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Nucléaire iranien : l’option militaire israélienne

Ram Zenit - http://politiquearabedelafrance.net/

dimanche 12 mars 2006
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Une intervention donnée à l’Institut Hudson à Washington par le précédent chef d’Etat Major de Tzahal, le Général Moshé (Bougui) Ya’alon, a fait la Une des journaux israéliens, ce week-end.

Sous le titre « Contrer la menace iranienne - existe-t-il une option israélienne ? », Ya’alon aurait dévoilé une part des possibilités militaires du pays directement menacé par l’Iran.?

Il n’est pas de mon propos, ici, de m’associer aux voies offusquées de la presse pour qui la mise en lumière des capacités israéliennes est une atteinte aux secrets d’Etat ! Mon but est de cerner les composantes militaires et stratégiques d’une action violente contre l’Iran, telles qu’elles apparaissent dans les relations faites par la presse sur cette intervention de « Bougui » Ya’alon.?

  • 1) Le but de l’opération ne serait pas d’assurer la destruction complète des capacités nucléaires iraniennes mais de prolonger le temps de développement nécessaire pour l’Iran pour obtenir la bombe atomique : il ne serait donc pas question d’une attaque totale sur tous les sites nucléaires connus des renseignements occidentaux.

A ce propos plusieurs remarques doivent être faites :

a. Les efforts iraniens pour atteindre une capacité militaire nucléaire se déroulent depuis plus de 20 ans ! Alors que les autres pays à capacité nucléaire ont mis moins de 10 ans pour parvenir à leur but.?

b. Si le but de l’opération est limité à un retard du programme iranien, il est sous-entendu qu’un changement de régime est prévu dans un lapse de temps acceptable et dans une direction moins extrémiste ?

c. De plus il est sous-entendu que les sites nucléaires ne sont pas tous connus et que les cibles ne sont pas forcement des sites nucléaires.?

  • 2) Les moyens mis en jeu, d’après Ya’alon, ne concernent pas uniquement la IAF : Israël aurait « des capacités supplémentaires » ! D’aucun pensent immédiatement aux sous-marins de type « Dolphin » qui seraient capables de lancer des engins à tête nucléaires. Ya’alon a comparé une attaque sur les cibles iraniennes aux « éliminations ciblées » de terroristes palestiniens, affirmant que techniquement ces attaques seraient plus faciles et feraient moins de dégâts collatéraux. D’autre part l’attaque israélienne serait composée de plusieurs vagues et mouvements, la domination du ciel étant assurée par Israël face aux moyens anti-aériens iraniens.?
  • 3) La réponse iranienne serait une attaque massive de missiles « Shi’ab-3 » sur Israël qui a la possibilité de se défendre avec les systèmes « Arrow », contre les missiles de longue portée dont deux batteries sont déjà opérationnelles.

Ce système est en développement conjoint avec les USA, après la suppression, sous la pression américaine, du projet « Lavi », avion d’attaque développé par l’IAI (Israël Aircraft Industry).

L’Iran mettrait en œuvre le Hezbollah et les Palestiniens dans des attaques concertées sur le maximum de territoires israéliens. Rappelons ici que le Hezbollah a des capacités offensives sur tout le nord du pays avec des fusées de moyenne portée, reçues d’Iran via la Syrie, pouvant atteindre Haïfa et ses industries chimiques.?

L’exposé de Ya’alon vient contredire les évaluations faites à Washington quant à l’option militaire israélienne face au problème nucléaire et aux menaces iraniennes :

une étude commandée par Washington aurait montré, il y a peu,

  • 1) l’incapacité d’Israël à attaquer les sites nucléaires iraniens qui ont été disséminés dans tout le pays suite à la destruction, par Israël, du réacteur français « Osirak », en Irak, en 1981 et
  • 2) Israël n’a pas de porte-avions à sa disposition pour lui permettre une attaque aérienne massive. Cet exposé contredit aussi les évaluations des spécialistes français de l’IRIS pour qui aucune option militaire n’existe pour le problème iranien : pourtant l’Histoire montre qu’il existe toujours une option militaire à un problème relationnel entre nations. Cela ne veut pas dire que la solution militaire soit la meilleure pour qui la met en jeu ! Mais le rôle des stratèges et des militaires est de l’offrir aux décideurs, c’est à dire au pouvoir politique !

Il semble donc que les militaires et autres experts américains et occidentaux soient pris dans leur paradigmes quant aux opérations militaires d’envergures : il est certain qu’un petit pays, aux moyens limités, doit faire preuve d’ingéniosité, de savoir faire et surtout montrer une détermination extrême à survivre face aux dangers qui le menacent.


http://politiquearabedelafrance.net/node/161


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