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Questions et réponses à propos de la situation au nord d’Israël

le site de l’Ambassade d’Israël en France

lundi 17 juillet 2006
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Israël fait-il un usage disproportionné de la force ?

 

Pourquoi Israël bombarde-t-il des immeubles et des infrastructures civiles ?

 

Pourquoi Israël ne fait-il pas preuve de retenue et ne recourt-il pas à des moyens diplomatiques avant de faire usage de la force ?

 

Comment Israël peut-il attendre une action du gouvernement libanais après qu'il ait fait preuve d'inaction et d'inefficacité durant des années ?

 

Pourquoi Israël dit-il que la Syrie et l'Iran sont impliqués dans le terrorisme du Hamas et du Hezbollah ?

 

Qu'est-ce qui motive le Hamas et le Hezbollah, et pourquoi la Syrie et l'Iran les soutiennent-ils ?

 

Comment Israël va-t-il réagir aux bombardements de Haïfa ?

 

Comment Israël fera-t-il pression sur la Syrie et l'Iran ?

 

Il apparaît qu'Israël fait face à un conflit sur deux fronts. Ces deux fronts sont-ils liés, en réalité ?

 

Israël a déclaré qu'il ne négocierait pas avec le Hamas ; mais qu'en est-il du Hezbollah ?

 

Quelles sont les voies diplomatiques disponibles pour mettre fin à cette crise ?

 

 

 

 

Pourquoi Israël mène-t-il des opérations militaires contre le Liban ?

 

Sans la moindre provocation de sa part, Israël a subi une attaque transfrontalière en provenance du territoire libanais. L'attaque a été perpétrée par le Hezbollah, qui fait partie du Gouvernement du Liban. Elle était dirigée contre des citoyens israéliens - citoyens et soldats - qui se trouvaient sur le territoire israélien souverain. Dans ces circonstances, Israël n'a pas d'autre alternative que de se défendre et de défendre ses citoyens. C'est pour cette raison qu'Israël réagit maintenant à l'acte de guerre d'un Etat souverain voisin. L'objectif de l'opération israélienne est double : libérer les soldats enlevés et faire disparaître la menace terroriste de sa frontière nord. Israël considère que le Liban est responsable de la situation actuelle, et qu'il doit en subir les conséquences.

 

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Israël fait-il un usage disproportionné de la force ?

 

La proportionnalité se mesure en fonction de l'étendue de la menace. Les actions d'Israël ne résultent pas seulement de l'attaque injustifiée contre Israël, ni de l'enlèvement des deux soldats. L'opération militaire d'Israël est également dirigée contre la menace concrète et tangible que fait peser le Hezbollah sur plus d'un million de civils dans tout le nord d'Israël. Le Hezbollah - organisation terroriste dont le but est la destruction d'Israël et qui contrôle le sud-Liban - dispose de plus de douze mille missiles prêts à être tirés contre Israël, et en a lancé des centaines durant les quelques jours écoulés. L'usage massif de ces missiles par le Hezbollah, qui a causé de nombreux décès de civils, des centaines de blessés et des destructions considérables, rend nécessaires les actions d'Israël. On peut se demander 'ce qu'auraient fait d'autres Etats s'ils avaient été l'objet d'une menace de cette magnitude'.

 

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Pourquoi Israël bombarde-t-il des immeubles et des infrastructures civiles ?

