Depuis Septembre 2000, DESINFOS.com est libre d’accès et gratuit pour vous donner une véritable information indépendante sur Israël
Personnalisé
Inscription gratuite à la Newsletter - cliquer ici
-
Accueil > Les textes > Tzipi Livni : « La France doit finir son travail au Liban ! »

Tzipi Livni : « La France doit finir son travail au Liban ! »

Propos recueillis à Tel Aviv par Renaud Girard - Le Figaro

samedi 29 juillet 2006
- Lire la version pour téléphone mobile (iPhone, smartphone, etc.) -


Partager  | Autres liens

Le chef de la diplomatie israélienne demande à Paris d’aider à faire appliquer sur le terrain la résolution de l’ONU qui stipule le désarmement du Hezbollah. Numéro deux du gouvernement israélien, Mme Tzipi Livni a indiqué hier au Figaro qu’elle était favorable au déploiement d’une force internationale pour aider le Liban à désarmer le Hezbollah, conformément à la résolution 1559 de l’ONU. Elle souhaite que la France, qui avait pris l’initiative de cette résolution en 2004, joue un rôle majeur.

Your article has been converted and copied into the clipboard : You now just have to paste (Ctrl-V) into the web interface. Good Luck !

LE FIGARO. - Êtes-vous déçue par les résultats de la Conférence de Rome, où aucun accord n’a été trouvé pour la paix au Liban ?

Tzipi LIVNI. - Non. Je préfère voir le bon côté des choses. La conférence a rappelé la nécessité d’une application pleine et entière de la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui prévoit le démantèlement de la milice armée du Hezbollah. Elle a également endossé les passages du communiqué final du sommet du G 8 de Saint-Pétersbourg consacrés à la crise, à savoir l’appel à la libération immédiate des deux soldats israéliens enlevés le 12 juillet et à la cessation des tirs de roquettes par le Hezbollah contre les villes israéliennes. Pour nous, diplomatiquement, c’est quelque chose de très important. Par ailleurs, la conférence a endossé le principe de la création de corridors humanitaires. L’idée de ces corridors est venue du président Jacques Chirac dès le début de la guerre. Nous l’acceptons, car nous ne faisons la guerre ni au Liban, ni à son gouvernement, ni à sa population civile. Nous ne faisons la guerre qu’au Hezbollah, qui a attaqué notre territoire le 12 juillet sans la moindre provocation de notre part. Le Hezbollah est un mouvement, représenté au Parlement libanais, qui prétend agir dans l’intérêt du Liban tout entier. Pourquoi nous a-t-il attaqués alors que, depuis le retrait de notre armée du Liban-Sud en mai 2000, l’ONU a constaté officiellement qu’Israël n’occupait plus la moindre parcelle de territoire libanais ?


Êtes-vous favorable au déploiement d’une force internationale au Liban-Sud ?

Israël, par principe, préfère se défendre lui-même. Mais, dans le cas de ce conflit à la frontière israélo-libanaise, nous voyons clairement se dessiner deux axes opposés. Le premier axe, constitué d’Israël, de la communauté internationale et du gouvernement libanais, souhaitait ouvertement le maintien de la paix à la frontière et l’application de la résolution 1559 de l’ONU, exigeant le retrait de toutes les forces extérieures au Liban et le démantèlement de toutes les milices. Soumise à une pression sans précédent de la communauté internationale et de la population libanaise, l’armée syrienne s’est retirée du Liban en mars 2005. Le deuxième axe est constitué du Hezbollah, de l’Iran et de la Syrie. C’est un axe qui véhicule une idéologie islamiste de haine, qui ne veut pas de paix au Proche-Orient, qui ne reconnaît pas le droit à l’existence d’Israël et qui cherche à s’ingérer dans les relations israélo-palestiniennes pour faire échouer la « feuille de route », approuvée par la communauté internationale. Comme le gouvernement libanais et son armée sont trop faibles pour désarmer le Hezbollah et prendre le contrôle des frontières internationales du Liban, nous sommes favorables au principe d’une force internationale, qui viendrait aider le gouvernement libanais à appliquer sur le terrain la résolution 1559.


Américains et Britanniques n’étant pas chauds pour participer à cette force, pensez-vous que la France serait assez folle pour y aller seule ?

Ce n’est pas Israël qui a pris l’initiative de la résolution 1559, c’est la France. La France, pays pour lequel Israël a de l’amitié et du respect, a déjà obtenu beaucoup au Liban. S’il y a aujourd’hui à Beyrouth un gouvernement démocratique libéré de la tutelle syrienne, c’est en grande partie grâce au soutien français lors du « printemps de velours » libanais de l’an dernier. Que la France finisse son magnifique travail au Liban en appliquant sur le terrain la résolution dont elle a eu l’initiative ! Sur le dossier libanais, Israël et la France poursuivent les mêmes objectifs. Le Hezbollah est une plaie pour le Liban, car elle n’est que le bras armé de l’Iran au Proche-Orient. Le Hezbollah, fondé, financé, entraîné et armé par les pasdarans iraniens, se moque des intérêts du Liban. Il est une marionnette manipulée par Téhéran.


Pourquoi Israël ne retire-t-il pas son armée de la zone des fermes de Chebaa *, afin d’offrir une porte de sortie honorable au Hezbollah, qui pourra alors crier victoire ?

Il n’est pas question que cette guerre se finisse sur la moindre possibilité de « victoire » pour le Hezbollah, que nous considérons comme une organisation terroriste. Le hameau des fermes de Chebaa n’appartient pas au territoire libanais, mais au territoire syrien. Après notre retrait total du Liban en mai 2000, le Hezbollah a saisi ce prétexte ridicule pour justifier la continuation de son combat contre nous. Avez-vous remarqué que, depuis six ans, il n’y a jamais eu le moindre communiqué syrien pour proclamer que les fermes de Chebaa appartenaient aux libanais ?


Pensez-vous que l’attaque du Hezbollah du 12 juillet était destinée à distraire le sommet du G 8 du dossier nucléaire iranien ?

Je n’ai pas l’intention d’aborder aujourd’hui publiquement le dossier nucléaire iranien. Il s’agit, à nos yeux, d’un problème dépassant largement le cadre israélien. C’est une menace qui concerne l’humanité tout entière et qui devra donc être réglée par la communauté internationale dans son ensemble.


*Au nord de la frontière israélienne et aux confins du plateau syrien du Golan, le hameau de Chebaa est considéré par l’ONU comme un territoire syrien.


Soumettez vos réactions - Imprimer la page - {id_article}

Chaque matin recevez la Newsletter de Des Infos.com
Cliquez pour vous inscrire gratuitement

Ce Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française a pour thème, ’la montée des violences’. Ce thème aura toujours accompagné l’histoire de l’humanité. Violences politique, religieuse, sociale, économique, voire même discursive, les humains n’auront cessé de se faire violence, et ce même lorsqu’ils prétendaient l’éradiquer en cherchant à dispenser le bien. Cette relance du Colloque des Intellectuels Juifs de Langue Française apporte une attention toute particulière à ce qu’il convient de nommer une résurgence de la violence affectant aujourd’hui les communautés juives de France et d’Europe.


Inscription  gratuite à la Newsletter de



Informations , services  et publicité sélectionnés gratuitement par Desinfos.com











IDC

 





Docteurinfo.com la santé par la connaissance


Avis d'utilisation |     | Accueil | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Contact | Mentions légales | Espace privé |     | SPIP | squelette