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Bush laisse tomber son opposition à la construction de la barrière

Ori Nir (Forward)

samedi 25 octobre 2003
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Selon les milieux pro-Israéliens à Washington, des diplomates palestiniens et des sources proches de l’administration de Bush, l’administration de Bush a abandonné son opposition à la construction par Israël d’une clôture de sécurité entourant la Rive Occidentale .

Jusqu’à cet été, l’administration avait publiquement exprimé son opposition avec la barrière, avertissant que sa construction pourrait gêner le plan de paix « de la feuille de route » de l’Amérique. Mais avec la démission le mois dernier de Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas, l’administration semble maintenant accepter non seulement l’idée de la barrière, mais aussi sa pénétration profonde dans la Rive Occidentale.

La Maison-Blanche pense qu’Israël est justifié dans l’élévation de la barrière et que l’Autorité Palestinienne a mis en lumière la barrière pour continuer à ne pas sévir contre le terrorisme, ont dit récemment les représentants de l’administration aux milieux pro-Israéliens à Washington.

« Quand il y avait un sens, que la feuille de route était une option viable et que les réformes du gouvernement de Mahmoud Abbas semblaient être en pleine floraison cet été, il y avait un sens à ce Washington exprime que la barrière était répréhensible parce qu’elle pourrait le blesser, » a dit David Makovsky, un chercheur à l’Institut de Washington pour la Politique au Proche-Orient. « Cependant, comme ces perspectives se sont effacées, le débat [à Washington] s’est déplacé de l’opposition vers la simple existence de la barrière à un débat plus nuancé sur le tracé de la barrière. »

Un diplomate important dans l’Autorité Palestinienne, parlant sous condition d’anonymat, a caractérisé le changement de la politique américaine envers la barrière comme "dramatique. Il a expliqué que l’administration est concernée car la barrière a viré du politique à l’humanitaire.

Avant le 6 septembre, la démission d’Abbas, l’objection de l’administration de Bush à la barrière était politique : Washington craignait que le projet affaiblisse la nouvelle direction palestinienne ; écarte la formation d’un état palestinien viable, contigu et prédétermine les frontières futures d’un tel état. Maintenant, le diplomate palestinien a dit, Washington ne proteste seulement que quand il trouve l’itinéraire de la barrière répréhensible, dans des cas comme la séparation de fermiers palestiniens de leur terre.

L’administration de Bush a récemment réussi à persuader le Premier Ministre Sharon d’interrompre les plans d’acheminement de la barrière profondément dans la Rive Occidentale pour comprendre la grande implantation de la Rive Occidentale d’Ariel.

Mais l’administration semble ouverte à la création d’une enclave au sud-ouest d’Ariel pour accommoder, ce qu’Israël dit être son besoin de profondeur tactique, pour prévenir des attaques terroristes potentielles de missiles sol-air contre les avions de l’Aéroport International Ben-Gourion.

Les officiels israéliens ont récemment dit à leurs interlocuteurs américains au Conseil de Sécurité nationale qu’Israël a besoin pour le plein contrôle de la sécurité d’une crête placée environ à trois milles dans la Rive Occidentale, près de l’implantation israélienne de Beit Arieh, pour protéger l’aéroport. Aucune attaque n’a été lancée sur l’aéroport de Lod depuis la Rive Occidentale, mais les officiels de sécurité israéliens disent que c’est juste une question de temps avant que des terroristes palestiniens n’essayent d’employer des missiles manuels pour intercepter un avion volant vers Israël. Les terroristes ont déjà fait une tentative d’abattre un avion civil israélien au Kenya en novembre dernier.

En outre, les représentants de l’administration ont indiqué que Bush et la Maison Blanche accepte le principe que des considérations de sécurité nécessitent dans quelques cas de permettre à la barrière d’empiéter sur la Rive Occidentale, ont dit des responsables de la communauté juive américaine.

Une équipe d’experts de l’Administration de la Sécurité des Transports de l’Amérique est partie cette semaine pour Israël pour vérifier la validité des affirmations de Jérusalem.

Les négociations intenses entre Jérusalem et Washington sur l’itinéraire de la barrière impliquent à peine l’Autorité Palestinienne, selon des sources familières avec les pourparlers. « Nous ne sommes pas très engagés ou consultés même sur ces discussions, »a dit Michel Tarazi, le conseiller juridique du Département des Affaires de Négociations palestinien.

