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Controverse de Nétzarim : des preuves, encore des preuves !

Par Jean Tsadik© Metula News Agency

jeudi 30 juin 2005
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Toutes les preuves de la mise en scène existent ; le seul choix qui demeure, c’est soit de faire l’effort de les consulter, soit de parler sans savoir de quoi on parle. Encore faut-il être intéressé par la vérité...

Charles Enderlin a remis, voici bientôt cinq ans, 3 minutes et 26 secondes des 27 minutes tournées par le cameraman Abou-Rahma au porte-parole de l'armée israélienne. A l'époque, et jusqu'à maintenant, l'envoyé de France 2 a toujours prétendu que ces rushes étaient bruts et exempts de tout montage. Nous possédons son témoignage sous diverses formes dont l'origine est indiscutable. Qui plus est, s'appuyant sur cette attestation, la chaîne publique prétend avoir confié la pellicule à des experts qui l'auraient jugée "authentique". Outre le fait qu'il s'agisse effectivement d'un film comprenant des images - dans ce cas nous donnons raison à ces experts - nous vous présentons ici les preuves que ces prises ont été assurément "travaillées". Notre affirmation, comme toutes celles que nous publions, a de plus l'avantage d'être scientifiquement vérifiable par tous les enquêteurs authentiques et curieux qui entendent percer les "secrets" du reportage de FR2.

 

Voici, ci-dessous, une photographie tirée du film d'Abou-Rahma. On y distingue l'enfant (de l'après-midi), les mains sur le ventre après avoir été "mortellement atteint" par des salves de Tsahal et "être décédé sur le coup", comme l'affirment les tenants de la thèse de l'authenticité de l'évènement. Dans l'enchaînement, simplement en passant la bande de France 2 au ralenti, on distingue les doigts du cameraman, passant et repassant devant l'objectif, afin de signaler à l'adresse des monteurs qu'il s'agit de sa seconde prise (de la mort en direct de Mohamed A-Dura !).

 





L'enfant, les mains sur le ventre [1]

Photo Talal Abou-Rahma FR2 - enquête technique Nahum Shahaf

 

Encore fallait-il réaliser la transition entre cette dernière image et la suivante, où on voit l'adolescent, allongé sur le sol, en train de se tenir le visage. Un collage des images bout à bout aurait pu éveiller les soupçons du téléspectateur, aussi, Talal prit-il la précaution d'insérer à cet endroit - comme entre deux autres scènes critiques de sa mise en scène - un frame intercalaire ; une image neutre, mais d'une couleur rappelant celle du mur situé derrière ses acteurs - assurant un passage non heurté à la scène suivante. Mais comme disait l'autre, les mots s'envolent, les frames intercalaires demeurent. Voilà donc cette autre évidence démontrant que les images ont été arrangées et que sur ce point aussi, Enderlin, Rahma et France 2 mentent :

 





L'une des images intercalaires de la mise en scène de Nétzarim

Photo Talal Abou-Rahma FR2 - enquête technique Nahum Shahaf

 





L'enfant, sur le côté, les mains sur le visage [1]

Photo Talal Abou-Rahma FR2 - enquête technique Nahum Shahaf

 

Sur le document filmique brut fourni aux enquêteurs, on observe, à la suite de l'enfant tué sur le coup, qui change quatre fois radicalement de position, un plan également fort intéressant. C'est celui, filmé par Rahma, toujours protégé des tirs sionistes par sa camionnette, d'un cadrage montrant le baril délaissé par Jamal A-Dura et l'enfant (voir photo ci-dessous). Ces images, sur lesquelles on ne distingue aucune trace de sang même après avoir réalisé un zoom insolent sur un écran de salle de cinéma, et sur lequel on est certes fort éloigné du nombre saisissant de trous dans le mur, montré par la suite par la propagande d'Arafat, voulant se faire passer pour des impacts de balles, induit immanquablement de notre part un certain nombre de commentaires obligés.

