certaine, Gaby Ashkénazi, alors chef de bataillon, avait alors su prendre les choses en main et retourner le sort. « Ce qui se dégageait de cette homme », se souvient son compagnon de combat, « c’est sa capacité à diriger, à mener les hommes aux combats. Alors que nous étions tous courbés et apeurés, il se tenait debout et donnait des directives claires. C’est grâce à lui que cette bataille fut un succès. »

Avantage supplémentaire : Ashkénazi n’est pas un homme d’appareil. Indépendant, il n’est pas lié aux élites en place. Il y a deux ans, lorsqu’il avait fallu trouver un successeur à Moché Yaalon, Ashkénazi était sur les rangs. L’amitié qui liait Haloutz à Sharon et l’impérieuse nécessité que ce dernier avait de nommer un chef d’état-major docile pour mener à bien l’évacuation du Goush Katif avaient eu raison des qualités du ‘golani’ Gaby Ashkénazi. Sa nomination ne ferait que réparer cette injustice.

Et le pire est toujours possible...

Tant qu’Olmert ne signe pas l’ordre décrétant la nomination du futur chef d’état-major, tout est toujours possible, même le pire... Car en effet, Ashkénazi a contre lui le fait qu’il soit à présent sorti du cadre de l’armée. Jamais un chef d’état-major n’avait été nommé parmi les généraux de la réserve. Cette première ne ferait jamais suite qu’à la situation, jusque là inédite, d’un chef d’état-major démissionnaire, ce qui ne s’était jamais vu dans l’histoire de Tsahal.

S’il fallait à Olmert choisir à tout prix un autre candidat que celui avancé par Amir Péretz, et compte tenu de la défection de Kaplinsky, il ne resterait guère de choix envisageable. Le seul nom qui émergerait alors : celui du général Benny Ganz, le commandant de l’armée de terre. Ganz avait auparavant servi comme commandant de la région Nord, jusque il y a un an et demi et son remplacement par Oudi Adam. Contrairement à son rival, Benny Ganz est un homme très influencé par les élites politiques ‘bon teint’ et un militaire qui aime la compagnie des journalistes. De plus, Ganz n’a pas du son avancement au cours des dix dernières années à aucun succès sur le terrain. Il était responsable du front Nord lors de la débâcle de mai 2000, et commandant des forces armées en Judée-Samarie lors des premières années de l’Intifada, lorsque Tsahal, de facto, ne combattait pas vraiment contre le terrorisme. Ganz en effet, fait parti de ces militaires ‘post-sionistes’ qui croient que la solution du conflit ne peut qu’être ‘diplomatique’... Bref, en toute logique, le prochain chef d’état major devrait être Gaby Ashkénazi... Mais, au royaume d’Olmert le pire est toujours possible...


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