« Nous sommes très dérangés par cela. De nouveau, nous avons une situation où les Israéliens et les Américains prennent des décisions et où les Palestiniens se trouvent devant un fait accompli, » a dit Tarazi dans un interview téléphonique depuis sa maison à Ramallah.

Dans les mois récents, les officiels palestiniens ont rencontré deux fois le conseiller de sécurité nationale de Bush, Condoleezza Rice. La réunion la plus récente, il y a environ un mois, s’est concentrée sur les soucis des Palestiniens quant à deux parties relativement courtes de la barrière qu’Israël construit pour protéger Jérusalem de Ramallah au nord et de Bethléem au sud et pas sur d’autres, les plus longues parties de la barrière que les Palestiniens trouvent répréhensibles.

Un diplomate senior de l’Autorité Palestinienne a dit que les Palestiniens n’ont « aucune entrée réelle » dans les négociations entre Jérusalem et Washington sur le trajet de la barrière.

Les Palestiniens avaient précédemment gagné la sympathie de la Maison-Blanche sur la question de la barrière avec une présentation informatisée de 10 minutes livrée à Condoleezza Rice dans Ramallah le 28 juin. Le jour suivant, Condoleezza Rice a demandé au Cabinet israélien « de reconsidérer » la barrière. Le président Bush, qui l’a mentionné comme « un mur », employant le terme préféré par les Palestiniens, a appelé cela « un problème. » Le secrétaire d’Etat Colin Powell a dit que les Etats-Unis sont « concernés quand la barrière chemine sur la terre d’autres. »

Les défenseurs d’Israël ont récemment intensifié leurs efforts à Washington pour défendre le projet de la barrière. La semaine dernière, les défenseurs d’Israël ont organisé, dans la capitale, deux événements séparés se faisant l’interprète d’Israël pour la barrière, .

Un événement, accueilli par l’Institut de Washington pour la Politique au Proche-Orient, avec le Général Doron Almog, l’ancien commandant de la région Sud de l’armée israélienne, qui était le responsable, il y a trois ans, de la construction de la nouvelle clôture de sécurité de la Bande de Gaza. En parlant avant un auditoire d’experts du Moyen-Orient, des journalistes et plusieurs représentants de l’administration Bush, Almog a décrit en détail la barrière qu’il avait projetée et construite autour de la Bande de Gaza et a recommandé qu’un modèle semblable soit employé pour la Rive Occidentale.

Almog, qui est considéré comme le candidat principal au poste d’adjoint au chef d’état-major de l’armée a souligné l’importance de créer une zone tampon sur le côté palestinien de la barrière. Sur le côté palestinien de la barrière de la Bande de Gaza, Israël a créé une bande de 350 mètres de large, qui a été dégagée et déclarée zone interdite pour les Palestiniens. Ceux qui y entrent sont arrêtés ou visés, souvent gravement.

La zone tampon, a dit Almog, a permis à l’armée de contrecarrer des tentatives d’infiltration avant que les terroristes n’aient atteint la barrière. Huit fois, dans les trois ans passés, les terroristes ont réussi le passage par la barrière et ont été rattrapés à moins de 500 mètres dans le territoire d’Israël. Aucun terroriste-suicide depuis la Bande de Gaza n’a été capable, avec succès, d’exécuter un attentat en Israël dans les trois ans passés.

Bien que la barrière de Bande de Gaza ait un peu plus de 20 kms, soit moins qu’un cinquième de la longueur de la Ligne Verte entre Israël et la Rive Occidentale et topographiquement moins accidentée, Almog a dit à « Forward » que « la même méthode, sans trop d’ennui, peut être reproduit dans la Rive Occidentale. »

Une présentation informatisée à une foule d’experts du Moyen-Orient à l’Institut du Moyen-Orient, faite par Rafi Danziger, qui édite le bulletin bihebdomadaire de « l’American Israel Public Affairs Committee », a été décrite par un officiel important de l’Aipac (Commander Naval Air Forces Pacific Fleet :) comme une tentative « d’équilibrer » la présentation palestinienne qui avait impressionné Condoleezza Rice.


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