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« Sommet de Paris 30 mai 2016 » et conflit israélo-palestinien, ou pourquoi la France de Hollande s’est disqualifiée

Hélène Keller-Lind

mercredi 27 avril 2016
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Imaginez une instance qui s’érige en juge dans un conflit opposant deux parties. Imaginez que ce juge n’ait été sollicité que par l’une des parties et que l’autre, qu’il n’a pas consultée, ne lui reconnaisse pas ce droit. Imaginez enfin que celui qui entend juger de la question fasse preuve d’un parti-pris éhonté, parfois délirant, qu’il ne se donne même pas la peine de dissimuler, tout en tenant un discours convenu. Cela donne la France de Hollande qui organise le 30 mai 2016 à Paris un « sommet » préparatoire pour une « Conférence de paix » prétendant résoudre « le conflit israélo-palestinien » mais destiné, de fait, à tenter de contraindre Israël à accepter des concessions suicidaires.

Cela fait un bout de temps que la France de Hollande mijote son coup. Elle veut se poser en grand initiateur d’un processus censé aboutir à la paix entre les Palestiniens et Israël. Pour un gouvernement en chute libre, cette opération poudre aux yeux permettra de tenter de détourner l’attention d’une situation intérieure préoccupante et surtout de rallier tous les anti-israéliens de France et au-delà. Car on sait bien que sous prétexte de vouloir contribuer à une paix « juste » avec la création d’un État palestinien, tout en garantissant « la sécurité » d’Israël, la France de Hollande vent, en réalité, tenter de contraindre Israël à accepter des concessions inacceptables, comme le « partage de Jérusalem », alors même que cette France vient de nier tout lien entre les Juifs et la capitale d’Israël, ou des concessions qui seraient suicidaires en exigeant « un retrait israélien sur les lignes de 67 », même si des « échanges agréés » sont envisagés, ceci étant tempéré par une condamnation de « l’accélération de la colonisation. » Décrite comme illégale, alors que les juristes différent sur ce point et entre autre diktats extérieurs dont on sait qu’Israël ne peut accepter.

La France justifie la vague de six mois de terrorisme qui perdure et ferme les yeux sur l’incitation au terrorisme

Par ailleurs, par la bouche de son ministre des Affaires étrangères, la France prétend que « nous assistons à une désespérance et cette désespérance conduit à la violence ». Elle justifie donc, en quelque sorte, la vague de violence et de terrorisme palestinienne qui dure depuis plus de six mois. Une affirmation qui vient d’être démentie avec l’attentat perpétré dans un bus de Jérusalem par un jeune homme de dix-neuf ans, issu d’une famille aisée, qui passait ses vacances en Jordanie et dont on peine à voir un quelconque cette signe de désespérance...Il aurait été membre du Hamas et semblait vénérer le terroriste artificier Yahiya Ayyache. Peut-être que, dans cette société palestinienne verrouillée où le crime d’honneur a droit de cité, a-t-il eu hâte « d’épouser les soixante-douze vierges du Paradis » promises aux « martyrs », un statut et une promesse faites constamment par les dirigeants palestiniens, comme cela l’était encore le 9 mars 2016.

Mais la France de Hollande ferme les yeux sur la scandaleuse incitation à cette violence et ce terrorisme par Mahmoud Abbas, son entourage, son parti ou l’OLP. Incitation dont on vient de voir encore un autre exemple flagrant avec ce syndicat étudiant du Fatah, parti de Mahmoud Abbas, qui mène campagne électorale à l’Université de Birzeit, sur un thème éloquent : « Plante un couteau dans le cœur de ton ennemi ». Le couteau en question, aux couleurs de « la Palestine », représentant la totalité d’Israël...On trouve là un concentré de l’incitation à la violence et de la position officielles palestiniennes que la France feint de ne pas voir et qu’elle en versant des millions d’euros sans aucun contrôle. De plus, la faculté de Droit et d’Administration publique de Birzeit a des liens étroits avec la France. Le consulat de France à Jérusalem compte dans son personnel une chargée de mission auprès de cette université. On ne peut imaginer que ce type de campagne lui ait échappé...

La France est tout aussi aveugle sur les détournements de dons qui financent les terroristes jugés, condamnés et à qui l’Autorité palestinienne continue à verser des « salaires » autre incitation au terrorisme. L’Observatoire Palestinian Media Watch – PMW- ayant alerté les pays donateurs sur ces pratiques l’Autorité palestinienne avait juré ses grands dieux qu’elle y mettait un terme. Or, de fait, une enquête de PMW vient de démontrer que le versement de ces « salaires » continue, les sommes étant versées à l’OLP – que dirige Mahmoud Abbas – qui, à son tour les reverse. Soit une escroquerie d’un milliard de dollars par an ! Sans compter les détournements au profit d’une corruption endémique dont bénéficie la famille et l’entourage de Mahmoud Abbas..

