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Les Caricatures et les 3 Monothéismes Abrahamiques.

Y.B.

jeudi 5 octobre 2006
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Les êtres bien intentionnés qui œuvrent pour le rapprochement des hommes ont toujours évoqué les 3 monothéismes Abrahamiques, comme par ailleurs ses pourfendeurs qui les envoient dos à dos.
Q’en est - il en réalité ?

Il s’agit du 1er , du 2e et du 3e monothéismes selon l’ordre chronologique de leur édification !

Sans vouloir signifier un jugement de valeur - du moins pas pour le moment - L’édification chronologique des trois monothéismes Abrahamique suggère le paradigme d’un bâtiment de trois étages.

Il est essentiel de ne pas oublier cette représentation afin de comprendre les détestables relations occasionnelles et leurs conséquences dramatiques qui ont fait de ce voisinage immédiat une « tour infernale » plutôt qu’un « temple de la fraternité ».

Nous savons que quasi toutes les idées théologiques du (ou des) Monothéisme(s) ainsi que les principaux mythes fondateurs - qui ont engendrés d’autres mythes fondateurs par la suite - ont bouillonnés dans le chaudron d’idée qui fut la période du judaïsme de l’époque dite du « deuxième Temple » (1-2 siècles avant CE) héritière aussi d ‘autres civilisations : (voir aussi les manuscrit de la mer morte)

Dieu Roi et Père miséricordieux et le royaume du ciel, la prophétie et les prophètes, le péché et le châtiment, les sacrifices propitiatoires, l’expiation et la rédemption, les lois et décrets, l’éthique et la justice, le bien et le mal, le paradis et l’enfer, les anges et les démons, la charité et l’amour du prochain, l’apocalypse et le jugement dernier, la résurrection des morts , l’immortalité de l’âme, la perdition et l’histoire du salut, la prédestination et le libre arbitre, le pure et l’impure, le sacré et le profane, le désespoir et l’espérance messianique, les rites comme le jeun, la prière, le pèlerinage, le sacrifice etc. (Voir les manuscrits de la mer morte)

« Le bâtiment » de trois étages fut construit par la suite avec les mêmes « matériaux théologiques » utilisés lors de l’édification du premier étage. Cette réalité est accessible à tous ceux qui voudraient juger par eux mêmes en étudiant le contenu des textes fondateurs des trois Monothéismes Abrahamique. Il suffit de lire attentivement les traductions du Tanah (La Bible hébraïque), de la Bible Chrétienne et du Coran - toutes (les traductions) ayant reçus l’imprimatur des autorités et des instances théologiques - pour découvrir l’ampleur du phénomène.

Le problème qui est entrain d’empoisonner l’humanité toute entière est une affaire de « Dette ».

La sagesse nous dit qu’il ne faut jamais prêter à un ami car on risque de perdre non seulement l’objet mais aussi l’ami. Une dette, sa reconnaissance, son remboursement, constituent la relation la plus délicate et la plus pénible qui puisse exister entre un créancier et son débiteur.

Il existe parfois des situations ou le débiteur n’a ni les moyens ni la volonté ni l’intention de rembourser sa créance car la rembourser signifierait la remise en question de sa propre justification. Dans ce cas de figure, le meilleure dénouement de la crise serait la disparition du créancier qui libérerait le débiteur de sa dette, le créancier n’ayant plus besoin de sa créance, ni pour le débiteur, la nécessité de rembourser sa dette.

Il en va tout autrement si le créancier a des héritiers qui se mettraient à réclamer leur dû.

L’histoire des « fonds en déshérence des banques Suisses » dans un tout autre domaine, en est une autre illustration significative.

Ainsi furent construits successivement et par intervalles de 6-7 siècles, les 3 étages : (monothéisme hébreux) Israël suivi du 2e « le christianisme - Verus Israël » l et du 3e étage : « l’Islam -Le plus parfait des trois ! »

On peut constater d’emblée que le problème ne réside pas dans la distance mais dans la proximité, et si il est permis de faire abstraction du langage politiquement correcte, dans la promiscuité de ce voisinage si conflictuel.

Inutile d’engager un débat pour savoir qu’elle est la religion « la plus tolérante » en regard des deux autres. La tolérance n’a jamais été la préoccupation essentielle ni le souci majeur d’une religion naissante dont les textes et mythes fondateurs, comme leurs nom l’indiquent, font flèches de tous bois pour établir et consolider la nouvelle foi en premier lieu, au dépend de la « concurrence » directe.

