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L’ambassadeur de France écarte l’interdiction du Hezbollah

Hilary Leila Krieger, JERUSALEM POST

vendredi 30 septembre 2005
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L’ambassadeur de France en Israël, Gérard Araud a minimisé les efforts pour faire placer le Hezbollah sur la liste de l’UE des organisations terroristes, comme une diplomatie « faussement rassurante » qui « ne ferait pas la plus légère différence ».

Il a aussi déclaré qu’Israël a refusé une offre de l’UE d’envoyer des troupes de gardiens de la paix à Gaza, et que la France se tient de nouveau prête à s’efforcer de traîner l’Iran devant le Conseil de sécurité pour l’empêcher d’acquérir des armes nucléaires. Araud a fait ces commentaires pendant une conférence qu’il a donnée mardi sur « la France et le Moyen-Orient » au Centre des études stratégiques Begin - Sadate de l’Université Bar Ilan.

Israël a depuis longtemps fait pression pour que l’UE place le Hezbollah sur sa liste des organisations terroristes, mais Araud a mis en question le bénéfice de la mesure quand un membre de l’audience l’a interrogé pour savoir pourquoi la France ne le faisait pas. « Quelle en serait la conséquence ? » demanda-t-il. « Aucune ». A la place, inscrire le parti comme un groupe terroriste lui donnerait seulement une excuse pour rallier le monde arabe en proclamant que « tout le monde est contre nous ; c’est un complot américano-sioniste ». La France, dit-il « ne veut pas lui donner ce plaisir ».

Ce qu’elle veut, a expliqué Araud, est donner au Hezbollah « une part dans le processus démocratique et [faire comprendre] que dans le processus démocratique, il n’y a pas place pour les armes ni pour le terrorisme ».

Le porte-parole du ministre des affaires étrangères Mark Regey avait une opinion différente de celle d’Araud. « notre évaluation est qu’en plaçant le Hezbollah sur la liste du terrorisme, nous entraverions efficacement la capacité d’action de cette organisation en Europe », dit-il, soulignant la capacité limitée du Hamas à lever de l’argent et à agir en Europe après que l’UE l’ait placé sur cette liste.

Araud souligna qu’Israël et la France partageaient le même objectif de voir le Hezbollah désarmé, mais c’est un but que seuls les Libanais pourraient vraiment réaliser. Il déclara aussi que les pays partageaient un intérêt commun à empêcher l’Iran de devenir une puissance nucléaire militarisée, ce qui « pourrait signifier l’effondrement du système de non-prolifération à travers le monde », et que la France voulait voir l’ONU prendre des dispositions.

A moins que la politique de l’Iran ne change, prévint-il, dans un mois ou deux, « nous allons essayer de nouveau d’aller devant le Conseil de Sécurité ». Il décrivit les Iraniens comme des « négociateurs brillants très astucieux », et décrivit l’équipe européenne en pourparlers avec eux comme « non naïve », notant son propre sentiment à l’issue de leurs discussions que la France avait seulement « une chance sur dix de succès ».

Interrogé sur les appels de l’Iran à un abandon par Israël de ses armes nucléaires, Araud a répondu : « c’est une plaisanterie... c’est une distraction. Ce n’est tout simplement pas en jeu. Le jeu se situe entre la communauté internationale et l’Iran ».

Après sa conférence formelle, Araud a mentionné qu’aussi bien la France et l’UE avaient mis en avant la possibilité de mettre en place des troupes de gardiens de la paix à Gaza, mais qu’Israël avait indiqué qu’il ne voulait pas une « présence internationale entre Tsahal et les terroristes ».

Regey accorda qu’Israël n’avait pas accepté la « présence d’une tierce partie de sécurité » à la traversée de Rafah entre l’Egypte et Gaza, de crainte que cela ne limite leur capacité à combattre le terrorisme, parmi d’autres préoccupations.

Concernant le chaos à gaza, Araud déclara que les Palestiniens avaient besoin de « plus de temps », et le soutien occidental des modérés conduits par le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas.

A travers cette conférence, Araud a souligné que les relations entre les Israéliens et les Français se sont améliorées depuis leur nadir en 2002, et souligné les liens en matières culturelle, scientifique, et dans la collecte du renseignement.

Un membre de l’audience a demandé pourquoi la France ne possède aucune œuvre d’art ou objet israélien au musée du Louvre. Araud l’a assurée que le musée possédait des œuvres israéliennes. « Nous avons tout volé », dit-il dans un sourire.


L’original de cet article peut être lu à : http://www.jpost.com

Copyright 1995-2005 The Jerusalem Post

Adaptation française de Simon Pilczer, volontaire de l’IHC


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