Ne tenant aucun compte de tous ces facteurs, le ministre des Affaires étrangères précisait au micro d’Europe 1 : « Si on n’arrête pas ce processus en donnant des perspectives de relance d’un processus de paix, c’est-à-dire réhabiliter l’idée que la solution c’est bien deux États - Israël et la Palestine vivant côte à côte et en sécurité - alors je crains le pire. Donc la France a pris l’initiative en deux temps. ».

Un sommet dans ce sens a été annoncé le 21 avril 2016. Israéliens et Palestiniens n’y sont pas conviés. Ce qui importe peu pour la partie palestinienne, Mahmoud Abbas, président non élu de l’Autorité palestinienne, et ses « ministres » étant des hôtes fréquents du gouvernement Hollande, quand ils ne sont pas décorés à la Mairie de Paris. Cette première étape sera suivie par une conférence en automne. Toutefois, si échec il y a, la menace de reconnaître « la Palestine de manière unilatérale », brandie par Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères, a été levée par son successeur....mais cela semble être du pareil au même car comment accepter un échec après tout ce tintouin d’autant que la France s’est assurée de partenaires de poids...

Une proximité de la France avec la Conférence Islamique

La France de Hollande affirme donc pouvoir faire plus fort que le Quartet, plus fort que le Département d’État américain qui ont échoué jusqu’ici. Ceux-ci sont toutefois conviés à cette grand messe avec d’autres participants, dont les membres du Conseil de Sécurité ou la Ligue arabe. Point intéressant, les vingt-deux pays membres de la Ligue arabe font également partie de l’organisation de la Conférence Islamique ou « voix collective du monde musulman ». Qui, coïncidence, faisait connaître ses positions sur la question en points allant de 3 à 11 de son communiqué du 19 avril 2016 à l’issue de son sommet qui s’est tenu à Istanbul. On y lit :

« La Conférence a souligné la centralité de la cause de la Palestine et d’Al Qods Al Sharif pour l’Oummah islamique. Elle a réaffirmé son soutien de principe au droit du peuple palestinien au recouvrement de ses droits nationaux inaliénables, y compris le droit à l’autodétermination et à l’établissement d’un Etat palestinien indépendant et souverain sur le territoire occupé depuis Juin 1967, et avec pour capitale la ville d’Al Qods Sharif. Elle a également réaffirmé le droit des réfugiés palestiniens à retourner dans leurs foyers en conformité avec les principes de la légalité internationale et avec les dispositions de la résolution 194 (III) adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 11/12/1948. » ( L’OCI ne précisant pas que seuls les « réfugiés » « voulant vivre en paix avec leurs voisins » pourraient le faire, ni que cela s’appliquerait à leurs descendants. L’OCI oubliant aussi les réfugiés juifs des pays arabes...un exode forcé raconté magistralement par Pierre Rehov dans un documentaire

https://www.youtube.com/watch?v=wFyDU62W4Rk ).
Le communiqué poursuit :
« La Conférence a réaffirmé la nécessité de convoquer rapidement une conférence internationale de paix pour mettre en place les mécanismes requis pour la mise en place d’une protection internationale au peuple palestinien et mettre fin à l’occupation israélienne dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, y compris Jérusalem-Est, sur la base des résolutions pertinentes de l’ONU et de l’initiative arabe de paix. À cette fin, la Conférence a appelé à l’intensification des démarches en vue de l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU appelant à la cessation de l’occupation israélienne sur la base d’un calendrier de mise en œuvre précis. Elle a réitéré son plein appui aux efforts de l’Etat de Palestine pour adhérer aux divers traités et aux organisations internationales dans le but d’affirmer la personnalité juridique de l’Etat de Palestine à l’échelle mondiale. »
L’OCI reprend ensuite les thèmes de « la protection des lieux saints islamiques et chrétiens à Al-Qods Al-Charif et dans la lutte contre les plans de l’occupation israélienne visant la judaïsation de la ville sainte... », de « la résistance des habitants de la ville sainte » - musulmans, s’entend -. Et elle va jusqu’à réitérer « son soutien au Liban pour le parachèvement de la libération de tous ses territoires de l’occupation israélienne par tous les moyens légitimes, et souligné la nécessité du retrait d’Israël des vergers de Chebaa, des hauteurs de Kafr Chouba et de la partie nord du village d’Al-Ghajar. Elle a, également, appelé à la mise en œuvre intégrale de la résolution 18701 (2006) et condamné avec vigueur les violations israéliennes continues de la souveraineté terrestre, aérienne et maritime du Liban, y compris par les réseaux d’espionnage implantés au Liban, tout en réitérant son soutien au droit du Liban d’exploiter ses ressources pétrolières et gazières, et en insistant sur le droit des réfugiés palestiniens à retourner dans leur pays et à rejeter toute forme de réinstallation dans d’autres contrées. ».

