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Démocratie et terrorisme

Raphaël Draï - Radio J

lundi 7 janvier 2013
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La démocratie, on le sait, est loin d’être un régime politique et social parfait. Mais il en est de pire et la tentation serait d’y régresser en temps d’épreuves. Or toutes les démocraties de par le monde sont actuellement affrontées à deux épreuves capitales : le chômage d’un côté, le terrorisme de l’autre. Si ces deux difficultés se cumulent parfois, il faut éviter d’expliquer les raisons de l’une par les causes de l’autre.

Le terrorisme, en tant qu’il vise des populations civiles, est un fléau que rien ne peut justifier. On en connaît l’argument principal : le recours à la terreur exercée, répétons le, contre des civils : hommes, femmes, enfants, vieillards, handicapés, nationaux ou étrangers, serait justement une arme de dernier recours, lorsqu’une autre population, le plus souvent indigène, est opprimée, lorsque ses droits ne sont pas reconnus, lorsqu’elle souffre une injustice permanente et lorsqu’elle doit faire face à une véritable armée, dotée de tous les moyens de la guerre moderne.

Mais ce terrorisme là, le terrorisme de la désespérance, n’est pas le seul de son espèce. Il en existe d’autres, notamment celui qui procède d’une idéologie qui n’a rien à envier à celle du colonialisme et du capitalisme présumés inhumains. Le terrorisme islamiste, pour le qualifier en tant que tel, procède d’une vision d’inspiration prétendument divine de la religion propagée par Mahomet, selon laquelle l’Islam est le dernier mot de Dieu, le sceau de sa prophétie dont toutes celles qui l’ont précédée ne sont que des préliminaires. Il s’ensuit que la vocation de l’univers entier et de l’humanité est bien de se convertir à la seule religion de vérité, la religion coranique ; qu’il n’est aucun centimètre carré de la planète qui ne soit appelée à rejoindre le « Dar el Islam » dès lors qu’un musulman de cette sorte y a posé son pied.

Il s’ensuit que les pays conquis par l’Islam ne sauraient durablement être reconquis. S’ils l’ont été ils doivent revenir à leur conquérant légitime, par tous les moyens. Quiconque y résiste, activement ou passivement, doit être traité comme ennemi et éliminé, et cela par tous les moyens : assassinats dans les rues ou sur les places publiques, bombes dans les cafés, dans les écoles, dans les autobus, aéronefs précipités contre des édifices humainement habités, et ainsi de suite .Ce qui aboutit à retourner complètement le schéma de la guerre dite « asymétrique ».

Le « fort » n’est plus le soldat surarmé mais le « martyr » qui n’hésite pas à se faire exploser devant une école, dans une gare ou dans le métro. D’où le danger mortel que ce terrorisme raciste fait courir aux démocraties. Celles –ci ne sauraient poster un membre du GIGN devant chaque citoyen, un vigile devant chaque rayon de super- marché .Tôt ou tard des failles se produiront dans un tel dispositif et la vigilance des gardiens se relâchera. Le reste s’ensuivra.

Mais cette menace directe n’est pas la seule. Le terrorisme créé tout un climat délétère, l’on dirait presque une culture pathologique : méfiance collective, fouilles à corps, animosité réactionnelle contre les groupes humains d’où les terroristes sont présumés provenir et finalement mise en danger des droits de l’ homme . Alors le terrorisme a gagné puisqu’il a gangrené les esprits. D’où cette ligne directrice de la Cour suprême israélienne notamment dans le tracé de la barrière de sécurité : combattre le terrorisme comme si les droits de l’homme n’existaient pas, mais préserver les droits de l’homme comme si le terrorisme n’existait pas. Formule qui établit une autre barrière, mentale et spirituelle celle là, entre les adeptes de la terreur et les soutiens de la démocratie.

Les premiers suivent leur idée fixe aveuglément ; les autres n’oublient jamais que la fin ne justifie pas les moyens qui la déjugent .C’est cette différence là qui fonde l’honneur humain et qui par là même assurera la victoire décisive des démocraties d’aujourd’hui, vitales mais tellement fragiles.


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