 

Israël ne prend pour cibles que des installations qui servent directement aux attaques terroristes contre Israël, perpétrées par les organisations terroristes. Par exemple, Israël s'en est pris à l'Aéroport International et à l'autoroute Beyrouth-Damas, parce que le Hezbollah les utilise pour se réapprovisionner en armes et en munitions. Israël a également pris pour cibles des immeubles, tel celui des studios de télévision du Hezbollah, qui servent de moyen vital de communication pour les activistes terroristes. Malheureusement, les terroristes se sont volontairement cachés et ont stocké leurs missiles dans des zones d'habitation, mettant ainsi en danger les populations alentour. En fait, beaucoup des missiles récemment tirés contre Israël ont été emmagasinés dans des habitations privées et tirées de ces dernières, expropriées par des terroristes du Hezbollah, qui veulent ainsi protéger leurs actions derrière un bouclier humain de civils, pour empêcher une riposte d'Israël. Malgré cette cruelle exploitation de civils, Israël prend grand soin de réduire au minimum le risque auquel la population est exposée - souvent aux dépens d'avantages opérationnels. Par exemple, des tracts sont lancés pour inciter les habitants à éviter certaines installations du Hezbollah, même si cet avertissement préalable réduit l'élément de surprise dont eût pu bénéficier Israël.

   

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Pourquoi Israël ne fait-il pas preuve de retenue et ne recourt-il pas à des moyens diplomatiques avant de faire usage de la force ?

 

Israël a fait preuve de retenue durant plus de six ans. En mai 2000, Israël a pris la difficile décision de se retirer complètement du sud-Liban, après avoir été contraint, quelques années plus tôt, d'y créer une zone de sécurité pour empêcher les attaques terroristes et les tirs de roquettes contre les villes israéliennes. Le Conseil de Sécurité de l'ONU a reconnu qu'Israël s'était entièrement retiré du sud-Liban, en pleine conformité avec la Résolution 425. Le Gouvernement libanais avait alors l'occasion de prendre le contrôle total du sud et de définir une frontière pacifique avec Israël. Au lieu de cela, il a préféré céder à la terreur que de la vaincre, et il a permis au Hezbollah d'occuper les régions contiguës à la frontière et de constituer un énorme arsenal de roquettes et de missiles.

 

A plusieurs reprises, Israël a formulé des avertissements et demandé à la communauté internationale d'inviter le Liban à imposer sa loi au Hezbollah, et d'obliger ses hommes armés à quitter les positions qu'ils occupent près de la frontière, et à démanteler leurs stocks de missiles. Malheureusement, le Liban n'a pas tenu compte des demandes de la communauté internationale d'exercer sa souveraineté et de désarmer le Hezbollah, et aujourd'hui, le peuple libanais doit, hélas, supporter les conséquences de l'inaction de son gouvernement.

 

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Comment Israël peut-il attendre une action du gouvernement libanais après qu'il ait fait preuve d'inaction et d'inefficacité durant des années ?

 

La diminution récente de la présence militaire syrienne au Liban a laissé à Beyrouth plus de liberté d'action pour servir les intérêts libanais, pourtant, jusqu'ici, aucune mesure n'a été prise à l'encontre du Hezbollah.

 

Le Gouvernement du Liban porte la responsabilité de la menace que constitue le Hezbollah. Il a conféré une légitimité officielle au Hezbollah et a permis que ses opérations armées se déroulent sans entraves. Le Hezbollah n'aurait jamais obtenu les missiles et l'équipement militaire dont il dispose, si le gouvernement libanais n'avait permis que ces armements parviennent au Liban.

 

Il est de la responsabilité du Gouvernement du Liban de remplir son obligation, en tant qu'Etat souverain, d'étendre son contrôle à tout son territoire, comme le demandent les résolutions 425 et 1559. Par son opération, Israël espère faire pression sur le Gouvernement de Beyrouth pour qu'il agisse, et faciliter son action en lui assurant l'encouragement international et les conditions favorables au désarmement du Hezbollah et au déploiement de l'armée libanaise au sud, jusqu'à la frontière entre Israël et le Liban.

 

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Pourquoi Israël dit-il que la Syrie et l'Iran sont impliqués dans le terrorisme du Hamas et du Hezbollah ?