 

Où sont passés Jamal et l'enfant ? Dans l'hypothèse qu'on nous a présentée d'un film non monté, il manque assurément, entre la dernière scène et celle-ci, des images de paramédicaux s'employant à ranimer l'enfant, à soigner l'adulte, atteint, je désire le rappeler, de neuf balles à haute vélocité. Il manque les images de l'enlèvement du blessé et du corps, sachant que ceux-ci n'ont pas rejoint l'hôpital par des voies surnaturelles mais en principe dans une ambulance. Mais surtout, surtout, il manque préalablement à tout cela les images constitutives de l'"assassinat" de Mohamed : celles où on le verrait sujet à l'impact des projectiles - qui n'ont strictement rien à voir avec ce que FR2 nous a montré, c'est une lapalissade -, et où l'enfant s'effondre, terrassé par les tirs. C'est aussi à cet endroit de l'histoire que l'on aurait dû voir les images insoutenables de l'agonie du Mohamed-de-l'après-midi, annoncée à grands coups de communiqués d'une presse complaisante sur la base des déclarations d'Enderlin.

 

Et si l'affirmation du film intact et brut n'était, comme FR2 nous y a habitués dans son plaidoyer pour une imposture, que partiellement fondée ; si l'on voulait donner un coup de main aux faussaires fauteurs de guerres ; accepter d'imaginer que cette scène du baril sans les protagonistes [2] ne faisait pas partie de la continuité, qu'elle avait, en fait, été filmée avant le "drame" ? Ces hypothèse obligent  à considérer que la scène d'où Shahaf a extrait cette photo aurait été prise avant le début de l'"échange de tirs" ; mais dans ces conditions, elle pose la question incontournable : quelle raison avait Talal Abou Rahma de filmer un baril dont personne, à cet instant, ne pouvait imaginer qu'il entrerait dans l'Histoire ? Ou alors, Rahma faisait-il des repérages en vue d'un assassinat qu'une voyante extralucide lui avait annoncé ? Y compris des essais de l'emplacement d'où il allait filmer la scène qui le rendra célèbre et le couvrira de prix ?

 





Le baril sans personne derrière

Photo Talal Abou-Rahma FR2 - enquête technique Nahum Shahaf

 

L'argumentation des faussaires soutenus par le ministre français de la communication n'est pas sérieuse ? Force est d'en convenir ; en fait, elle s'effondre à la moindre analyse un peu structurée. Et structurés, nous le sommes, ce qui suit en fait une démonstration supplémentaire :

 

Jusqu'à maintenant, nous avions dévoilé les enregistrements des médecins palestiniens de l'Hôpital Shifa de Gaza, affirmant que le corps de l'enfant leur avait été apporté "avant midi". Ceci nous amenait naturellement à relever la contradiction irréductible existant entre leur témoignage et le commentaire dit par Enderlin, faisant débuter l'assassinat à 15 heures. Nous nous étions dit ensuite qu'Enderlin avait pu se tromper ; lorsqu'on a vu des images inexistantes de l'agonie d'un enfant, on peut certes se tromper de quelques heures. Ce qui gêne dans ce scénario prenant en compte les "fantaisies" du reporter franco-israélien, c'est lorsqu'il affirme avoir suivi de minute en minute, sur son portable, l'assassinat de Mohamed. Là, on se dit que dans une situation semblable, lorsqu'on a passé une quarantaine de coups de téléphone (selon le témoignage judiciarisé, signé Abou-Rahma, l'"assassinat" aurait duré 45 minutes) à Talal, on se rappelle au moins si cela se passait le matin ou l'après-midi. Et si on ne s'en rappelle pas, votre société de téléphonie mobile, elle, s'en souvient.

 

A ce stade des choses, des collègues de l'Hexagone nous ont suggéré de prendre pour hypothèse que Charles était un menteur pathologique et qu'il convenait de déconsidérer son témoignage du début à la fin. "Après tout", nous faisaient remarquer nos timides confrères, "il n'était pas sur place, aussi, ce qu'il raconte n'a que peu d'importance dans la recherche de la vérité ; il faut en faire abstraction et chercher par d'autres moyens l'heure à laquelle s'est produite la... chose". Je suis désormais autorisé par mon comité de rédaction à révéler que cette investigation a été réalisée depuis longtemps. En effet, des experts, sous la conduite de Nahum Shahaf, appliquant les technologies de l'orthophotographie [3] et celle dite du "cadran solaire" sont parvenus à établir scientifiquement que la mise en scène filmée par Abou-Rahma - les 55 secondes de la "mort" de "Mohamed A-Dura" - avait été tournée le 30 septembre 2000 à 14h 30.