Le Liban reprenait publiquement ces griefs lors de la récente visite de François Hollande à Beyrouth. Devant le Parlement libanais Nabi Berri parlait des « agressions israéliennes », . Réponse du Président de la République française : une coopération militaire accrue avec le Pays du Cèdre...(ce que l’on entend dans la vidéo->http://www.elysee.fr/d-placement-au...] )

On retrouve les mêmes pour la résolution scélérate de l’UNESCO

On ne s’étonnera donc guère de retrouver une partie de ces protagonistes dans les signataires de la résolution grotesque de l’UNESCO, soi-disant branche culturelle et « intellectuelle » des Nations unies, niant tout lien entre le judaïsme et, entre autre, le Mont du Temple, ou prétendant qu’Israël aurait implanté de fausse tombes juives dans des cimetières musulmans à Jérusalem. Une invention ridicule, jamais entendue auparavant et sortie pour l’occasion. Un projet qui avait été présenté par l’Algérie, l’Égypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan et a été adopté par « trente-trois pays s’étant comportés en analphabètes, outre la France on trouve l’Algérie, l’Afrique du sud, le Bangladesh, le Brésil, la Chine, l’Égypte, l’Espagne, la Fédération de Russie, l’Inde, l’Iran, le Liban, la Malaisie, le Maroc, le Mexique, le Mozambique, le Nicaragua, le Nigéria, Oman, le Pakistan. Le Qatar, la Suède ».
Lors du point de presse du 25 avril 2016 au ministère des Affaires étrangères une question était posée sur cette résolution aberrante, signée par la France, mais ne portait curieusement que sur cette question de fausses tombes. La réponse officielle, contredite par ce vote de la France, était de la pure langue de bois, assortie d’une nouvelle attaque contre Israël : « - Avec d’autres partenaires européens et comme nous l’avons déjà fait par le passé, nous avons voté en faveur de cette résolution dont l’objet principal est la préservation du statu quo à Jérusalem, qui est menacé, et la préoccupation face à la poursuite de la colonisation.
Il ne s’agit en aucun cas d’une remise en cause de la dimension multiculturelle et religieuse de la ville, qui revêt une grande importance pour les religions monothéistes et à laquelle la France est attachée.
La position de la France, qui a toujours défendu avec constance la liberté d’accès et de culte à Jérusalem et qui considère que Jérusalem est le berceau des trois grandes religions monothéistes et appartient à tous les croyants, juifs, chrétiens et musulmans, n’a pas changé./. »
Point de presse du 25 avril 2016.

Une mauvaise foi insigne qui n’aura trompé personne...Le CRIF a fustigé dans un communiqué « une déclaration négationniste et scandaleuse votée par la France », le Premier ministre israélien condamnait « une réécriture d’une parte fondamentale de l’histoire de l’humanité », rappelant que le Mont du Temple – décrit par l’UNESCO comme le site sacré de la mosquée Al-Aqsa/Al-Haram Al Sharif - « est le lieu où se sont tenus pendant mille ans les deux temples et vers lesquels chaque Juif a prié pendant des milliers d’années » et Dore gold, ancien ambassadeur et directeur du inistère des Affaires étrangères israéliennes précisait que cette résolution « cherche à nier les liens profonds entre le peuple juif et l’État d’Israël avec leur capitale historique. »
Maître Gilles-William Goldnadel, Président de France-Israël réagissait ainsi : « l’Unesco s’est soumise subrepticement, une nouvelle fois, aux firmans des vizirs. En octobre 2015 l’organisation culturelle condamnée à devenir inculte avait déjà décrété que le tombeau des patriarches et la tombe de Rachel faisaient « partie intégrante de la Palestine ».
Mais on avait encore rien vu : l’Algérie, l’Égypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan-temples de la culture et de la civilisation apaisée-viennent de voter le 18 avril une motion dont l’épithète « infâme » relève de l’euphémisme galvaudé.
Cette résolution insensée fait du Mur des lamentations à Jérusalem, un monument exclusivement musulman, alors qu’il est l’épicentre matériel, historique et national de la foi juive. Chacun sait, sauf désormais l’organisation culturelle des Nations unies , que le Mur a été bâti au plus tard au premier siècle avant l’ère chrétienne par Hérode le Grand. L’islam est apparu en l’an 622 après J.-C...
Cette résolution est donc un crime historique contre la connaissance historique. » Et a été votée par la France...
C’est donc cette France-là, d’un parti-pris grotesque, qui entend arbitrer un conflit complexe, en ignorant l’une des parties concernées, quand elle ne la vilipende pas, en adoptant les thèses d’adversaires qui veulent la détruire. Cette France-là s’est totalement disqualifiée...Son intervention ne donnera, hélas, sans doute rien de bon...


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