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Ne capitulons pas !

par Mélanie Phillips - Traduction française de Catherine Josse

lundi 11 juillet 2005
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Soixante ans après, la Grande-Bretagne commémore la fin de la seconde guerre mondiale et tous les sacrifices que la victoire sur le fascisme a exigés. Ces cérémonies se sont déroulées hier sous l’ombre des atrocités de jeudi dernier à Londres - la manifestation terrible d’une menace bien différente.

Aujourd’hui, nous affrontons un ennemi qui n’a pas de pays, pas d’uniforme, pas de visibilité mais qui est plutôt une mouvance de groupes vaguement affiliés dans le monde entier, liés seulement par leur cause commune.

Le problème est que, contrairement à 1945, nos dirigeants craignent d’appeler cette menace par son vrai nom. Ils l’appellent « terrorisme ». Mais en fait, ce n’est rien de moins qu’une guerre menée au nom de la religion - avec la terreur comme arme offensive - dont le but est d’affaiblir la puissance et la portée de la culture occidentale et de la remplacer par l’hégémonie de l’Islam.

Les fantassins de cette armée religieuse ont trouvé un camouflage parmi les citoyens du monde. Le résultat est qu’en Grande-Bretagne, selon des fuites venant du gouvernement, environ 16 000 Musulmans britanniques ressentiraient de la sympathie envers le terrorisme et, selon un ancien Préfet de Police [Metropolitan Police Commissioner], Lord Stevens, jusqu’à 3000 personnes nées en Grande-Bretagne ou y résidant seraient passées par les camps d’entraînement d’Al Quaida ces dernières années.

Bien sûr, la grande majorité des Musulmans sont sans aucun doute de bons citoyens paisibles et respectueux des lois. Mais, dans la mesure où il suffit d’un seul terroriste chanceux pour provoquer la mort et la destruction, il est clair que ces statistiques sont vraiment effrayantes.

Face à cette menace, néanmoins, notre Premier Ministre est désorienté. Il a déclaré le week-end dernier que les causes premières du terrorisme étaient une forme dénaturée de l’Islam, l’extrémisme, le fanatisme et l’extrême pauvreté d’un continent tout entier qui risquaient de répandre leur poison dans le monde entier.

Il avait raison sur l’extrémisme et le fanatisme, mais il s’est trompé sur le reste. La pauvreté n’est pas le problème. Beaucoup des terroristes islamistes étaient riches ; la plupart des gens pauvres n’en viennent pas au terrorisme. La cause première de cette menace est une religion qui a, traditionnellement, depuis 12 siècles, prêché ou pratiqué à différentes époques et différents degrés, la guerre sainte contre l’infidèle.

La plupart des Musulmans britanniques sont horrifiés par ces attaques. D’ailleurs, ils courent eux-mêmes également le risque d’être victimes d’une telle terreur aveugle. Et il est clair que beaucoup d’entre eux souhaitent réconcilier les aspects paisibles de leur foi avec les principes de la société occidentale.

Mais en même temps, ils sont ainsi que d’autres - comme le Premier Ministre - dans le déni quand ils affirment que, parce que l’Islam est une religion de paix, ceux qui commettent ces actes ne sont pas de vrais Musulmans. Au contraire, cette guerre contre l’Occident est menée non seulement au nom de l’Islam mais ses objectifs, si non toutes ses tactiques, ont été excusées par de nombreux états et autorités religieuses islamistes et soutenues par des millions de Musulmans dans le monde.

Nos dirigeants ont trop peur de le dire par crainte de mécontenter la communauté musulmane. Donc, sur la base d’une analyse profondément faussée, le gouvernement [britannique] a produit une stratégie désespérément mauvaise.

Elle consiste à donner aux Musulmans britanniques des concessions étendues dans l’espoir de calmer la rage des plus extrêmes. Selon un représentant du Ministère de l’Intérieur [Home Office Permanent Secretary], Sir John Gieve, les racines de l’extrémisme musulman en Grande-Bretagne se trouvent dans la « discrimination, une situation défavorisée et l’exclusion ». Le remède est donc de diminuer la discrimination et de promouvoir l’intégration. D’où le soutien des ministres au projet de loi contre l’incitation à la haine religieuse ou la création d’hypothèques en accord avec la sharia ou encore la suggestion des Impôts que la polygamie soit reconnue dans le calcul des taxes sur l’héritage.