 

La Syrie hébergedans sa capitale, Damas, les quartiers généraux d'un certain nombre de groupes terroristes djihadistes palestiniens, dont le Hamas. Elle abrite et soutient, sur le plan logistique, le dirigeant du Hamas, Khaled Mashaal, qui a vécu à Damas pendant des années. De Damas, Mashaal dirige, des terroristes qui, de l'intérieur des territoires palestiniens, perpètrent des attaques incessantes contre Israël et ses citoyens, dont des bombardements contre le sud d'Israël avec des missiles Qassam, et la récente infiltration et le kidnapping du soldat israélien, Guilad Chalit. La Syrie apporte également son aide au Hezbollah, sous forme, entre autres, de transfert d'armes, de munitions et de militants, qui sont acheminés par l'aéroport de Damas et les passages frontière entre la Syrie et le Liban. Le Hezbollah serait incapable d'agir au Liban sans un parrainage syrien.

 

L'Iran est le principal bienfaiteur du Hezbollah. Il fournit à cette organisation les fonds, les armes, les directives, et même l'encadrement iranien (les 'Pazdaran', ou Gardiens de la Révolution). Les missiles à longue portée qui ont frappé les villes israéliennes de Haïfa et Carmiel (le 13 juillet) ont été fabriqués par l'Iran, comme c'était le cas du missile téléguidé tiré contre un navire israélien lance-missiles, au large de la côte libanaise. D'une manière générale, le Hezbollah est purement et simplement une arme du régime djihadiste de Téhéran. L'Iran a également accru de manière considérable son influence à l'intérieur de l'organisation terroriste palestinienne, et au sein des Brigades d'al-Aqsa (Fatah), et du groupe Iz a-Din al-Qassam (Hamas). Il assure le financement, la formation technique et les directives opérationnelles de leurs cellules terroristes.

  

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Qu'est-ce qui motive le Hamas et le Hezbollah, et pourquoi la Syrie et l'Iran les soutiennent-ils ?

 

Le Hamas et le Hezbollah sont mues par une idéologie djihadiste extrémiste, qui appelle à la destruction immédiate de l'Etat d'Israël, et qui s'inscrit dans l'effort international pour mener une 'Guerre Sainte' contre le monde occidental 'infidèle', et ce afin de faire prévaloir leur version radicale de l'islam d'un bout à l'autre du globe.

 

La Syrie et l'Iran soutiennent ces groupes, non seulement parce qu'ils approuvent leur idéologie, mais aussi parce que ces organisations constituent, pour Damas et Téhéran, un moyen de renforcer l'influence de leur régime respectif et de détourner l'attention d'autres problèmes qui leur ont valu récemment des pressions internationales. La Syrie fait face à une critique croissante pour son implication dans le meurtre de Rafik Hariri et son interférence dans les affaires libanaises. L'Iran est l'objet d'une pression, qui va en s'élargissant, à propos de son programme de développement nucléaire. De plus, la communauté internationale dénonce ces deux régimes pour leur sinistre bilan en matière de droits de l'homme.

 

Par conséquent, Israël considère le Hamas, le Hezbollah, la Syrie et l'Iran comme les acteurs fondamentaux de l'Axe du Djihad Terroriste qui menace non seulement Israël, mais tout le monde occidental.

  

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Comment Israël va-t-il réagir aux bombardements de Haïfa ?

 

Les centaines d'attaques de roquettes, lancées en ce moment depuis le Liban par le Hezbollah contre Haïfa et le nord d'Israël, et au cours desquelles douze civils ont été tués et des dizaines d'autres blessés, devraient dissiper une fois pour toute la légende populaire qui dépeint le Hezbollah comme une force de guérilla mal équipée. Créé dans les années 1980 et agissant par procuration pour le compte de l'Iran afin de perpétrer les actes hostiles de ce pays contre Israël - sans considération pour la souveraineté libanaise et en violation de cette dernière - le Hezbollah a reçu des envois énormes d'armement moderne haut-de-gamme provenant de l'arsenal iranien, transbordés en passant par la Syrie.

