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Une lacune regrettable dans les pensées du Président Chirac

David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

dimanche 16 juillet 2006
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Ce matin sur les ondes de RTL, on a pu entendre le Président de la République française s’exprimer, depuis Saint-Pétersbourg, sur le conflit au Moyen-Orient et manifester sa sympathie pour les populations civiles....libanaises et palestiniennes, nommément citées.
Mais rien sur la population israélienne.

Sur le moment, nous avons pensé que la déclaration avait été incomplètement retransmise.

Mais, il n’en est rien.

En allant sur le site de la Présidence de la République, nous avons effectivement pu constater que le Président Jacques Chirac devait estimer que la douzaine de civils israéliens, déjà victimes, depuis quelques jours, des tirs de roquettes du Hezbollah ne méritaient, sans doute pas, sa commisération.

Nous estimons devoir reproduire in extenso les « propos de M. Jacques CHIRAC, Président de la République, à l’occasion de l’entretien bilatéral Avec le Président George W. Bush, Président des Etats-Unis d’Amérique » :

« C’est d’abord pour nous une grande émotion de constater les épreuves que subissent actuellement les civils dans toute cette région, qu’il s’agisse du Liban -et vous savez les liens particuliers que la France a avec le Liban- et aussi, naturellement, qu’il s’agisse des Palestiniens  ».

Il n’est pas certain que, contrairement à ce qu’a affirmé le Président français, le président Bush ait la même « approche » que lui des « problèmes », ne serait-ce qu’en ce qui concerne le calvaire que connaît également la population israélienne.

Passons sur le fait que la France persiste à considérer que la situation à Gaza et au Liban constituent « deux problèmes différents », ce qui est contraire à l’évidence, mis à part la localisation géographique.

On est bien en présence d’actions entreprises par des bandes armées, soutenues par la Syrie et l’Iran, conte le territoire israélien, la population israélienne étant particulièrement visée.

Le Président français a, certes, raison lorsqu’il considère qu’ « il s’agit notamment d’obtenir la libération des soldats israéliens qui sont retenus prisonniers actuellement, soit par le Hamas, soit par le Hezbollah, et l’arrêt des tirs des roquettes Qassam sur Israël ».

Mais de là à occulter le sort de la population israélienne, volontairement visée, alors que les victimes civiles libanaises et palestiniennes ne sont que des victimes collatérales de la réaction de légitime défense de l’armée israélienne, nous paraît particulièrement choquant.

On ne peut qu’approuver Jacques Chirac lorsqu’il appelle « à la protection des populations civiles », mais nous aurions aimé qu’il n’individualise pas les seules populations libanaise et palestinienne, au moment où des victimes civiles israéliennes sont touchées, à cinquantaine kilomètres à l’intérieur d’Israël.

Effectivement, « il s’agit notamment d’obtenir la libération des soldats israéliens qui sont retenus prisonniers actuellement, soit par le Hamas, soit par le Hezbollah, et l’arrêt des tirs des roquettes Qassam sur Israël ».

Mais, on a nettement l’impression que cet appel à la « modération » ne vise qu’Israël, alors que, comme nous l’avons déjà, souligné, à plusieurs reprises, Tsahal s’efforce d’éviter autant que faire se peut - ce que ne font pas les tirs de roquettes - les victimes civiles.

On ne peut que regretter la formule très vague selon laquelle « il faut arrêter toutes les forces qui mettent en cause, qui mettent en danger la sécurité, la stabilité et la souveraineté du Liban ».

.Car, il eut fallu préciser, compte tenu des propos tenus, lors de son interview télévisée, dont nous rendions compte, ici même, hier, que ce n’est pas Israël qu’il faut viser mais les bandes armées soutenues par la Syrie et l’Iran.

Libre à la France de pardonner à la Syrie d’avoir fait assassiner, il y a quelques années, l’ambassadeur de France à Beyrouth, mais Israël est parfaitement dans son droit lorsqu’il s’efforce de mettre un terme aux attaques dirigées à la fois contre ses citoyens civils et militaires.

A ce sujet, nous voudrions dire - afin de dissiper toute ambiguïté - que toute notre estime et notre admiration vont aux militaires de Tsahal, qui font le sacrifice de leur vie pour assurer la survie de leur pays.


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