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Israël et les Palestiniens après la victoire du Hamas

Daniel PINHASI - Ambassadeur d’Israël à Dakar

mercredi 22 mars 2006
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« Israël existera et continuera d’exister jusqu’à ce que l’islam l’anéantisse comme il a anéanti d’autres auparavant (...) Le Jour du Jugement dernier ne viendra pas avant que les musulmans ne combattent les juifs, quand les juifs se cacheront derrière les rochers et les arbres. Les rochers et les arbres diront, O musulmans, O Abdallah, il y a un juif derrière moi, viens le tuer. » (Extrait de la Charte du Hamas)

Même si le vote palestinien aux dernières élections était un vote de protestation contre les dirigeants de l’Autorité palestinienne, et non pas un réel soutien à l’idéologie du Hamas, cela ne change en rien le fait que le gouvernement palestinien actuel est un gouvernement du Hamas, à idéologie extrémiste. Un nouveau chapitre de l’histoire palestinienne s’est ainsi ouvert, ayant également une influence sur les relations des Palestiniens avec Israël et avec le monde entier.

Certains pays se sont félicités des résultats des élections, particulièrement pour le fait qu’elles étaient libres et se sont déroulées dans l’ordre. Toutefois, on peut se demander si l’un de ces pays aurait autorisé la participation d’un mouvement comme le Hamas à ses propres élections.

Les Etats du monde libre ne permettent pas, à juste titre, la participation d’organisations terroristes à leurs élections ; c’est une mesure élémentaire évidente de la part d’une démocratie qui veut se défendre. On ne peut pas réécrire le passé, mais il faut souligner que, dans l’intérêt de l’Autorité palestinienne, il aurait été bon d’empêcher le Hamas, organisation terroriste, qui s’entête à détenir une branche armée indépendante, de participer aux élections. Et certains s’empressent, au nom de cette victoire aux élections libres, d’octroyer automatiquement une légitimité au Hamas, tout en fermant les yeux sur ses activités terroristes ou sur son idéologie. Ici aussi, il faut présenter les choses sous leur vrai jour : contrairement aux « mouvements de libération » connus, le Hamas ne combat pas Israël pour gagner son indépendance, mais uniquement pour l’anéantir.

Contrairement à la position du Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le Hamas ne reconnaît pas le droit d’existence d’Israël, refuse de reconnaître les accords signés par Israël avec l’Autorité palestinienne et cherche à le détruire. A ce propos, la victoire du Hamas semble avoir ramené le Proche-Orient une génération en arrière. Il est important de s’en rappeler, essentiellement vu les tentatives du Hamas de se présenter comme étant une « organisation modérée et légitime ».

Un sujet brûlant ces derniers temps est le problème de l’aide financière à l’Autorité palestinienne. La difficulté est de trouver un juste milieu entre une réponse humanitaire adéquate à la détresse palestinienne croissante et inquiétante, et entre le danger non moins concret que les fonds de l’aide humanitaire servent de financement aux activités terroristes dirigées contre Israël. En réalité, nous assistons à un scénario de « terrorisme ultime » : une organisation terroriste s’empare d’une entité politique et tente d’accéder à la légitimité, par son intermédiaire, en se présentant comme « faible ».

Dans cette situation nouvelle et complexe, il serait irresponsable de la part d’Israël et de la communauté internationale de poursuivre la même politique comme si rien n’avait changé.

Israël, comme tout Etat démocratique et raisonnable, demande au Hamas d’abandonner la violence, de reconnaître son droit à exister et de respecter les accords signés entre Israël et l’Autorité palestinienne.

Le Hamas, de son côté, exerce une politique de deux poids, deux mesures : il veut poursuivre les activités indépendantes de sa branche armée tout en voulant contrôler les mécanismes de sécurité de l’Autorité palestinienne ; il exige sa reconnaissance par la communauté internationale, mais refuse de reconnaître Israël ; il souhaite la destruction d’Israël et poursuit ses activités terroristes contre elle, tout en s’attendant à ce qu’il lui accorde des allègements et des bénéfices économiques.

Les optimistes parmi nous s’attendent à ce que le Hamas effectue finalement un processus de modération. Malheureusement, il n’y a pour l’instant aucun signe dans ce sens, et c’est pourquoi il est un peu tôt pour se sentir encouragé. Une chose est claire : la charge de la preuve revient au Hamas uniquement. Si le gouvernement du Hamas reconnaissait Israël et les accords signés avec lui, Israël serait son partenaire pour la paix et le développement, conformément au principe de deux Etats pour deux peuples. Inch Allah.


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