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Damas accusé : Chirac pour une force aux frontières Israël et Syrie

Presse Canadienne

mercredi 26 juillet 2006
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Le président français Jacques Chirac a proposé mercredi la mise en place, après un accord entre Libanais et Israéliens, d’une force internationale hors OTAN qui garantirait les frontières « israélo-libanaise et syro-libanaise ».
Dans une interview publiée par le quotidien Le Monde, M. Chirac a en outre vivement critiqué le régime syrien, qu’il a jugé « difficilement compatible avec la sécurité et la paix », et pointé du doigt la « part de responsabilité » de l’Iran dans le conflit au Liban en raison de son aide au Hezbollah.

Alors que se tenait à Rome une conférence internationale sur le Liban, le président français s’est prononcé en faveur de l’envoi d’une force capable de « contrôler le cessez-le-feu, et d’assurer le respect des frontières, à la fois les frontières israélo-libanaise et syro-libanaise, naturellement ».

Pour lui, l’envoi de cette force est conditionné à l’obtention d’un « accord politique, qui suppose un cessez-le-feu ». Celui-ci « doit être négocié d’une part entre le gouvernement libanais et le Hezbollah, et d’autre part entre la communauté internationale, Israël et le Liban ».

Le président français a écarté une participation à cette force de l’OTAN « qui est perçu, qu’on le veuille ou non, comme le bras armé de l’Occident dans ces régions ». « Pour la France, l’OTAN n’a pas vocation à mettre sur pied une telle force ». Il se démarque ainsi des États-Unis qui souhaitent, selon lui, l’envoi au plus vite de la « Force de réaction de l’OTAN (NRF) qui serait commandée par l’état-major du corps européen composé de l’Allemagne, la France, la Belgique et l’Espagne » et qui « serait en quelque sorte chargée d’appliquer le cessez-le-feu ».

La France, selon M. Chirac, opte pour un plan en trois étapes : « un cessez-le-feu, puis un engagement politique et, à partir de là, une force multinationale sur le terrain ». Le mandat de cette force, qui « doit être très soigneusement élaboré », doit permettre « le recouvrement par le gouvernement libanais légal de la totalité de sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire ».

M. Chirac a reconnu qu »’il n’y avait pas beaucoup de nations qui soient prêtes » à assumer le rôle de nation-cadre de cette force. Il n’a pas exclu que la France, « qui a toujours assumé ses responsabilités au Liban », se porte candidate si les conditions sont réunies.

Il a par ailleurs souligné sa prise de distance avec la Syrie, mettant en cause la politique suivie par son président Bachar al-Assad. « Il fut un temps où je parlais à Bachar al-Assad. Je parlais avec son père. Pour ne rien vous cacher, ce dialogue s’est interrompu. C’est lui qui l’a voulu. Et puis, je me suis aperçu qu’il ne débouchait sur rien. Que le régime incarné par Bachar el Assad me paraissait difficilement compatible avec la sécurité et la paix », a déclaré M. Chirac.

Accusant implicitement la Syrie mais aussi l’Iran, M. Chirac a fait part de son « sentiment » selon lequel « aussi bien le Hamas que le Hezbollah n’ont pas pris ces initiatives irresponsables (l’enlèvement de soldats israéliens) simplement de leur propre chef ». « Ce que peut faire de mieux la Syrie pour se protéger elle-même et protéger sa population, notamment son niveau de vie, son développement, c’est de ne pas chercher à se venger du Liban. Cela risque d’être très dangereux pour elle », a-t-il mis en garde.

M. Chirac a également accusé Téhéran d’avoir « une part de responsabilité » dans le conflit libanais. « Les informations dont nous disposons prouvent que des armements sophistiqués et des financements sont envoyés par l’Iran, via vraisemblablement la Syrie, au Hezbollah. C’est un problème », a jugé M. Chirac.


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