Quant au prosélytisme, ce n’est rien d’autre que dire à l’autre « venez chez nous parce que nous sommes les meilleures », attitude incompatible avec le respect d’une autre identité.

En ce qui est du Monothéisme Abrahamique, chaque nouvel étage élevé fut construit comme la gloire et la vérité au dépends de l’étage inférieur qui fut relégué à l’erreur et à la déchéance, tout en utilisant le même matériel.

L’enseignement du mépris de chaque étage supérieure pour l’étage inférieure fut une tradition institutionnalisée. Cracher dans la soupe tout en y trempant son pain fut le modus vivendi de cette relation ambiguë.

Le dialogue interreligieux se poursuit aujourd’hui dans les cercles érudits courtois et humanistes pendant que les masses humaines entretenues dans l’ignorance la plus crasse et dans la haine la plus destructrice, sont entrains de s’étriper de partout dans le monde.

Comment venir à bout de cette situation ?

Aggiornamento de l’Islam disent les uns. Oui mais comment ? Qui oserait modifier les textes et mythes fondateurs d’une religion qui sont par essence sacrés, en supprimant les passages les plus agressives et les plus réductrices envers les deux autres monothéismes ? Comment retrancher ne serait - ce qu’un seul mot à un texte qui représente la « Parole Divine » ? Si l’interprétation (l’exégèse) des textes fondateurs est permis et même traditionnellement encouragée pour le 1e des étages, si la critique Biblique remets en question les dogmes mêmes de son orthodoxie sans mettre en danger la vie de ceux qui s’y investissent, cette démarche paraît quasi impossible pour le dernier des étages. Personne n’a le droit de soumettre à la critique « La Parole Divine » qui s’exprime à la première personne du pluriel dans le Coran, sans se faire accuser de blasphème (au mieux), sans mettre son existence en danger (au pire).

Comment évoquer les faits susmentionnés sans tenir compte de la foi aveugle de tant de croyants repartis sur la planète ?

L’homme qui adhère à une religion théiste est sensé de se placer dans les deux lignes de forces qui se croisent et se complètent : sa relation spécifique avec la transcendance divine définie par sa religion et sa relation à ses semblables.

Dans les systèmes théistes ; La perdition - le salut , l’angoisse - le réconfort, le châtiment - la récompense, la soumission inconditionnelle et totale à la volonté divine font partie de cette relation qui est la clef - de voûte de la foi aveugle.

Dans le cas d’une démarche à reconsidérer sa relation avec « la transcendance » dans l’optique et la croyance imposées par les dogmes d’une orthodoxie religieuse, deux options sont possibles :

Jeter le bébé avec l’eau du bain ou jeter l’eau du bain sans jeter le bébé !

Toutes les deux attitudes susmentionnées sont taxées « d’athéisme » par les orthodoxies religieuses bien que la deuxième attitude consiste a se débarrasser de tous les éléments qu’une conscience libre se donne le droit de remettre en question en conservant l’essentiel. Quant à « l’athéisme » prôné par les systèmes totalitaires, il a toujours eu comme objectif de recréer une autre forme de société formée des maîtres et d’esclaves, l’homme supérieur se substituant à Dieu pour faire valoir son droit de vie ou de mort à l’être inférieur. En somme l’athéisme peut aussi signifier une spiritualité libre et humaniste qui adhère à certaines valeurs enseignées par les religions théistes mais qui refuse le joug de leurs dogmes et toute autre forme de soumission inconditionnelle.

La séparation des pouvoirs spirituels et temporels, la liberté de penser et de conscience, le laïcisme et la démocratie, l’intériorisation de la spiritualité et de la foi, le respect de toutes les identités au même degré, sans distinction et dans une totale réciprocité, l’importance de l’éducation comme antidote aux fanatismes, extrémismes et autres bigoteries, la revalorisation de l’humanisme avec toutes ses corollaires, ont largement fait leurs preuves comme facteurs de stabilité et de paix. Quant à la liberté d’expression, elle garde toute son importance tant qu’elle peut servir de plateforme à un dialogue constructif. Toutefois Il est absurde de penser que des caricatures qui figurent sur des camisoles et des culottes puissent déclancher un débat constructif digne de ce nom sans tomber dans la provoque.

L’identité - qu’elle soit solidement construite ou en phase de construction, est un des plus précieux constituant du patrimoine de chaque être humain qui la défend bec et ongles lorsque celle-ci se trouve stigmatisé. « Ni apologie ni critique » d’une identité mais le respect réciproque ! Cette attitude peut à elle seule être garante pour un avenir meilleur de l’homme.


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