 

Cette démonstration sera présentée à la justice lors des procédures qui sont engagées et ainsi, tout le monde pourra se rendre compte de ce que l'enfant du matin, réellement décédé et exposé à la morgue de l'Hôpital Shifa, n'avait strictement rien à voir avec le Mohamed de l'après-midi, dont le meurtre dramatisé pour les exigences de la propagande anti-israélienne a été exhibé à la planète par la première chaîne française d'Etat.

 

Ceci nous a également portés, naturellement, à considérer attentivement les photographies très dures de l'enfant dont le cadavre a été présenté à la presse à l'hôpital de Gaza. Nous reproduisons l'une d'elles ci-après :

 





La tête du jeune cadavre

 

Les docteurs Maurice Rogev, Khen Kugel, ainsi que d'autre spécialistes de la médecine légale faisant autorité au plan mondial, s'accordent pour penser que les deux blessures apparaissant, l'une à la racine du nez, l'autre à l'extrémité du sourcil gauche ont "très vraisemblablement" été causées par balles. Il est troublant de remarquer, à ce sujet, que le compte rendu du médecin palestinien ayant examiné le corps du malheureux ne fait nulle mention de ces deux orifices. Pour le Dr. Mohamad el-Tawil, l'enfant a eu le sein gauche transpercé, le projectile tueur a traversé son cœur pour ressortir au niveau du rein. Etablissant une contradiction suffisamment substantielle pour mériter d'être soulignée, Jamal A-Dura, quant a lui, parle effectivement d'une balle mortelle à la tête.

 

Lors de son intervention devant l'académie américaine des sciences de la criminalité, la célèbre AAFS, Maurice Rogev a démontré, selon les plus stricts critères scientifiques, qu'une personne soumise aux blessures faciales figurant sur les photographies, aurait pratiquement la moitié arrière du crâne arrachée, que des débris humains ainsi que d'énormes quantités de sang devraient avoir rougi le mur en parpaing ainsi que le sol, mais également que le sang jaillirait des points de pénétration des projectiles.

 

Tous les experts consultés s'accordent pour affirmer que la victime de telles blessures meurt effectivement sur le coup, sans agoniser et sans être en mesure d'effectuer le moindre mouvement.

 

Analysant la blessure subie à l'abdomen par la jeune victime, s'agissant d'une ouverture de 20 cm dans la région du bas-ventre, les spécialistes conviennent qu'une plaie de ce genre est incompatible avec celles causées par des balles de fusil et que tout porte à conclure qu'elle a au contraire été occasionnée par un objet tranchant, probablement un couteau.

 

Il va sans dire que ces avis d'experts, eux aussi, sont absolument inconciliables avec les éléments de la mise en scène proposée par Abou-Rahma, Enderlin et France 2. Notre dossier comporte encore de nombreuses preuves supplémentaires et autres indices concordants. Contrairement aux médias français, il est à la disposition des professionnels, de même que les spécialistes cités dans mon article. Toutes les preuves de la mise en scène existent ; le seul choix qui demeure, c'est soit de faire l'effort de les consulter, soit de parler sans savoir de quoi on parle. Encore faut-il être intéressé par la vérité...

 

 

 

Notes :

 

[1] [Note de la rédaction] La flèche noire sur ces photos figure l'emplacement d'un chiffon censé représenter une tache de sang au moment de la prise de vue, alors que la flèche rouge indique où se trouvait la blessure au début du tournage de la mise en scène. La tache de sang finira par tomber au sol. Jean Tsadik consacrait à cet épisode de la fiction, en novembre 2002 déjà, une analyse fort documentée intitulée " Une blessure baladeuse ! " [lire].

 

[2] Il existe d'autres rushes, filmés par un cameraman de Reuters' et présentés dans le film de la Ména, qui montrent que, durant le cours de l'action, Jamal A-Dura et l'enfant ont quitté leur refuge derrière le baril sains et saufs.

 

[3] L'orthophotographie est une technique qui permet de redresser une image ou une photographie suivant le relief de l'objet qu'elle représente à partir d'un modèle mathématique de cet objet.

 

Certains outils de traitement d'image permettent de redresser la photographie numérique d'un objet plan. Ce type de redressement génère une projection orthogonale dont l'échelle est constante sur un seul plan. Lorsque l'objet n'est pas rigoureusement plan, un tel redressement occasionne une perte importante de précision, voire des déformations.

 

Pour la rendre fidèlement superposable à un géométral graphique, il faut corriger la photographie de toutes ses déformations. Le document ainsi imaginé s'appelle une orthophotographie.

 


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