Mais l’extrémisme musulman n’est pas causé par le manque d’intégration ; c’est le manque d’intégration qui est causé par le fait que des prédicateurs fondamentalistes attisent les Musulmans contre l’Occident. Une petite minorité de jeunes Musulmans sont sensibles à ces prêches parce qu’ils sont à la dérive entre les cultures si profondément opposées que sont l’Islam et la pagaille occidentale. Ce sont des proies faciles pour le message en apparence empreint de justice et d’idéalisme qui les incite à lutter contre la décadence et la corruption de l’Occident.

Certains pensent que la guerre en Irak, où Al Quaida s’est regroupé après avoir été écrasé en Afghanistan, a beaucoup attisé le terrorisme islamique et a provoqué son exportation à la Grande-Bretagne.

La première et la plus évidente des réponses à ceci est que le 11 septembre a précédé les guerres en Afghanistan et en Irak. En fait Al Quaida a attaqué l’Amérique pendant une dizaine d’année avant que les tours jumelles ne soient touchées.

Oui, l’Irak est central mais pour une raison différente. Al Quaida veut désespérément que les troupes de la coalition se retirent d’Irak où les enjeux de la terreur au Moyen-Orient sont immenses et a décidé que la meilleure manière d’obtenir cela est de mettre la pression sur le public. D’où les attentats de Madrid et maintenant, de Londres, dont le but est de détruire l’alliance avec l’Amérique.

Ceux qui affirment que la guerre en Irak a mis les pays de la coalition en danger font donc leur sale travail de propagande à la place des terroristes. Les Espagnols sont tombés dans le piège. Mais, même s’ils ont retiré leurs troupes, cela n’a pas empêché Al Quaida d’essayer ensuite par deux fois d’attaquer les Espagnols - prouvant ainsi que pour Al Quaida, la guerre en Irak n’est qu’un problème secondaire.

Ceci a été démontré de nombreuses fois par les attentats terroristes d’Al Quaida dans le monde entier de l’Indonésie au Caucase, y compris dans des pays qui se sont opposés à la guerre en Irak - alors qu’en Grande-Bretagne, comme en Allemagne et ailleurs, des attentats ont été dépistés et déjoués avant même le 11 septembre.

Cependant, malgré ces preuves d’attaques non provoquées pays après pays, les imams extrémistes enseignent que l’existence même de l’influence occidentale est un acte d’agression. Par conséquent, toute action contre l’Occident est considérée comme une défense légitime de principes religieux - et donc, toute réaction de l’Occident contre la terreur islamiste est présentée comme une autre provocation guerrière à venger.

Ce paradoxe fatal signifie que la lutte contre le terrorisme s’est effectivement transformée sans que ce ne soit voulu en agent de recrutement pour ce terrorisme. Mais c’est justement le terrible dilemme posé par le terrorisme. Si ses victimes tentent de se défendre en réagissant contre les terroristes (et Saddam Hussein est le père du terrorisme), cela amplifie leur victimologie pervertie et gagne plus de recrues à leur cause. Mais faire le choix de la moindre résistance au lieu de se défendre, c’est montrer un défaitisme qui encourage les terroristes vers leur victoire inévitable.

En d’autres mots, voici le choix : soit nous pouvons agir d’une façon qui aggravera le problème dans l’immédiat, soit nous subirons une défaite totale à long terme.

Devant un tel choix, la seule position moralement viable est de combattre le terrorisme avec tous les moyens à notre disposition. Il n’y a aucun doute que les Américains ont commis des erreurs récurrentes en ne réussissant pas à réagir correctement à la nature et à l’étendue de la bataille en Irak et cela a exacerbé le problème du nombre des Musulmans qui rejoignent la cause.

Mais dire que l’on ne devrait pas combattre le fascisme religieux parce que ceux qui mènent ce combat deviennent des cibles est un peu comme se lamenter en prétendant que la seule raison que Londres a subi le Blitz, c’est parce que la Grande-Bretagne a déclaré la guerre à l’Allemagne.

Aujourd’hui tout comme à cette époque, « apaiser » l’agresseur signifie le suicide de notre culture. Nous sommes partis pour un long voyage - mais nous ne devons plus reculer devant la vérité ni devant les moyens que nous devons prendre pour vaincre l’horreur que nous affrontons tous.


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