 

Un officier de haut rang de l'armée iranienne déclarait dimanche au journal en langue arabe, Al-Sharq al-Awsat, que les Gardes Révolutionnaires de la République islamique [les Pasdaran] avaient établi des dizaines de bases de lancement de roquettes et de missiles dans la Vallée du Liban et le long de la frontière avec Israël. Entre 1992 et 2005, le Hezbollah a reçu quelques 11.500 missiles et roquettes à courte et moyenne portée. Cet officier ajoutait que le Hezbollah possédait quatre types de missiles sol-sol modernes : des « Fajr » [victoire], d'une portée de 100 km, des « Iran 130 », d'une portée de 90-110 km, des « Shahin », d'une portée de 150 km, et des roquettes de 355 mm de diamètre, également d'une portée de 150 km. Le vendredi 14 juillet au soir, le Hezbollah a fait preuve d'une capacité, jusqu'alors inconnue, en tirant sur un navire israélien un missile mer-terre sophistiqué, guidé par radar, de fabrication iranienne, tuant quatre soldats.

 

Face à cette grave agression de la part du Hezbollah, Israël fera tout le nécessaire afin d'éloigner la menace terroriste de ses centres de population, comme le ferait tout autre pays dans des circonstances similaires.

 

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Comment Israël fera-t-il pression sur la Syrie et l'Iran ?

 

Il existe un large consensus, sur la scène internationale, à propos du fait que le terrorisme djihadiste constitue une menace mondiale qu'il faut combattre avec détermination et fermeté. Israël a été en contact intensif avec des gouvernements étrangers et des organisations mondiales, pour coordonner la pression à exercer sur ces régimes, et faire en sorte qu'ils comprennent que le prix qu'ils auront à payer, sur le plan international, pour leur soutien du terrorisme, sera insupportablement élevé.

  

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Il apparaît qu'Israël fait face à un conflit sur deux fronts. Ces deux fronts sont-ils liés, en réalité ?

 

Dans sa conférence de presse qui a suivi l'attaque du 12 juillet, le Secrétaire-Général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a présenté la liste de ses exigences de rançon en échange de la libération des [deux] soldats [israéliens] enlevés. Elle comprenait une demande de libération de détenus terroristes du Hamas, ainsi que de membres du Hezbollah. Ceci est révélateur du fait que le niveau de coordination entre ces deux groupes de terreur djihadiste n'est pas seulement idéologique, mais qu'il est également opérationnel.

  

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Israël a déclaré qu'il ne négocierait pas avec le Hamas ; mais qu'en est-il du Hezbollah ?

 

A la suite de l'attaque du 12 juillet à partir du Liban, le Premier ministre Olmert a déclaré qu'"Israël ne céderait pas au chantage et ne négocierait pas avec des terroristes concernant la vie des soldats israéliens.

  

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Quelles sont les voies diplomatiques disponibles pour mettre fin à cette crise ?  

 

Israël sait bien que si les opérations militaires sont actuellement nécessaires pour défendre ses citoyens en neutralisant la menace que constitue l'infrastructure terroriste du Hezbollah au Liban, la solution définitive est, bien entendu, diplomatique. A ce niveau, il n'existe aucune différence de fond entre la position israélienne et celle de la communauté internationale. Israël attend, de la famille des nations, qu'elle fasse respecter le consensus international déjà approuvé par le Conseil de Sécurité de l'ONU concernant le Liban, et de faire pression sur le gouvernement libanais pour qu'il applique les résolutions 1559 et 1680, impose sa souveraineté sur la région frontalière avec Israël et désarme le Hezbollah.

 

Pour soutenir cet effort, les dirigeants des pays du G8, actuellement réunis à Saint Petersbourg, doivent entreprendre une offensive diplomatique pour amener à un cessez-le-feu rapide qui aboutira au retour des soldats israéliens kidnappés, au désarmement du Hezbollah et à sa transformation en un groupe jouant un rôle politique non violent.   

 

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(Traduit de l'hébreu par Menahem Macina)


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